Le 5 Mars – Journée du Souvenir de I.V. Staline.

A cette occasion nous estimons qu'il est important de se rappeler que la <question Staline> demeure la question clef pour la compréhension de la défaite du socialisme en URSS , de la victoire de la contre-révolution et du démantèlement de l'URSS. Nous estimons aussi que la <question Staline> est posée à tous ceux qui veulent reconstituer l'URSS et le socialisme. C'est pourquoi, dans nos pages nous reviendrons souvent sur cette importante question en publiant des textes de ceux qui, comme l'Association Staline et bien d'autres, considèrent Staline comme un classique du marxisme, comme le continuateur de Lénine et le bâtisseur de la société sans exploitation, ni oppression nationale; le socialisme.

Nous vous présentons le texte de Massimo Piermarini, paru dans <Les dossiers du BIP> no. 64

La Question Staline

Le cas de Staline n'est pas un problème pour seuls les historiens, ni un problème conjoncturel, politique qui concerne uniquement le PCUS du XXè Congrès et par conséquent le Mouvement communiste mondial d'une certaine période historique. Dans le débat sur la question Staline, se pose clairement une question de principe du matérialisme dialectique et historique, en l'occurrence, la différence fondamentale entre la dialectique révolutionnaire du marxisme-léninisme et l'empirisme du révisionnisme moderne. Il s'agit donc d'une divergence qui intéresse à la fois le mérite et la méthode de l'analyse marxiste de la société et en particulier, de la société socialiste dans la période historique de la dictature du prolétariat. Les positions sur ce problème impliquent donc un choix précis entre les intérêts de classe et les points de vue opposés. La dénonciation des méfaits et des crimes de Staline, du culte de la personnalité, entre dans le cadre du choix du camp auquel l'on appartient. Ces points trouvent une solution uniquement sur le terrain de la lutte de classe, c'est à dire à la lumière des idées directrices du matérialisme dialectique et historique, C'est uniquement de cette manière qu'il est possible d'examiner les actions et les idées de Staline et en faire une évaluation objective. Présenter la question de Staline comme une question judiciaire ou comme une question morale, ne résout pas le problème de la compréhension historique des choix de Staline, des succès et des erreurs de ses actions, dont le bilan historique a encore de nos jours un poids important pour orienter les forces subjectives de la révolution socialiste, dans la lutte de classe. Celui qui attaque Staline, attaque la dictature du prolétariat, en la faisant passer pour le régime despotique d'un individu-dieu. Il rend impossible une analyse marxiste des transformations de la société soviétique pendant la direction de Staline et après sa mort, jusqu'à la disparition de l'URSS, Du point de vue du marxisme-léninisme, la question de Staline est la question de la défense de la valeur politique, d'émancipation, de la dictature du prolétariat, de la nature de classe du PCUS et de son Secrétaire, du rôle révolutionnaire de tout le mouvement communiste international durant cette période, indissolublement lié au nom de Staline. Les critiques et détracteurs de l'œuvre de Staline tombent en général dans la conception idéaliste de la fonction de la personnalité dans I'histoire, qu'ils adressent au défenseur du «culte de la personnalité». Ils considèrent les grands hommes, les héros, les super-hommes qui font l'histoire. Staline et le PCUS, s'inspirant des principes du marxisme-léninisme, ont toujours nié cette fonction de démiurge des individus, même quand il s'agit de personnes qui ont une influence et des responsabilités exceptionnelles. Les responsabilités de Staline, en ce qui concerne ses prétendues erreurs, devraient par conséquent retomber sur l'entière classe dirigeante soviétique et sur les cadres dirigeants du PCUS, du temps du «stalinisme». Mais ils ne sont pas disposés à le reconnaître. La position du Parti communiste chinois est bien connue il a analysé en profondeur l'expérience du Mouvement communiste international et la période historique de la vie politique de Staline, en tirant une précieuse leçon pour les révolutionnaires et les peuples du monde entier: le PCUS et l'URSS furent un parti prolétarien révolutionnaire et un État de dictature du prolétariat. Staline défendit avec fermeté la dictature du prolétariat et le marxisme-léninisme contre les attaques de la bourgeoisie et du révisionnisme contemporain, contre tous les ennemis du léninisme, les mencheviks et les trotskistes. Bien sur, il était impossible dans une période si tourmentée, caractérisée par la construction de la première société socialiste, de ne pas commettre &erreurs, qui eurent des conséquences pour la révolution mondiale.

Il s'agit de différentes erreurs:

1) des erreurs de principe, principalement en ce qui concernait le matérialisme dialectique et la forme de la planification économique;

2) des erreurs secondaires.

Staline partait parfois d'un point de vue métaphysique quand il analysait la société soviétique, abandonnant le principe dialectique de l'unité des opposés, ne faisant pas de différence entre les contradictions au sein du peuple et celles avec l'ennemi. Cela provoqua des erreurs dans la pratique. En outre, pour ce qui concerne l'internationalisme prolétarien, Staline commit des erreurs dans les rapports avec les autres partis communistes frères et avec d'autres peuples. En considérant ces erreurs, qui ne peuvent en aucun cas être qualifiées de méfaits ou de crimes contre la légalité, socialiste, comme le prétendait le révisionniste Khrouchtchev, on ne peut que conclure que dans le bilan des erreurs et des succès, la balance penche en faveur du camarade Staline. Le procès qui est fait à Staline est en fin de compte, celui du Mouvement communiste mondial, celui de son patrimoine historique, politique et idéologique, sans lequel il n'y a aucune possibilité de reprendre la lutte pour le socialisme. La question de Staline change de la sorte son aspect, en se présentant comme une question politique et pratique, celle de la défense du marxisme-léninisme, contre les attaques du révisionnisme moderne et de la bourgeoisie.

Fraternels saluts.

Massimo Piermarini [Aginform (Bulletin de correspondance communiste) No 8, janvier 2000]

[Traduit par Gino GIOVETTI]. Éditions Démocrite, 32 bd. Roger Salengro, 93190 Livry-Gargan, France

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