Au sujet de la Conférence Corée – Bruxelles 26 avril 2002

Nous avons reçu de Jef Bossuyt, du PTB le message suivant avec la version française des discours de Nina Andreeva (Russie) et de du camarade Tuigun Karimov (Tadjikistan).

Trente partis communistes et ouvriers européens ont tenu une conférence à Bruxelles, le 9 février, pour soutenir la Corée socialiste. Quand nous avons pris cette initiative voici huit mois, explique Nadine Rosa-Rosso, secrétaire générale du PTB, nous ne savions pas que ce soutien serait aussi urgent. Aujourd'hui, la République Populaire Démocratique de Corée est directement menacée par les États-Unis. Le Président d'honneur de la conférence: Kim Su lk, chef de la délégation du Parti du Travail de Corée et ambassadeur de la RPD de Corée en France. Le grand nombre des délégations de l'ancienne Union Soviétique et des anciens pays socialistes prouve que la-bas on n'a pas oublié ce que c'est l'internationalisme prolétarien et la défense conjointe du socialisme.

Il y a avait des délégations soviétique de la Russie (Nina Andreeva - Parti des Bolcheviks de l'Union Soviétique), de l'Ukraine (Boris Novikov du Parti Communiste de l'Ukraine), de la Lettonie (Janis Treikals du Parti Socialiste de la Lettonie) et de la Moldavie (Leonid Blik du Parti Communiste de la Moldavie).

Beaucoup d'autres républiques ont envoyé un message de solidarité. Des pays ex-socialistes étaient représentés la Bulgarie, la Slovaquie, la Pologne, la Yougoslavie, la Hongrie et la Roumanie.

Jef Bossuyt

Discours de Nina Andréeva

Déclaration du Comité Central du Parti Communiste des Bolcheviks de l'Union Soviétique

Concernant le contenu de la Déclaration Annuelle du président des EU G. Bush

La presse et la Déclaration du Ministère des Affaires Étrangères de la République Démocratique Populaire de Corée du 31 janvier 2002 révèlent que l'Amérique, dans sa soif sans restreintes de domination mondiale, ne veut pas seulement continuer, mais aussi renforcer sa politique aventuriste de banditisme politique et militaire contre les états souverains, qui ne veulent pas vivre sous la botte des États-Unis.

Dans sa Déclaration Annuelle le président George Bush a déclaré provocativement que «il n'est pas prêt à laisser les états les plus dangereux du monde menacer les États-Unis avec les armes les plus destructrices du monde». Parmi les pays «menaçant les États-Unis», il a nommé la République Démocratique Populaire du Corée, en désignant par une expression nouvelle les «états de l'axe du mal». Bush a quelque part oublié que la République Démocratique Populaire du Corée a énoncé un moratoire sur la production des missiles à longue distance, et que les États-Unis et la RDPC ont convenus de renouveler le dialogue avec la RDPC concernant la non-prolifération de la technologie nucléaire et de missiles, et concernant la réunification du Nord et du Sud.

La diminution lente, mais continue des indices de l'activité économique dans les pays dirigeants du monde impérialiste, la montée du sans-emploi, la faillite d'une série d'entreprises ayant du succès auparavant, témoignent d'une nouvelle crise économique rampante dans tout le monde impérialiste. Le président Bush cherche fiévreusement une échappée de la situation annonçant la crise aux États-Unis. Il veut résoudre la crise en provoquant des guerres locales, en déclarant le monde entier comme «zone d'intérêt vital des États-Unis». Mais la «pluie dorée», une drogue pour l'économie Américaine sous la forme de plus que 350 milliards (seulement officielles) du krach de l'Union Soviétique, s'est desséchée.

