Extraits
Le parti communiste du Bénin,(1) le parti communiste révolutionnaire de la Côte d'Ivoire et le parti communiste révolutionnaire de la Volta,(2) se sont réunis pour examiner la situation politique internationale, concrètement la situation en Irak et en Côte d'Ivoire et leurs répercussions dans la région? Nous reproduisons le rapport sur la Côte d'Ivoire, puisqu'en Inde il n'y a pratiquement aucune information sur le continent africain, et ce qui est là est incliné et tordu.
Les partis communistes de l'Afrique, se réunissant dans Cotonou (Bénin), déclarent que la Côte d'Ivoire a été plongée dans une guerre civile réactionnaire depuis septembre 19, 2002. C'est assurément la crise la plus sérieuse à la laquelle le prolétariat et les peuples de la Côte d'Ivoire, aussi bien que les pays de la secondaire-région, ont fait face depuis l'indépendance formelle en 1960.
[... ] La Côte d'Ivoire est une néo-colonie française qui a formellement réalisé l'indépendance en 1960. Comme plusieurs des pays colonisés par la France, la colonisation a été remplacée par la néo-colonisation, une nouvelle forme de domination impérialiste. De 1960 à 1990, cette néo-colonie française a été régnée par le parti d'état, le PDCI-RDA [Parti Démocratique de la Côte d'Ivoire - Rassemblement Démocratique Africain, mené par l'autocrate E Houphouët-Boigny].
La crise du système néo-colonial que la Côte d'Ivoire avait éprouvée depuis 1980, sur la crise économique et les luttes héroïques des masses populaires pour leur liberté et pain, a mené à l'affaiblissement des bases de l'autocratie et de son parti en 1990. De cette victoire partielle des masses populaires, des partis et des organismes de masses ont été formés. De ces partis, nous devrions préciser ceux qui représentent les bourgeoisies qui ont été opprimées pendant longtemps par le PDCI. Ces parties (FPI, PUITS, USD, etc.) par leurs programmes, les discours et la pratique concurrencent le PDCI pour servir de lackeys de l'impérialisme international, en particulier l'impérialisme français. Après la mort de Houphouët-Boigny, le PDCI-RDA, miné par ses contradictions internes, se sépare en deux: le RDR d'Alassane Ouatara et le PDCI de Konan Bédié. Ces deux partis du type de Houphouët-Boigny, comme les partis petits bourgeois combattent la puissance néo-coloniale jusqu'au degré de mettre en danger la stabilité politique nécessaire pour la sécurité des intérêts de leurs maîtres impérialistes.
Les partis bourgeois ont employée divers moyens: l'exacerbation des différences religieuses et le jeu au loin de quelques nationalités contre d'autres, le développement le chauvinisme et la xénophobie, de l'adoption des mesures anti-démocratiques, de répression sauvage, etc. Cette lutte implacable a pris des formes diverses: un boycott actif des élections de 1995, tentatives de coups d’État, de 1999...
Ces confrontations parmi les factions bourgeoises sont la réflexion du manque évident de l'impérialisme français d'atteindre l'unité de leurs lackeys, et ceci a mené à la guerre actuelle. Ainsi, le motif essentiel de cette guerre doit assurer des intérêts français en Côte d'Ivoire et dans la secondaire-région de l'Afrique occidentale.
Les causes profondes peuvent être récapitulées comme:
L'interposition de l'impérialisme français pour imposer les lackeys qui sont capables d'assurer le cadre politique nécessaire pour l'exploitation impérialiste et pour défendre leurs «plots» en Afrique occidentale contre la voracité l'impérialisme des États-Unis..
La politique anti-démocratique, chauvine, xénophobique et exclusive des tendances bourgeoises; les luttes implacables parmi ces factions bourgeoises pour le pouvoir.
L'interposition des forces néo-colonialistes de Blaise Compaoré (Burkina Faso) et du tailleur de Charles (Libéria), en tant qu'associés en second de l'impérialisme français et également sur leur propre compte, donnant l'appui aux factions armées dans l'appui de la Côte d'Ivoire (militaire, logistique et politique).
Cette guerre réactionnaire est entre le parti au pouvoir le FPI et ses alliés dans l'e front Patriotique, et les rebelles (MPCI, MPIGO, MJP) et le RDR. C'est la continuation à l'aide des bras de la politique réactionnaire de la bourgeoisie et de son impérialisme principal français. C'est une guerre réactionnaire, parce qu'elle ne correspond pas aux intérêts des masses populaires et de leur émancipation. C'est une guerre opposée aux aspirations et aux intérêts des masses populaires. Cette guerre civile réactionnaire a les conséquences politiques immédiates suivantes:
Aggravation de la domination impérialiste: les accords de Lina-Marcousis et la résolution 1464 de l'ONU qui font de la Côte d'Ivoire un protectorat de l'impérialisme français.
L'établissement d'un régime néo-colonial fasciste en Côte d'Ivoire.
Danger d'une augmentation des courants nationalistes, chauvins et xénophobiques en Côte d'Ivoire et Burkina Faso. Le danger d'une généralisation de la guerre.
Quant aux conséquences économiques et sociales:
L'effondrement des économies de la région entière, en particulier de la Côte d'Ivoire et des pays voisins (Burkina, Mali, Niger). Une catastrophe humanitaire qui affecte les populations de la région (déplacement des populations, d'un écoulement massif des réfugiés, des épidémies, de la famine, etc.). Violation massive des droits de l'homme (massacres collectifs, pogroms, assassinats politiques...).
Confronté à cette guerre réactionnaire, les partis communistes qui ont signé le rapport actuel:
Dénoncent la guerre civile réactionnaire en Côte d'Ivoire et exigent un cessez-le-feu immédiat et sans conditions.
Dénoncent l'impérialisme international, en particulier l'impérialisme français, et exigent le retrait de leurs bases militaires et des autres troupes étrangères.
Dénoncent l'interférence de Blaise Compaoré et de Charles Taylor et exigent le retrait de leurs mercenaires et la fin de leur appui des factions rebelles armées.
Les partis communistes de l'Afrique invitent le prolétariat et les peuples de tous les pays dans la région de l'Afrique occidentale à:
Combattre pour la souveraineté populaire, la liberté et l'indépendance véritable.
La Solidarité et l’harmonie parmi les peuples.
Lier leur lutte contre la guerre civile à la lutte révolutionnaire et à la lutte pour le socialisme. Ils invitent le prolétariat et les peuples internationaux du monde à soutenir les luttes que les prolétaires et les peuples de la région effectuent contre cette guerre civile réactionnaire.
Cotonou, Mars 2003
Parti communiste du Bénin (carte), parti communiste révolutionnaire de la Côte d'Ivoire (PCRCI), parti communiste révolutionnaire de la Volta (PCRV)
Notes:
[1] Le Bénin: autrefois le Dahomey
[2] Le parti en Volta continue à employer le vieux nom pour Burkina Faso
(son pays), Haute-Volta
De Octubre, (Madrid), numéro 62, mai 2003, p. 8.
Traduit de l'Espagnol à l’Anglais par George Gruenthal et de l’Anglais
par Dr Adélard Paquin
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