Le président du parlement cubain invite à redoubler la lutte internationale pour la libération des cinq Cubains condamnés aux États-Unis pour avoir combattu le terrorisme. La session ordinaire de l'Assemblée nationale s'ouvre aujourd'hui.
Par MARIA JULIA MAYORAL
Nous devons multiplier les efforts pour rendre plus efficace la
solidarité internationale avec les cinq jeunes Cubains qui, en raison de leur
lutte pour en finir avec les actes de terrorisme commis systématiquement contre
notre peuple, ont été sanctionnes aux États-Unis et purgent pour cela des
sentences cruelles et injustes, a signalé Ricardo Alarcon, au cours d'une
réunion avec les membres du principal organe du pouvoir de l'État.
Le 10 mars prochain aura lieu aux États-Unis l'audience sur le cas des Cinq; c'est à dire la rencontre des juristes de la défense et de ceux qui représentent le ministère public du district Sud de la Floride avec les trois juges de la Cour d'appel d'Atlanta, qui vont examiner en première instance l'appel déposé par les avocats de nos compatriotes.
Il ne s'agit pas d'un autre procès ou se présentent des témoins, des accuses... Ce sera un procès fondamentalement a caractère documentaire, l'occasion d'expliquer des questions techniques présentes dans les documents remis par la défense et le ministère public. Les représentants des Cinq prisonniers politiques auront seulement quinze minutes pour s'expliquer, comme leur contrepartie, a précisé Alarcon.
Miami sera le siège de l’audience, a prévenu le président du Parlement. Ce qui, a-t-il dit, surprend toujours et provoque une certaine alarme car l'un des points fondamentaux de l'appel est qu'un procès comme celui mené contre les Cinq ne devait pas avoir lieu cette ville de la Floride ou n'existent pas les conditions minimales.
Avoir choisi le 10 mars, date tristement célèbre dans notre histoire nationale, et la ville de Miami pour tenir l'audience, laisse à penser que la conclusion de la cour d'Atlanta pourrait être pour bientôt.
Tout indique, a dit Alarcon, que nous nous rapprochons assez rapidement du moment ou sera émis le verdict et que nous devons attendre à ce que cela soit en 2004, année qu'il considère comme la plus importante pour la bataille en faveur des Cinq.
Du point de vue juridique, de la procédure légale, l'audience sera l'une des étapes finales car une fois que les trois juges de la cour d'Atlanta (on ne connaît pas encore leurs noms) émettront leur décision, on pourra faire appel a l'opinion de tous les magistrats de ce tribunal, ce qui serait pratiquement la dernière phase technique parce qu'en suivant la voie juridique, la seule possibilité ensuite serait de recourir au Tribunal Suprême des États-Unis.
Nous sommes devant un cas, a-t-il rappelé, qui, analysé du point de vue des arguments techniques, s'avère très solide en faveur de nos compatriotes prisonniers politiques; mais il ne s'agit pas d'un cas commun et courant, ils en ont fait un procès politique pour affronter la révolution et le peuple cubains, dans le cadre des tentatives systématiques de l'impérialisme nord-américain pour nous détruire. Cela rend évidente l'importance de promouvoir encore davantage la solidarité internationale, la mobilisation de l'opinion publique pour contrecarrer les pressions auxquelles nous nous attendons, car elles ont été une constante, et pour que triomphe la justice.
Alarcon a aussi indique le caractère criminel des sanctions et a explique les conditions d'isolement et d'absence de communications dans lesquelles se trouvent les Cinq, dénonçant les violations des droits de ces prisonniers et de leurs familles. Il s'est aussi référé a la situation des épouses de Gerardo Hernandez et René Gonzalez (Adriana Pérez et Olga Salanueva) et déjà fille mineure de René (Ivette Gonzalez) à qui on continue de refuser le droit de visite en prison.
Il a rendu compte, en outre, de faits récents qui s'ajoutent à la chaîne d'actions arbitraires commises par les autorités de l'empire. Il a par exemple parlé de ce que vient de subir Mirta Rodriguez Pérez, la mère d'Antonio Guerrero. Elle vient de voyager sans succès aux États-Unis. À son arrivée a la prison du Colorado ou se trouvait son fils, elle a appris qu'on l'avait transfère à Springfield, Illinois, sans en avoir averti personne, et elle n'a donc pas pu le voir.
Il n'a pas non plus été possible à Dora Arce Valentin, principale représentante de l'une des Églises Protestantes de Cuba, campagne d'études et amie d'Antonio Guerrero, de lui rendre visite en prison bien qu'elle ait bénéficie de l'appui du Conseil des Églises des États-Unis et du Conseil Mondial des Églises.
Il faut faire en sorte que le peuple nord-américain sache qu'il y a là-bas, aux États-Unis, des groupes terroristes que le gouvernement connaît bien, et que non seulement celui-ci ne les combat pas mais qu’il les protège tandis qu’il condamne cinq jeunes qui ont eu le courage de lutter contre ces groupes.
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