Article publié dans le journal russe «Prolétarskaya gazéta», no. 15, 2002. Reproduit dans <Nouvelles d'U.R.S.S.> no. 32, avril 2002
Mise à nu des racine de l'anti-stalinisme
<Des générations de bolcheviks seront accusées de beaucoup de choses dont elles ne sont pas coupables. Toutefois... le vent de l'histoire balaiera inévitablement de nos tombes les feuilles mortes de la calomnie et découvrira la vérité.> I. V. STALINE
Ce serait une profonde erreur que de considérer que l'ordurière hystérie anti-staliniste ne puisse être plus spécialement expliquée que par un sentiment de vengeance des ennemis du Pouvoir soviétique, en premier lieu des révisionnistes khrouchtchyoviens, envers Staline personnellement en raison de leurs défaites dans le passé, par un sentiment de jalousie à cause du très haut prestige du chef des masses prolétariennes.
Après s'être emparés du pouvoir dans le parti les khrouchtchyoviens se sont fixés comme objectif de liquider complètement les conquêtes de la révolution prolétarienne et de détourner le développement de la société vers le capitalisme. Pourtant, ils comprenaient parfaitement bien que le peuple soviétique ne leur abandonnerait pas les conquêtes de la révolution et du socialisme en toute humilité ni n'accepterait la servitude capitaliste avec résignation. Dans un combat à visage découvert, la contre-révolution aurait pu subir une défaite foudroyante. C'est en particulier ce qu'à montré de manière convaincante la Grande Guerre patriotique. C'est pourquoi les khrouchtchyoviens furent obligés de liquider les conquêtes révolutionnaires par étapes et en cachette. Cependant, les plans contre-révolutionnaires des khrouchtchyoviens se trouvaient entravés par l'énorme prestige Indestructible du parti des bolcheviks et de ses chefs Lénine et Staline. C'est ce qui obligea les khrouchtchyoviens à ruser et à manœuvrer.
Les révisionnistes khrouchtchyoviens décidèrent alors de se servir du prestige du parti comme d'une couverture pour camoufler leur nature contre-révolutionnaire et de mener le passage au capitalisme à bonne fin sous l'étendard de la fidélité à la révolution, au léninisme et à la poursuite du développement de la société sur la voie menant au communisme. Toutefois, cette astucieuse manœuvre de la contre-révolution s'est trouvée confrontée à un obstacle insurmontable: le peuple soviétique personnifiait les succès du socialisme et l'écrasement victorieux des ennemis de l'intérieur et de l'extérieur sous les traits de son chef Staline. Cet obstacle devait nécessairement être éliminé, résolument et complètement. Pour cela, la contre-révolution n'avait qu'un moyen: déshonorer le nom de Staline et l'opposer au prestige du parti.
Dans ce but, les khrouchtchyoviens déversèrent sur le nom de Staline tout un flot d'accusations que rien ne vient encore corroborer, ni scientifiquement, ni pratiquement. Dans une telle situation, seuls le mensonge effronté et les accusations gratuites pouvaient donner les résultats les plus efficaces.
Par exemple, les khrouchtchyoviens se sont mis à présenter l'estime sans réserve et justement méritée que les masses populaires nourrissaient pour leur chef Staline comme un «culte de la personnalité» introduit par Staline lui-même. Alors que les faits établissent le contraire.
«Vous parlez de votre dévouement à mon égard... Si ce n'est pas une phrase fortuite, je vous conseillerais de jeter bas ce «principe» du dévouement à l'égard de personnes. Ce n'est pas bolcheviste» (extrait d'une lettre de I.V. Staline au camarade Chatounovski en août 1930).
«... les oreilles sont blessées également par ces hymnes laudatifs à Staline; on a même honte à les lire» (extrait d'une réponse de I. V. Staline du 23 février 1946 au professeur Razine).
