«Nouvelles d'U.R.S.S.», no 64, février 2005

Réflexions sur la Situation du Mouvement Communiste de Russie et les Voies de son Développement

La question de l'unification des actions et des efforts des partis communistes sur le territoire de l'U.R.S.S. – dont nous, les bolcheviks, avons posé la nécessité il y a déjà dix ans lors du Plenum de mars du C.C. du P.C.B.tUS en 1994 – reste non résolue et d'une actualité brûlante, comme par le passé, tandis que son étude reste pénible dans le mouvement communiste et ne rencontre pas toute la compréhension voulue de la part de la majorité des dirigeants de la palette communiste multicolore qui coexiste.

À la Conférence du 22 avril 2000 des dirigeants des partis communistes de Russie (P.O.C.R., P.D.C.R., P.C.R.-P.C.U.S.), avec participation du P.C.B.tUS, nous avons caractérisé le processus de démarcation en voie d'approfondissement dans le mouvement communiste comme étant un processus objectif lié à la crise des partis dits parlementaires, au démasquage des positions opportunistes des dirigeants de ces partis, au morcellement des partis et à leur sortie de l'arène historique, politique, du fait qu'ils n'ont rien fait pour promouvoir la lutte du prolétariat pour le pouvoir, pour l'affirmation (la renaissance) de la dictature du prolétariat. Alors que la question de la reconnaissance ou de la non-reconnaissance de la dictature du prolétariat a été est et sera la question la plus importante de la théorie du marxisme-léninisme c'est le papier de tournesol de la détermination du caractère communiste et du caractère authentiquement révolutionnaire du parti lui-même.

Aujourd'hui, le processus de démarcation se poursuit dans le mouvement communiste. Nous le considérons comme la condition naturelle et nécessaire de l'épuration du mouvement communiste de ses anticommunistes, de ses opportunistes, de ses anti-stalinistes, dissimulés ou déclarés. Nous saluons ce processus, car il jette la lumière sur la vraie position du parti qui se dénomme communiste, il permet d'avoir une appréciation correcte de sa nature et de tirer des conclusions correctes à ceux qui, pour le moment, sont membres de ses partis en raison de leur formation politique insuffisante ou de l'habile travestissement de l'anticommunisme des leaders desdits partis.

Nous avions auparavant proposé le seul schéma possible d'unification des partis communistes, en particulier de ceux du Roskomsoyouz 1. La première étape de l'union ne peut être que l'UNITÉ D'ACTION après l'obtention de laquelle il est possible d'avancer vers une position politique et, ensuite, idéologique commune, à partir de laquelle il est déjà possible de passer à l'unification organisationnelle. Malheureusement, ce schéma, que nous avons proposé, a été complètement ignoré par les dirigeants des partis du Roskomsoyouz. Mais la vie s'est elle-même chargée de montrer que les tentatives d'unification organisationnelle directe, maintes fois entreprises par le P.O.C.R., V. Anpilov, l'U.P.C.-P.C.U.S. et par d'autres encore, ne donnent rien, sinon de vaines pertes de temps et d'énergie, puisqu'elles ne peuvent par principe rien donner d'autre.

1. Roskomsoyouz – abréviation syllabique russe de l'«Union des partis communistes de Russie». Créée au début de 1994 sur proposition du P.C.B.tUS, cette structure s'est peu à peu désagrégée après que le P.C.B.tUS en fut sorti par Décision de son Plénum de 1998, en raison du fait que le Roskomsoyouz n'a même pas été capable de mettre en pratique la première étape du processus d'unification, à savoir l'unité d'action, et qu'y demeurer discréditait le P.C.B.tUS et le processus même d'unification (y. l'intervention de N. A. Andréyéva à la Conférence des dirigeants du P.O.C.R., du P.d.C.R. et du P.C.R.-P.C.U.S. du 22-0L120oo à Moscou in «N.d'URSS», n° 15, oct. 2000, pp. 12 à 21). (N.d.T.)