Le président précédent des États-Unis Clinton a déclaré récemment que «la terreur a existé aux États-Unis depuis des centaines d'années» et que «les États-Unis se sont formés comme une nation, qui utilisait des esclaves». Il a remarqué aussi que «une partie significative de la population de l'Amérique à été tuée, chassée de leurs terres, dans le seul but de prendre cette terre et les richesses sous terrestres, ne les regardant pas comme des hommes. Et aujourd'hui nous payons pour ça.» Il est encore tôt pour parler du prix que les États-Unis payeront. Mais les événements du 11 septembre 2001 n'ont pas encore «enseigné une leçon aux États-Unis, s'il faut juger d'après le rapport annuel de Bush. Ces événement pourraient être le début d'une guerre sainte du monde arabe contre le «Grand Satan». (La réaction du leader spirituel d'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei: «Le président américain parle comme un homme avide de sang. Le monde sait que les États-Unis sont le «Grand Satan. L'Iran est fière de causer la fureur de cette force haïssable satanique.» Reuters.)

Probablement les Américains ont oublié qu'ils ont perdu la guerre coréenne de 1950-1953 contre la jeune République Démocratique Populaire de Corée. Maintenant la situation est différente. Le Viet-Nam ne leur à pas enseigné une leçon non plus. Et les EU se trompent en pensant qu'une provocation ou invasion militaire pourrait rester impunie pour eux. Ils se trompent aussi dans leur supposition que dans ce monde tout peut être acheté par l'argent.

Nous condamnons la politique aventuriste irréfléchie des États-Unis envers les états souverains et nous appelons tout homme sur la terre, qui veut vivre et sauver la civilisation, de lever sa voie en protestation contre cette politique agressive misanthropique des États-Unis.

Puissent tous les peuples du monde s'unir dans la lutte contre la globalisation impérialiste en défense du droit de chaque nation de choisir indépendamment sa voie historique!

N.A. Andreeva, Secrétaire générale du Comité Central du PCBUS


Discours du Camarade Karimov

Les tâches de la propagande et de la défense des acquits du socialisme en République Populaire Démocratique de Corée

Chers camarades!

Permettez moi, en premier lieu, d'exprimer ma reconnaissance aux organisateurs de la conférence, nos camarades du Parti du Travail de Belgique, ayant pris sur eux la mission difficile, mais honorable et reconnaissante, d'organiser la présente conférence afin de réunir ici, à Bruxelles, ses compagnons d'idée contre la globalisation impérialiste, en défense du socialisme dans la République Populaire Démocratique de Corée. Je transmets un salut amical et mes chaudes félicitations de la part du Comité Central du Parti Communiste du Tadjikistan, à tous les participants de notre forum, amis sincères du peuple coréen.

La globalisation impérialiste, comme conséquence de la naissance et but du développement du capitalisme a franchi, pas à pas, d'abord les frontières nationales, puis régionales, maintenant elle approche de son apogée dans l'établissement d'un nouvel ordre mondial un repartage final et une soumission du monde. Le processus d'intégration de l'économie capitaliste mondiale a atteint maintenant de telles limites, quand, à son avis, il ne reste à faire qu'un pas, et la domination mondiale lui sera assurée.

Sur la voie sur son but, il y a eu deux moments critiques qui ont carrément repoussé le chemin unique imposé par le capitalisme par la violence, sa globalisation comme système. Ce furent la Grande Révolution Socialiste d'Octobre et la deuxième guerre mondiale. Ils ont assuré la naissance d'une nouvelle voie alternative de développement de l'humanité, le socialisme, grâce auquel s'est formé avec succès l'Union Soviétique et la création d'un système mondial socialiste, qui a montré au monde des nouvelles relations, une nouvelle voie de développement pour les pays et les peuples, l'intégration socialiste, directement opposée par son esprit et son contenu à la globalisation impérialiste.

