Le Président cubain Fidel Castro a annoncé qu’il mettra fin aux transactions
en dollars. Cette mesure, qui prendra effet le 8 novembre, mettant fin à plus
d’une décennie de règne du dollar sur l’économie américaine, est destinée à
résister aux effets de l’aggravation de l’embargo américain. «Le peso
convertible commencera à circuler en substitution du dollar américain sur tout
le territoire national», a déclaré Carlos Valenciaga.
« Le dollar ne sera plus accepté dans nos commerces en devises, qui ne prendront plus que des pesos cubains convertibles», poursuit le communiqué de la BCC.
Après le 8 novembre, les dollars en circulation s’échangeront moyennant une taxe de 10%contre les pesos convertibles dans les établissements de change, les banques ou les magasins qui vendaient jusque là en dollars. Nous félicitons Fidel Castro pour cette mesure, et espérons que plusieurs autres pays l’imiteront pour mettre fin à l’hégémonie du dollar américain.
Nous souhaitons un prompt rétablissement au Président Fidel Castro et beaucoup de succès dans toutes ses entreprises.
Granma Digital Internacional
La Havane. 27 octobre 2004
Par Juana Carrasco Martin, spécialement pour Granma international
Quelle drôle de guerre. Non seulement ils envoient leurs hommes à la mort mais même ceux qui sont blessés et immobilisés et qui ont besoin de traitements longs et coûteux doivent franchir une série d’obstacles pour accéder aux centres hospitaliers militaires; et bien que se trouvant dans leur patrie il ne peuvent regagner leurs foyers. Tout cela parce que ce sont pas des soldats à plein temps, sinon des réservistes ou des soldats appartenant à la garde nationale.
C’est ce qui est arrivé au sergent-major Jeffrey A. Elliot, dont le camion désarmé – comme ceux du peloton de la 343e Compagnie d’intendance, dont les membres ont refusé d’accomplir une mission qu’ils jugeaient «suicidaire» – a été atteint par une bombe en Irak, et que les règlements militaires de son pays obligent à rester dans la base militaire pour y recevoir des soins et pouvoir ainsi être payé en attendant qu’un examen détermine s’il doit reprendre son service ou être réformé pour incapacité, alors que sa femme et ses enfants l’attendent aux États-Unis, selon The New York Times.
Le problème touche le plus grand nombre de soldats non professionnels jamais atteint depuis la Seconde Guerre mondiale et qui servent en Irak, en Afghanistan et ailleurs. Depuis janvier 2003, plus de 16 000 réservistes et gardes nationaux attendent que le Pentagone se prononce sur leurs cas (actifs ou licenciés), et seuls 904 des 4 240 blessés qui ont besoin d’un traitement médical ou d’une rééducation sont soignés dans leur propre pays.
Les États-Unis ont des difficultés à constituer une armée régulière, d’où l’envoi à la guerre de personnel moins préparé militairement et la recherche pressante d’autres soutiens. Trois de ceux-ci retiennent l’attention en ces journées qui précédent les élections du 2 novembre, durant lesquelles le candidat George W. Bush est bien décidé à frapper un grand coup en Irak; ce qui explique l’offensive contre Falloujah, une ville massacrée par l’aviation et les tanks étasuniens sous le prétexte de la présence dans cette ville du Jordanien Abu Musab al Zarqawi, présenté comme le chef d’Al-Qaida et le principal responsable de l’insurrection.
Le désenchantement a poussé l’armée des États-Unis a négocier avec le commandement civil du Pentagone un plan pour éliminer une instruction émise il y a dix ans et qui interdit aux femmes soldats de participer directement aux combats. «Quand cette politique (celle de l’interdiction) a été adoptée, la menace était différente (…) Maintenant, avec la conjugaison des menaces nous devons réviser cette politique», a déclaré le colonel Chris Rodney, porte-parole de l’armée, selon ce que rapporte le quotidien The Washington Post, qui en profite pour rappeler que 24 femmes déjà ont perdu la vie en Irak.
La deuxième forme de recrutement pour affronter une résistance qui augmente tous les jours repose sur la formation de corps de sécurité irakiens composés de gardes nationaux et de policiers. Le nombre d’engagés dans cette force nationale s’élèverait à 91 000. Mais deux événements dominent cette semaine.
Le gouvernement intérimaire fantoche opère une purge, après les avoir recrutés, de dizaines de milliers de policiers pour les trois motifs suivants: corruption, abandon de poste ou fidélité envers les insurgés. D’autre part la presse rapporte que les autorités de Bagdad ont retrouvé les corps de 49 soldats irakiens de la Garde nationale et de quatre conducteurs des camions dans lesquels ils voyageaient et qui sont tombés dans une embuscade à 128 kilomètres à l’est de Bagdad. Il s’agissait d’une troupe qui avait terminé son entraînement et qui se dirigeait vers Bassorah, dans le sud du pays.
Les forces irakiennes ont été la cible principale des actions de la résistance et des bombes éclatent presque tous les jours près des centres de recrutement ou des commissariats de police, principalement dans ce qu’on appelle le «triangle sunnite» ou triangle de la mort.
On peut en conclure qu’il ne leur est pas facile de donner un visage irakien aux tâches assignées aux forces d’occupation étasuniennes et de leurs associés.
Les insurgés ont attaqué en fin de semaine un convoi multinational à Karbala, blessant quatre soldats bulgares de la 1 ère Brigade de combat de la Division multinationale du centre-sud et un officier US attaché à l’ambassade des États-Unis à Bagdad a été tué lors d’une attaque au mortier à la base Camp Victory, près de l’aéroport international de la capitale.
Le Pentagone s’appuie sur la béquille que constituent ces dénommés forces multinationale pour rester debout en Irak, mais la coalition boite aussi.
Bien que Tony Blair semble très disposé à envoyer le bataillon armé jusqu’aux dents des Black Watch dans des lieux hautement dangereux du centre et du nord de l’Irak pour aider un peu son ami W. Bush – malgré les critiques de la presse britannique qui affirme que ces soldats sont dirigés sur le «triangle de la mort»-, ces 850 hommes et les autres forces prêtes à être déployées seront insuffisants.
Au total, 29 pays ont encore des troupes en Irak après le retrait de l’Espagne, du Honduras et de la République dominicaine. Mais l’Italie, la Pologne, l’Ukraine, la République tchèque et la Slovaquie annoncent déjà qu’elles vont réduire leurs petits contingents l’année prochaine.
Et il y a le cas des forces du Japon que la loi japonaise interdit de participer aux combats et que le contingent hollandais de 500 soldats s’emploie à protéger.
Ce «soutien» englobe entre autres 70 soldats d’Albanie, 44 du Tonga, 150 de l’Azerbaïdjan, 55 d’Estonie, 25 du Kazakhstan, 28 de la Macédoine, 25 de la Moldavie, 60 de Nouvelle-Zélande, 120 du Portugal et 150 de Norvège.
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