À partir de 1993 (année de la levée, par la Cour constitutionnelle de la F.R., de l'interdiction d'activité du P.C.U.S.), le régime en place s'est efforcé d'inciter de façon permanente à la création de toute une masse de nouveaux partis minuscules, partis de poche, qui ne font que morceler le mouvement communiste encore un peu plus, ne proposant rien de nouveau, et semer la confusion dans les esprits des citoyens, et c'est pourquoi ils travaillent de fait pour le régime en place.

Ces temps derniers, l'Administration du Kremlin, en se livrant à une étude scrupuleuse de nos documents bolchevistes du parti, a entrepris de sérieuses actions en vue de créer des partis communistes, des partis de «communistes-bolcheviks»… afin non seulement de détruire le mouvement communiste sur le territoire de la Russie, mais également d'<'extirper le bolchevisme dans toutes les sphères de l'activité de la société (selon les propres paroles de A. N. Yakovlev, idéologue de la perestroika gorbatchyovienne).

Le 11 septembre 2004 a été créé, à l'aide d'un très puissant financement du Kremlin, le Parti communiste de l'avenir de toute la Russie dont le sigle russe, volé aux bolcheviks, est VKPB (sigle russe du P.C.B.tUS; – N.d.T.)2. Le régime a soigneusement sélectionné le leader de ces «communistes» tout frais émoulus en plein parmi les personnalités administratives les plus fidèles du régime poutinien puisqu'il s'agit de Tikhonov, Gouverneur de l'oblaste d'Ivanovo. Un article de V. Bourdyougov – qui manifeste une haine pathologique du bolchevisme et des bolcheviks, dans un passé récent leader du «parti» «Russie de gauche», dont les effectifs s'élèvent à deux personnes (lui-même et sa femme, les autres membres de ce parti de poche ne s'étant ainsi jamais mis en lumière ni manifestés nulle part), franchement pondu – nous apprend (v. la «Rossiskaya pravda», n° 2, 2004, p. 3) que le nom même du parti de Tikhonov a été «recommandé en concertation avec les responsables de la Justice de la F.R. avant même 1e congrès à partir du sigle VKPB (en russe) en contrefaçon du sigle du Parti communiste des bolcheviks de toute l'Union soviétique, VKPB (en russe), qui a cours depuis voilà déjà 13 ans. Il se trouve que l'ardent désir de ces «communistes» tout frais émoulus d'appeler leur parti «Parti communiste des bolcheviks de toute la Russie» (toujours avec le sigle russe VKPB – N.d.T.) ou «Parti communiste (des bolcheviks) de toute la Russie» n'a pas été retenu par ces mêmes responsables du Ministère de la Justice de la F.R., car il existe déjà un P.C.(b.)tR. créé par un agent hors-cadre de la FSB de la F.R., exclu du P.C.B.tUS début 1995 pour sa tentative de désorganiser notre parti. Mais le P.C. (b.)tR. de poche n'a pas fonctionner et n'a donc pas justifié les espoirs de ses organisateurs. À présent, le régime a décidé de frapper les bolcheviks (pour la combien est-ce de fois?) à l'aide de l'artillerie à longue portée, après avoir étayé sa sale provocation par un puissant soutien financier et par les interventions de ses techniciens politiques du Kremlin qui suivent et étudient scrupuleusement notre documentation du parti et pas seulement elle.

Beaucoup de choses ont changé dans le pays au cours des dix années coulées. Les méthodes et formes de lutte contre nous, les bolcheviks, ont, elles aussi, changées. Mais le but, formulé par A. N. Yakovlev, idéologue de la contre-révolution bourgeoise (v. plus haut), reste inchangé.

Le régime incite à la création de partis qui utilisent nos mots d'ordre, nos positions et orientations politiques.