Avec l'effondrement de l'URSS, du système socialiste et du «Pacte de Varsovie», le but véritable du capital mondial, la domination économique, politique et militaire par un groupe déterminé de pays avec à la tête les États-Unis de l'Amérique, la destruction et l'asservissement de toutes les structures de certains pays insoumis, l'exploitation de leurs ressources naturelles, de travail et intellectuelles dans leur intérêt est devenu toujours plus visible. Ce but n'est déjà plus dissimulé par aucun slogan de type «nécessité de la démocratie», «pluralisme», «garanties des droits et libertés de l'homme», «intervention humanitaire» et d'autres.

Ceux qui ont cru dans la mission humanitaire des États-Unis ont reçu de bonnes leçons découvrant les véritables buts du capital au Liban, en Irak, en Palestine, en Yougoslavie. Mais l'Afghanistan ? Est-ce que les mouvements «Taliban» ne sont pas leur propre création ? Et est-ce que les «Talibans» n'ont pas été crées par les EU pour une irruption ultérieure au centre du continent asiatique et pour d'autres accrochages des globalistes, pour prendre dans un anneau étouffant la Russie essayant de se relever de ses genoux?

Oui, les objectifs des globalistes sont concentrés aujourd'hui dans ce même Afghanistan. En attendant. Mais demain l'objet de leur «droit à établir l'ordre», pourront être de nouveau le Liban, l'Irak, l'Iran, la République Populaire Démocratique du Corée, le Cuba et d'autres. Des pays qui n'acceptent pas les EU et l'Otan, leurs principes et leurs buts.

Aujourd'hui dans le monde il existe quatre états dirigés par des partis communistes et qui avancent avec succès sur la voie du socialisme. Ce sont la République Populaire de Chine, la République Socialiste du Vietnam, la République Populaire Démocratique de Corée et la République du Cuba, où vivent 1 milliard et demi de gens, soit 25% de la population de la planète. Cette force puissante est un exemple et une inspiration pour des millions de déshérités et des millions de gens ayant perdu leurs conquêtes socialistes, par la faute des dirigeants qui les ont trahis, mais rassemblant à nouveau des forces pour un nouveau combat, une nouvelle association et une nouvelle marche vers le socialisme, comme voie unique, répondant aux attentes des travailleurs.

Ici à Bruxelles se sont réunis des représentants des partis ayant choisi pour eux la voie difficile de la lutte pour le socialisme. Chaque parti suit son chemin et chacun d'eux agit sur base des principes incontournables du marxisme-léninisme, sur l'expérience accumulée de la construction socialiste, sur les traditions nationales, historiques et culturelles de son peuple. Oui, chaque parti travaille dans des conditions particulières et souvent dans des circonstances difficiles. Et c'est pourquoi chaque parti apporte à notre fonds commun son apport, son expérience du mouvement vers le but fixé, qui devient un bien général. Et sous ce rapport, la lutte des communistes de Corée du Nord, de tout le peuple coréen, qui dans un long et dur combat, en août 1945 ont conquis leur indépendance, et après cinq années étaient contraints de nouveau de défendre en arme l'honneur et la liberté de la nation, apparaît comme un exemple impérissable. Nous savons que la victoire du peuple coréen, sous la conduite de son grand chef Kim Ir Sen aurait été impossible sans notre solidarité communiste fraternelle, sans le soutien et l'aide de l'Union Soviétique, des pays du socialisme, de tous les gens honnêtes de la planète. Mais cette victoire n'aurait en rien été valable, si le peuple coréen ne possédait pas un sentiment de dignité propre, un sentiment de foi et d'espérance. Ces sentiments sont inspirés dans les idées socialistes révolutionnaires du Tshutshe, dont l'essence est que «l'homme est maître de tout et il décide tout». L'idée de Tshutshe, la volonté du peuple, le commandement du grand chef, la conviction dans le bon droit des actions réalisées par le parti, a permis de faire renaître un pays ayant réalisé un bond énorme de la ruine jusqu'au cosmos, semblable au vol du cheval légendaire Tshollim. Des réalisations telles, que pour beaucoup de pays elles paraissent encore un rêve.

