Avec les fils de Simon Bolivar le peuple vénézuélien a sauvé sa révolution

Une fois de plus il a été démontré que I'histoire s'écrit dans la rue, et que ce sont les peuples qui l'écrivent. Une poignée de généraux traîtres, d'évêques de cour, de maîtres des média, d'entrepreneurs sans patrie, et de mafias syndicales payées avec les dollars de la vermine de Miami prétendirent arracher le pouvoir aux fils de Bolivar. Hugo Chavez, dans un geste immense de grandeur, préféra se laisser prendre que de remplir de sang les rues vénézuéliennes sachant que les militaires patriotes et le peuple des humbles sauraient remettre A leur place les apprentis putschistes dirigés de Miami.

Les oligarchies latino-américaines dévoilèrent la honte de leurs peurs et de leurs hypocrisies. Le groupe de Rio condamna le putsch mais en demandant la convocation d'élections générales ce qui était en réalité un appui A l'imposteur. La chancellerie colombienne exprima sa joie, reconnut les putschistes, et le ministre des Finances, Juan Manuel Santos parla du renouvellement des grandes affaires. Le général Tapias rit aux éclats, et ils libérèrent le provocateur Serna qu'ils avaient utilisé dans les campagnes contre Chavez. Les éditorialistes et journalistes vomirent leur haine et ne purent cacher leur rage devant la rédaction populaire, Quelques-uns écrivirent leurs colonnes dominicales sans imaginer que leurs notes antichavistes, seraient désactualisées. Ceux qui tournèrent le dos A Chavez sont les héritiers de ceux qui un jour, laissèrent, seul et abandonné; le Libérateur Simon Bolivar. Carmona le clown, prétendit ôter Bolivar de la Constitution.

L'ambassadeur du Venezuela en Colombie ne fut pas le premier A célébrer le putsch comme El Tiempo Pa grossièrement signalé. Le vieil ambassadeur fit une déclaration impeccable quant ~ son intégrité, ses devoirs, et de plus poétique.

Le peuple vénézuélien a donné un exemple historique A tous les peuples du monde, spécialement A ceux d'Amérique latine et a montré le chemin unique, obligatoire, celui du reniement des oligarchies et de la décision de construire de nouvelles patries. 11 a montré que les ploutocraties et les ordres des dauphins et des héritiers des colonialistes, ne sont pas inévitables, que les moyens de communication au service des minorités oligarchiques ne peuvent pas toujours manœuvrer les peuples, que les militaires ne doivent pas toujours se mettre au service des puissants.

Selon les paroles de Pablo Neruda Bolivar disait qu'il se réveillerait tous les cent ans quand le peuple se réveillerait. Que le père de la patrie latino-américaine nous pardonne mais nous avons besoin qu'il demeure avec nous, toujours éveillé. Comme la solidarité mondiale doit être éveillée et attentive auprès du peuple frère du Venezuela.

Juan Cendales
Colombie
[Traduit par Josette I IN ARES]
Éditions Démocrite
52 bd Roger Salengro
93190 LIVRV-GARGAN, FRANCE
Ol./fax: 00 33 (O)l 43 010130

Les dossiers A B1P no. 84 page: 26 mai 2002

Fermez la page pour retourner