Tout ce que nous avons proposé et proposons, nous, les bolcheviks, est à présent proposé par les tikhonoviens. C'est ainsi que nous retrouvons, dans leur Déclaration «De l'unité d'action des partis communistes de la Fédération de Russie» adoptée par leur congrès constitutif du 11-09--2004, pas moins, toutes nos orientations TOUTES PLUS FIDÈLES LES UNES QUE LES AUTRES dans un minimum d'exactitude de rédaction ou même sans cela. Mais, comme l'on dit, C'EST ÇA SANS ÊTRE ÇA. Dans le dernier postulat, il est constaté que le slogan du parti pour l'avenir le plus proche, ce doit être l'appel: «Toutes les forces du parti pour le travail dans les masses!». Mais à quelles fins et au nom de quoi? De même que pour les autres aspects fondamentaux de l'activité du parti, tout cela est exprimé de manière confuse, camouflée.

Sans doute les tikhonoviens s'en tiennent-ils à la thèse de M. Gorbatchyov de 1987: «Ne pas dire avant l'heure ce que l'on ne peut dire pour le moment». Il est possible que ce soit la raison pour laquelle le point principal de leurs Statuts – dans lesquels il n'est pas même fait mention de la dictature du prolétariat stipule qu'ils se proposent de résoudre les taches qu'ils se fixent par le moyen de «la participation à la vie de la société en influant sur la formation de la volonté politique des citoyens dans le but de conquérir le pouvoir politique» À QUOI BON ET AU NOM DE QUI OU DE QUOI les VKPB-iens se proposent-ils de ravir le pouvoir au Kremlin qui les a créés? QU'EST-CE QUE LA VOLONTÉ POLITIQUE DES CITOYENS? COMMENT les tikhonoviens se proposent-ils d'influer sur sa formation? Il n'y a pas de réponses à ces questions ou, plus exactement, ces réponses sont-elles dissimulées sous des phrases absconses, entortillées.

Dans le préambule des Statuts des tikhonoviens, la forme fondamentale de leur activité est définie comme étant «la participation aux actions sociales et politiques, aux élections et référendums, ainsi que, dans le but d'y défendre les intérêts des citoyens, aux organes du pouvoir d'État et aux organes de l'autogestion locale». «Les SOVIETS comme forme authentiquement démocratique de l'autogestion du peuple», du rétablissement desquels les tikhonoviens se font les ardents préconisateurs, ne sont rien d'autre pour eux que le simple remplacement du panneau-enseigne des actuelles formations municipales du régime bourgeois. Pour le reste, tous les points de ces Statuts sont typiques de ceux des partis libéraux-bourgeois.

Si l'on analyse la Résolution du «Congrès des patriotes de Russie» réuni par les tikhonoviens à Moscou le 30 octobre, on y voit figurer en un point essentiel, de manière non équivoque, la CONSOLIDATION DE LA SUITE HIÉRARCHIQUE DU POUVOIR C'est bien là l'essentiel, ce pour quoi le Kremlin a créé ce nouveau parti pseudo-communiste, le P.C.A.tR. (ou VKPBoud., ou encore faux P.C.B.tUS – N.d.T.): LA CONSOLIDATION DE L'AXE POUTINIEN DE POURSUITE DE LA CONTRE-RÉVOLUTION BOURGEOISE.

Le dessein original du Kremlin du temps de Poutine est de s'emparer de l'initiative de toutes les forces communistes, patriotiques, protestataires, de prendre sur soi (par tikhonoviens interposés) les fonctions de coordination de leurs actions.

En d'autres termes, les tikhonoviens planifient, et assument déjà dans une certaine mesure (les marionnettistes du Kremlin n'y ménagent pas leur argent), la direction conjointe des forces protestataires dans le pays. Je pense que, sans les suggestions de nos «meilleurs amis» d'outre-océan, les politologues anticommunistes américains, ils ne s'en tireraient pas.