Les dernières 56 années d'indépendance n'ont pas été une large perspective de mouvement en avant, mais une montée dure et fatigante vers l'objectif, où chaque mètre a été franchi par un travail plein d'abnégation énorme, par une lutte contre les obstacles sans fin, et une hostilité ouverte du pays le plus puissant et le plus riche du monde, les États-Unis. Et même maintenant, quand le peuple coréen fier et épris de liberté, est occupé à un travail pacifique, à la construction de sa patrie, le capitalisme voit en lui une menace pour son existence. S'il n'en est pas ainsi, alors pourquoi désignent ils la Corée comme un pays envahisseur, un «pays bandit», qui menace la plus forte puissance du début du 21-ième siècle, les États-Unis ? Non, l'impérialisme comprend parfaitement que tant qu'existent les idées dus socialisme, tant qu'existent les représentants les plus vrais de l'idée de fraternité et d'amitié des peuples, d'égalité et de justice, ils se sentiront eux-mêmes des opportunistes sur la terre, ils ressentiront leur fin comme ont écrit à ce sujet les classiques du marxisme-léninisme. Vladimir Illich Lénine a souligné que «le socialisme est fort par la force de l'exemple». C'est que justement le socialisme montre chaque jour comment résoudre les tâches essentielles de l'homme, il montre l'exemple de la nouvelle construction du monde. Voilà pourquoi la principale mission des partis communistes et ouvriers doit être non seulement la propagande des idées et des réalisations du socialisme en République Populaire Démocratique du Corée, mais aussi sa défense. Nos camarades coréens ont besoin aujourd'hui de notre appui, de notre solidarité pas moins que dans les années '50, dans les années d'agression de l'impérialisme américain.

Plus de gens connaîtront la Corée socialiste actuelle, ses réalisations, ses plans d'avenir, je suis certain que plus elle aura de partisans, plus elle aura d'amis. Et dans ce cadre je voudrais exprimer une série de propositions, qui peuvent être examinées et servir à l'élaboration de notre plate-forme générale et ligne tactique:

1. Nous devons nécessairement élargir le plus possible le nombre et la localisation des groupes, associations, clubs des amis de la RPDC, qui mèneront un travail journalier pour la connaissance et la propagande de la vie actuelle en RPDC, de ses réalisations dans tous les domaines de la vie sociale. Chez nous au Tadjikistan fonctionne un cercle de jeunes du nom de Général Kim Tchen Ir, où jeunes communistes, jeunes enfants font connaissance avec les réalisations du socialisme en Corée, regardent des films vidéos, étudient les ¦ouvres de Kim Ir Sen et de Kim Tchen Ir.

2. Il serait bon qu'avec l'aide des ambassades, des sociétés d'amitié et des liens culturels, on organise des expositions ambulantes de photographies, de livres, de représentations d'art appliqué, des tour-nées de musiciens, de sportifs et autres collectifs, qui sans doute rencontreront un vif intérêt chez les gens et dans les rangs des amis de la RPDC.

3. Nos partis, nos organisations de jeunesse, nos cercles et clubs doivent être prêts à mener des actions de solidarité, à organiser des piquets, à recueillir des signatures et à mener d'autres actions qui seront nécessaires dans une telle ou autre situation.

4. Nous, les représentants des partis, mouvements, groupes de partisans et d'amis de la RPDC devons être prêts, dans des cas d'urgence, à commencer la collecte des moyens pour la population de Corée, à former des détachements de volontaires pour la défense du socialisme, pour fournir une assistance médicale, de travail et autre.

5. Nous avons besoin d'autant que possible de documentation d'info, d'analyse, d'illustration sur la Corée actuelle, avec lesquelles au travers de notre presse communiste, nous pourrions informer la population et former l'opinion publique sur la situation dans la péninsule coréenne.

Tuigun Karimov
Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste du Tadjikistan

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