Explications de Baudouin Deckers (Bureau politique du PTB) et Pol De Vos (Comité central du PTB), tous deux responsables pour le séminaire.

Extraits

La vision économique bourgeoise est incapable d'expliquer l'origine de la crise et son caractère cyclique. Non par manque d'intelligence mais parce que cette vision de classe obscurcit le caractère exploiteur du système de production. Ses explications ne peuvent dévoiler les lois qui créent et développement la crise, car elle part de la supériorité et de l'immortalité du système capitaliste. Elle doit dès lors s'accrocher à des analyses superficielles et trompeuses pour éviter que les masses ne s'en prennent au système économique.

Seule la science économique marxiste peut fournir la clé d'une compréhension de la crise et de la manière d'en sortir. D'un côté, la chasse au profit pousse chaque capitaliste à l'accroissement de la production, en créant sans cesse de nouvelles capacités*. De l'autre, la concurrence à mort l'incite à renforcer l'exploitation des masses laborieuses de sorte à produire moins cher et à s'accaparer des marchés des concurrents. Il s'ensuit une pression constante sur les salaires, que ce soit sous forme de salaire direct ou indirect (sécurité sociale). D'où une contradiction insoluble entre la capacité de production qui augmente et le pouvoir d'achat de la population qui diminue.

Pour Marx, toute crise est en essence une crise de surproduction. Il explique: «La raison ultime de toute véritable crise demeure toujours la pauvreté et la limitation de la consommation des masses, en face de la tendance de la production capitaliste à développer les forces productives comme si elles n'avaient pour limite que la capacité de consommation absolue de la société».1

C'est le cœur du système capitaliste, son fondement.

Les capitalistes ne produisent pas trop de produits, mais trop de marchandises que les travailleurs ne peuvent acheter.

C'est pourquoi on aboutit à la situation absurde où les gens crèvent de faim alors que le capitalisme produit trop de pain, que les gens ont froid alors qu'il y a trop de vêtements, que les gens n'ont pas de logement alors qu'il y a trop d'immeubles...

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