La lutte des peuples du monde pour leur indépendance, pour construire des sociétés sans exploités ni exploiteurs, basées sur la justice sociale, dans le respect des droits fondamentaux de l'homme, dans la paix, la dignité et la souveraineté, en un mot la lutte révolutionnaire, est permanente et légitime tant qu'elle n'a pas atteint ses objectifs, ensuite viendra la lutte pour les défendre et les développer.
Le faux dilemme, imposé au monde par le gouvernement des États-Unis entre l'appui à l'Empire et le terrorisme, est menteur et immoral. Son présupposé est d'ignorer les droits des peuples à l'autodétermination, à la rébellion, à leur défense, à la lutte pour les droits fondamentaux.
Quand l'effet négatif de la chute du socialisme réel en Europe de l'Est commence à s'estomper; quand la pratique dément les affirmation de la fin de l'historie et de l'éternité du capitalisme; quand devient évident l'échec retentissant du modèle néo-libéral qui a semé de plus en plus de misère, sans compter la violence inhérente à son développement; quand la protestation et l'organisation populaire croissent, exigeant des sociétés viables dans les domaines économique, politique, social et culturel; alors surviennent les 11 septembre, et l'Empire et ses représentants manipulent le sentiment populaire et utilisent l'occasion pour faire avancer leurs objectifs de domination ronger les droits des peuples, augmenter les mesures répressives pour empêcher l'organisation et la croissance de la protestation populaire, enfin semer la terreur. Le temps de la répression et de la prise de position géostratégique à l'égard de l'Empire arrive.
C'est alors que toute expression de lutte et de désaccord est prise pour du terrorisme ou pour un appui au terrorisme. D'un trait de plume on efface la lutte des classes, on nie qu'elle soit le moteur de l'histoire. En dépit de cela, les contradictions restent les mêmes.
Tous ceux qui luttent sont taxés de terroristes. Mais la lutte est l'unique choix, sinon les possibilités de vie digne, et même simplement de vie, de subsistance, se tarissent, car la misère, fruit des mesures impérialistes, croit dans tous les domaines.
Selon l'histoire officielle, la Colombie est une des démocraties les plus anciennes et les plus solides du continent parce que les élections apparemment démocratiques, ont lieu de manière ininterrompue, depuis le milieu du siècle passé. Cependant les assassinats sélectifs, les déplacement internes; l'exil involontaire de milliers de citoyens, montrent que le fait de n'être pas d'accord, lutter, protester et s'organiser, entraîne des mesures de terreur que l'État exerce en moyen de la sale guerre des fores armées et du paramilitarisme. Ce sont les conditions de la violence et de la terreur imposes par l'État colombien, par ses divers gouvernements, par la classe dominante, suivant les ordres des gringos. Étant donné ces conditions, seul reste le chemin de la Jute, par tout moyen, légal ou insurrectionnel, pour construire la nouvelle Colombie qui répondra aux intérêts, sentiments et désirs de la majorité de la nation.
La politique extérieure des FARC-EP, basée sur le respect et la défense de l'autodétermination des peuples, et l'établissement de relations de respect et de compréhension réciproques avec le pays frontalier, interdit, sous quelque prétexte que ce soit, l'incursion militaire de ses hommes en territoire voisin.
Il faut différencier la lutte révolutionnaire du terrorisme, et plus encore de ce que l'Empire, dans sa politique de domination mondiale, qualifie de tel.
En Colombie les conditions économiques, politiques, sociales et culturelles, non seulement légitiment la lutte révolutionnaire, mais la rendent absolument nécessaire.
Resistencia du 24 mai 2002
Traduit par Josette LINARES.
Éditions Démocrite
Les dossiers du BIP no. 9, page 85
31 juin 2002
Cliquez ici pour retourner au NSC Édition Française, vol. 1, #8