Les khrouchtchyoviens se sont mis à faire passer la lutte du pouvoir prolétarien contre les ennemis intérieurs et l'inéluctabilité de la lutte de classe sur la voie menant au communisme pour de prétendues «mesures staliniennes de répression», accusant Staline de s'être octroyé les pleins pouvoirs dictatoriaux. Le caractère antiscientifique et absurde de cette assertion est patent: dans toute société divisée en classes (et la société soviétique en était une - N.d.T.), la dictature est exercée par une classe et non pas par une personnalité particulière. Certains cas de répression imméritée ont effectivement eu lieu à cette époque en raison de la présence d'ennemis du peuple et de leurs complices à l'intérieur des structures répressives dans lesquelles ils étaient parvenus à s'introduire, ainsi que, dans certains cas, en raison d'erreurs commises au niveau de l'instruction des affaires. Mais ces violations ont été chaque fois résolument corrigées par le Pouvoir soviétique et leurs coupables sévèrement châtiés (G. G. Yagoda, N. T. Yéjov et consort; v. l'article «Qui êtes vous, Lavrenti Bériya?» dans «Nouvelles d'U.R.S.S.», no. 4, p. 15; - N.d.T.). Le reste n'est que franche calomnie.
Par exemple, pour le travail de propagande auquel il se livrait au profit de l'ennemi sur le front, l'officier soviétique Soljénitsine a été condamné, en toute justice et de manière bien méritée, à plusieurs années de détention dans un camp, alors que dans une telle situation et conformément aux lois du temps de guerre, n'importe quel autre pays lui aurait appliqué la peine capitale. La présence d'ennemis dissimulés à I'intérieur des structures de l'appareil d'État, des administrations soviétiques et du parti est amplement démontrée de manière suffisamment convaincante par le fait même de l'accomplissement de la contre-révolution en Union soviétique. (souligné par A.P.)
Staline était un disciple de Lénine et un continuateur conséquent de son oeuvre et était reconnu comme tel par tout le monde. Pour enfoncer un coin entre Lénine et Staline et isoler le nom de Staline du prestige de Lénine, les khrouchtchyoviens se sont mis à l'aire passer le fait de la discussion de toute une série de questions de principe par Lénine et Staline pour la présence de divergences entre eux. Alors qu'en réalité, dans certains cas c'était Lénine qui approuvait les conclusions de Staline et dans d'autres, c'était Staline qui approuvait celles de Lénine. Par exemple, Lénine était entièrement d'accord avec Staline à propos de la nécessité de réviser fondamentalement le plan d'offensive de l'Armée rouge sur le Front Sud en septembre 1919.
Les révisionnistes khrouchtchyoviens ont mis en branle tout leur arsenal criminel pour déconsidérer le nom de Staline. Pour dissimuler leur crime, ils ont détruit les ouvrages de Staline, détruit les documents, falsifié les faits et événements historiques, etc.
Les khrouchtchyoviens ne se sont pas risqués à tenter une déconsidération du nom de Lénine parce que cela aurait démasqué trop clairement leur nature contre-révolutionnaire. Ils y sont allés par un autre chemin criminel. Les révisionnistes se sont mis,. avec méthode et détermination quant à l'objectif à atteindre, à émasculer le léninisme en lui substituant un assemblage de citations, certes exactes tirées des oeuvres de Lénine mais totalement isolées de leur contexte réel. Ce qui a transformé le marxisme-léninisme de guide pour l'action qu'il était en un bavardage continuel pseudo-scientifique. En même temps, les khrouchtchyoviens, surtout à l'époque brejnévienne ont peu à peu remplacé le prestige et l'œuvre de Lénine par une sorte d'«idolâtrie» pour le nom de Lénine, pour ses portraits et ses monuments. De cette manière, les révisionnistes khrouchtchyoviens sont parvenus – neutraliser le fonctionnement du léninisme en arrachant également cette arme des mains du prolétariat.
Mais il faut bien également reconnaître que l'hystérie anti-staliniste peut aussi être expliquée simplement par la haine des ennemis du Pouvoir soviétique envers Staline personnellement, parce que ce chef' du prolétariat s'est dressé, jusqu'à la dernière minute de sa vie et même après sa mort - par ses ouvrages scientifiques, son oeuvre pratique et son prestige personnel - tel un roc indestructible sur le chemin de la contre-révolution. C'est bien pourquoi les ennemis ont fait tout leur possible non seulement pour le balayer de leur route et le traîner dans la boue, mais également pour en effacer tout souvenir dans la conscience des masses populaires.
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