Dans leur lutte contre l'opposition effective, les tikhonoviens mettent habilement à profit tous les points ou aspects les plus névralgiques de l'activité de la société: la vulnérabilité sociale qui touche approximativement 80 p. 100 des citoyens, l'état d'humiliation des militaires et de leurs familles, la dignité outragée de la nation qui, par suite de la contre-révolution, s'est retrouvée en arrière-plan de l'histoire, le délabrement de l'économie, de la défense du pays, le bas niveau de son prestige politique, etc.

Le préambule des Statuts du VKPBoud. stipule de manière sacrilège qu'ils se proposent de développer l'héritage théorique de K. Marx, Fr. Engels et V. I. Lénine». Nous savons COMMENT les anticommunistes modernes font cela. Dans ces Statuts, il n'est pas dit un seul mot de I. V. Staline, ni, par suite, de toute l'époque de la grande histoire soviétique révolutionnaire et de l'édification de la puissante base du socialisme, de la victoire du peuple soviétique dans la Grande Guerre patriotique; toute la période de 1924 à 1953 est rayée de la vie du peuple. Rayées de notre histoire les années les plus légendaires et les plus victorieuses!

Dans la mesure où, à en juger par les Statuts de leur parti, toute l'activité des tikhonoviens va tourner autour de tous les genres de campagnes électorales et autres sondages du même type; ils gonflent par tous les moyens, bons et mauvais, la liste des effectifs de leur parti, en gratifiant chaque nouvelle inscrit sur cette liste d'une récompense en argent (selon les informations qui nous parviennent des comités locaux de notre parti qui observent bien la situation dans les régions). Dans l'article que nous avons publié précédemment «Encore une nouvelle provocation du régime contre le bolchevisme» (journal «Serp i molot», n° 11, 2004; v. l'article précédent p. 16), nous avons cité une information documentaire du camarade Grichoukov, député à la Douma d'État de la F.R., selon laquelle le Kremlin a assigné, déjà en septembre, une somme de 80 000 dollars (première tranche) rien que pour «la recherche de membres du parti» de Monsieur Tikhonov. De sorte que les listes de membres du parti «communiste» tikhonovien tout frais pondu avec ses 50 000 signatures pourront être bientôt présentées au Ministère de la Justice pour enregistrement3.

Se prononçant pour les méthodes purement parlementaires d'«amélioration de la vie» à la mode poutinienne, Vladimir Ilitch (non pas Lénine, mais Tikhonov), Président du Bureau politique du Comité central de son parti, a déclaré, lors d'une interview, aux correspondants qui lui posaient la question de savoir quelle place, dans le spectre politique du pays, les «communistes» de la dernière pluie s'assignaient-ils: «Comprenant bien la position de notre Président (Poutine – N.d.T.), je suis parfaitement convaincu qu'il doit y avoir une opposition dans tout pays. Sinon, en l'absence d'opposition, c'est le marasme complet! De ce point de vue, nous sommes convaincus que c'est précisément notre parti qui sera le parti de l'opposition» (la «Rossiskaya pravda», n° 2, 2004, p. 1).

Décision original du Kremlin: il s'est lui-même créé sa propre opposition qu'il entretient à ses propres frais! Comme l'on dit, on ne saurait imaginer mieux et plus approprié.

3. Pour faire enregistrer son parti «communiste» au Ministère de la Justice, Monsieur Vladimir Ilitch Tikhonov, Gouverneur poutinien de l'oblaste d'Ivanovo, doit présenter une liste d'au moins 50000 membres, avec noms, adresses et signatures. Comme il ne les a pas, loin s'en faut, il les achète avec le fric dont l'abreuve le Kremlin en glissant une poignée de roubles dans la main de quelques miséreux. (N.d.T.)

