Le 9 octobre 1967, Ernesto "Che" Guevara a été exécuté par des soldats Boliviens, formés, équipés et guidés par les agents secrets de la C.I.A. Le 8 octobre est célébré à Cuba comme le Jour de l'Héroïque Guérillero

Le 37e anniversaire de la mort du Che commémoré par l’élite des échecs cubains

Passionné d’échecs parce qu’il la tenait pour  une discipline qui développe la capacité intellectuelle et la pensée stratégique, Ernesto "Che" Guevara a été rappelé par les Grands Maîtres de l’île.

Au cours de rencontres simultanées les 10 meilleurs joueurs de l’île ont commémoré la mort du guérillero cubano-argentin capturé et assassiné en Bolivie les 8 et 9 octobre 1967.

«C’est la meilleur manière de rendre hommage à l’homme qui a tant stimulé les échecs dans notre pays», a commenté le cubain Leinier Dominguez, qui a participé aux matches avec 150 membres de la Centrale des travailleurs de Cuba, siège de ce tournoi symboliquement intitulé Che Vive (Che est vivant).

Le jeune joueur de 21 ans, cinquième lors du dernier mondial de Tripoli, Libye, a signalé que «depuis tout gosse on me disait que le «Che» aimait jouer et qu’il ne ratait pas un tournoi qui se déroulait à Cuba».

Danilo Buela, recteur de l’Institut supérieur latino-américain des échecs de La Havane a expliqué que le «Che» a fait l’éloge de la discipline parce qu’elle «développe la capacité de concentration, elle impose une rigueur de conduite, donne de la stabilité et une pensée stratégique» et en plus elle contribue de manière ludique à ce que les enfants prennent des décisions.

Le responsable a ajouté que par ailleurs au mausolée du guérillero à Villa Clara -à 200 kilomètres à l’est de la capitale-, l’équipe cubaine d’échecs recevra le drapeau avant de partir pour l’Espagne pour participer à une Olympiade international.

Le mausolée où se trouve le mémorial couronné par une statue de Guevara de plus de trois mètres de haut où reposent ses restes depuis 1997, année où ils furent rapatriés à Cuba depuis la Bolivie.

Le «Che» est considéré comme un paradigme de l’histoire latino-américaine.

Par Anne-Marie Garcia, spécialement pour Granma international

Rappelons à cette occasion les paroles de Ludo Martens: Eh bien en partant de Che Guevara... Au moment de la victoire de la révolution cubaine, en 1959, le Che était un des rares communistes bien formés dans l’équipe dirigeante. Che Guevara a déclaré que celui qui n’a pas lu les 14 tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste.

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