Nouvelles Internationales

Pas de lumière au bout du tunnel pour les stratèges militaires en Irak

Les stratèges militaires des États-Unis qui ont appuyé les politiques de l'administration Bush en Irak ont maintenant commencé à déchanter. Selon Inter Press Service (IPS), plusieurs analystes à l'extérieur de l'administration Bush qui suivent sa campagne électorale ont maintenant beaucoup de difficulté à partager l'optimisme officiel concernant la situation en Irak.

Les enfants sont toujours les principales victimes de l'occupation de l'Irak par les troupes des États-Unis (Reuters).

Michael O'Hanlon, un spécialiste de la défense à l'Institut Brookings et ancien conseiller au Conseil de la sécurité nationale, qui fut un analyste indépendant et convaincu de l'argumentaire de la stratégie de Washington en Irak, avoue maintenant que la situation n'est pas si rose.

Lors d'un récent forum parrainé par Brookings et le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS), O'Hanlon a dit: «Nous sommes en plus mauvaise position que jamais je ne l'aurais imaginé», ajoutant qu'il ne savait pas comment la situation pourrait être renversée. Frederick Barton et Bathsheba Crocker du CSIS ont fait écho à cette opinion. Ils ont dit aux participants à ce forum que les problèmes de sécurité continuaient d'obscurcir et de miner les efforts en santé, en éducation et sur les questions économiques — signalant que les efforts de reconstruction avaient été mis sur la glace à cause du développement de la résistance.

Des représentants de Washington avaient prédit l'augmentation des attaques par la résistance juste avant le soi-disant transfert de la souveraineté au gouvernement intérimaire dirigé par le Premier ministre Ayad Allawi à la fin de juin mais disaient que cela irait en diminuant.

Cependant, plus de soldats des troupes américaines ont été tués en juillet et août que durant l'invasion initiale de mars et avril 2003. En août seulement il y a eu deux fois plus de morts parmi les soldats américains que durant l'invasion. L'intensification de la résistance a placé les stratèges de l'administration devant un sérieux dilemme, eux qui prédisaient une diminution des morts, en particulier avant l'élection présidentielle de novembre.

Parallèlement, autant les analystes indépendants que les analystes militaires croient que les forces d'insurrection, qui étaient estimées à 5 000 il y a un an, sont maintenant de 20 000 et probablement beaucoup plus.

Le Colonel à la retraite Andrew Bacevich de l'Université de Boston a dit à USA Today: «Le pire en ce moment est que nous perdons la guerre.» Il a ajouté: «Cela ne signifie pas que nous avons perdu mais que nous sommes actuellement perdants et en tant qu'observateur, il est difficile pour moi de croire que la direction civile ou militaire ait une idée claire de comment renverser cette situation.»

(Radio Havana Cuba, 28 septembre 2004)


États-Unis demeurent le fournisseur d'armes le plus important au monde

Les États-Unis continuaient de dominer le marché mondial des armes l'an dernier, signant des ententes d'une valeur de plus de 14,5 milliards $ (US), soit 56,7 % de toutes les ententes de ventes mondiales d'armes, selon une étude du Congrès américain publiée lundi.

La Russie se place au deuxième rang, signant des ententes d'une valeur de 4,3 milliards $ ou 16,8 % de toutes les ententes mondiales en armement, démontrait l'étude. L'Allemagne était le troisième plus grand fournisseur d'armes en 2003, signant des ententes d'une valeur de 1,4 milliards $.

Le rapport intitulé «Les transferts d'armes conventionnelles aux pays en développement», qui est publié chaque année par le Service de recherche du Congrès, montrait aussi que les ventes d'armes à l'échelle mondiale ont chuté pour une troisième année consécutive en 2003, passant de 41 milliards $ en 2000 à 25,6 milliards $.

Les pays en développement continuaient d'être la cible première de l'activité de ventes d'armes des fournisseurs d'armes conventionnelles, soulignent les auteurs du rapport dans l'introduction. En 2003, les accords de transferts d'armes à des pays en développement ont atteint 13,7 milliards $, ou 53,6 % des ententes de ventes d'armes à l'échelle mondiale.

L'Asie est devenue le plus grand marché d'armes dans le monde en développement entre 2000 et 2003, signant des ententes d'une valeur de 33,8 milliards $, ou 50,8 % de toutes les ententes sur les armes, indiquait le rapport.

(People's Daily Online, 31 août 2004)


Le Vatican enterre la hache de guerre au sujet de l'Irak

Les nouveaux croisés du Monde "libre", désormais dirigés par Bush et... le Vatican. Il est vrai que Bush lui aussi entend la voix de Dieu, avec qui il est en contact permanent !

Pie XII avait déjà béni les armées fascistes de Mussolini qui partaient combattre la République espagnole, aux côtés de Franco.

RoRo

Julian Coman

Le Vatican a décidé de mettre de côté ses divergences avec la coalition menée par les Américains, en appelant à un renforcement des troupes multinationales pour sécuriser la démocratie naissante de ce pays.

En février de l'année passée, le pape Jean-Paul II et le cardinal Angelo Sodano, le secrétaire d'état du Vatican, avaient émis quelques unes des plus violentes dénonciations du Président Bush et de Tony Blair, pour leur décision d'envahir l'Irak pour renverser Saddam Hussein.

De manière embarrassante, les critiques privées avaient été rendues publiques par des officiels du Vatican qui avaient révélé lors d'une conférence de presse que le pape avait en privé pressé Mr Blair "d'utiliser toutes les ressources offertes par la loi internationale pour éviter la tragédie de la guerre".

Maintenant, à la lumière du chaos qui a succédé à la guerre, le cardinal Sodano a annoncé une nouvelle ligne de Rome sur l'Irak.

"L'enfant est né" a-t-il déclaré récemment au nom du Vatican. "Il est peut-être illégitime, mais il est là, et il doit être élevé et éduqué".

En dépit de l'opposition tonitruante du Vatican à la guerre, les attaques terroristes et l'insurrection continuelle en Irak ont convaincu le pape que seul une présence militaire accrue, y compris des troupes de l'OTAN, pouvait assurer la paix.

"Il y a un sentiment qu'il n'y a pas de retour en arrière possible", a dit un conseiller du Vatican.

Dans une interview mordante à La Stampa, le cardinal Sodano a dit que, alors que la crise en Irak s'approfondissait, le temps était venu d'oublier les différences passées au sujet de la décision d'envahir.

Ses commentaires semblent faire partie d'une campagne orchestrée pour galvaniser l'aide financière et militaire pour un Irak démocratique parmi des critiques à la guerre, tels que la France et l'Allemagne. Ces deux pays ont refusé de contribuer en troupes tant que les forces d'occupation britanniques et états-uniennes restent dans le pays.

Un éditorial en première page dans Avvenire, un magasin catholique influent qui revendique le cardinal Camillo Ruini, le curé du pape, comme membre du conseil-, a réclamé que des « dizaines de milliers de soldats de l'OTAN » soient envoyé en Irak pour aider le gouvernement par intérim et pour assurer des élections libres.

Le fameux théologien Vittorio Parsi a critiqué la « paresse » des pays qui ont refusé d'engager des troupes en Irak si les soldats d'occupation ne sont pas retirés. Le cardinal Ruini a presque certainement commandé cet éditorial, selon ce qu'a appris le Sunday Telegraph.

«Même les pays européens qui se sont opposés à la décision américaine de renverser Saddam Hussein savent bien qu'un Irak dans les mains des pires terroristes et criminels va à l'encontre les intérêts de tous» écrit M. Parsi.


Le Vatican Contre la Démocratie

L'action exercée par l'Église romaine dans les affaires internationales est peu connue du grand public. Cette Église a toujours posé en principe qu'elle s'interdisait toute ingérence en cette matière en vertu du précepte. « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu «. Malheureusement, pour l'observateur objectif, l'attitude du Vatican au cours des dernières années, en face des tragiques événements que nous avons vécus, et de ceux que nous vivons encore est loin de confirmer cette impartialité. La rareté des informations touchant à ce domaine et leur caractère généralement anodin laissent dans la pénombre la véritable part qui revient au Saint-Siège dans les affaires de ce temps.

L'action politique du Vatican au cours des dernières années doit faire l'objet d'un examen serré. Nous devons nous rappeler ce que fut cette action avant et pendant la deuxième guerre mondiale, et démontrer qu'on la retrouve ensuite en Palestine, au Moyen Orient, en Afrique du Nord, en ex Yougoslavie, etc. toujours semblable à elle-même, c'est-à-dire essentiellement dirigée contre les intérêts véritables des peuples au secours des intérêts des grands de ce monde.

Bénédiction d'étendards à croix gamée.

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