Les tikhonoviens se propose d'édifier un capitalisme socialiste (consensus public et propriété privée) sous les drapeaux rouges, avec bas-reliefs de V. I. Lénine, aux accents de l'Internationale et sous le mot d'ordre communiste «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!» (comme en Chine! – N.d.T.). L'ensemble de la symbolique communiste constitue un excellent appât, dans la mesure où, aujourd'hui, notre vie misérable sans avenir bouleverse l'opinion publique dans le sens du retour aux valeurs du socialisme.

Et c'est ce que le régime poutinien met à profit dans ses tentatives de stabiliser une situation qui devient de plus en plus chancelante dans le pays, une instabilité qui apparaît dans toutes les sphères de l'activité de la société.

Le régime tente d'utiliser les mots d'ordre et drapeaux communistes pour détourner tout le mouvement protestataire du chemin de la lutte pour la renaissance du socialisme, pour le rétablissement de l'U.R.S.S., il tente de le détourner et, par ce moyen, de l'anéantir.

Dans la mesure où le régime en place est bien informé de nos intentions – le Kremlin suit très attentivement notre activité- notre sondage sur la tenue d'une conférence sur la coordination et le regroupement des efforts de toutes les forces protestataires du pays ne pouvait alors pas ne pas être utilisé à des fins de provocation, sondage que nous, les bolcheviks, avons commencé dans la première décade de septembre de cette année à Moscou. Cette conférence avait été programmée pour se tenir le 16 novembre de cette année (2004 – N.d.T.). Mais, comme cela est apparu le jour de sa tenue, la conférence a été limitée à un cadre plus étroit, au cadre de la discussion de la coordination des actions des partis communistes de Russie, pratiquement de ceux du Roskomsoyouz. C'est le camarade A. V. Kryoutchkov, Président du Comité de défense des prisonniers politiques et Premier secrétaire du P.d.C.R., qui, c'est traditionnel à Moscou, s'est chargé des questions d'organisation pour la préparation et la tenue de la conférence. Ont également été invités à la conférence les tikhonoviens(?!), V. Anpilov, O. Chénine et autres. Lors de la discussion de la question de la signature de l'Accord, les avis des présents ont été partagés. Puisque l'Accord. «De la coordination des actions des partis communistes de Russie» ne peut être signé que par des dirigeants de PARTIS COMMUNISTES, l'apposition d'une signature au bas de ce document politique de communistes doit alors correspondre pleinement à la destination dudit document. Ce qui s'est trouvé être le plus étrange, c'est le fait que la position de classe du parti tikhonovien, son refus de la dictature du prolétariat et des formes révolutionnaires de lutte découlant de l'acceptation de cette dictature du prolétariat, et de toute une série d'autres principes communistes marxistes-léninistes fondamentaux, n'ont absolument pas intéressé les dirigeants du Roskomsoyouz: A. Prigarine, V. Kryoutchkov, V. Anpilov de Russie laborieuse (je ne puis admettre qu'ils ne soient pas au courant de ce qu'est ce parti).

Une question se pose: QU'EST-CE qui a obligé les dirigeants des organisations politiques communistes susmentionnées à renoncer à la position de classe, au marxisme? Pour satisfaire QUOI? Leurs embarras d'argents? Ou QUELQUE CHOSE D'AUTRE? (O. Chénine a renoncé à la rencontre et en a été absent.) V. Tyoulkine s'est abstenu de signer le document politique justifiant sa position par l'ignorance dans laquelle il se trouve de la nature de classe des partis qui sont entrés dans la structure tikhonovienne (en particulier, de la partie du parti socialiste gorbatchyovien). Aucune explication n'a suivi de la part des tikhonoviens...

Il est intéressant de mentionner ce fait loin d’être sans importance: avant la conférence, le Kremlin a téléphoné à certains dirigeants du Roskomsoyouz pour savoir si la conférence AVAIT EU LIEU ou non (ou, pour parler plus carrément, si l’on était parvenu à aiguiller le Roskomsoyouz sur une voie menant nulle part sur le plan de la perspective communiste.

En analysant la situation du mouvement communiste sur le territoire de la F.R., on arrive à la conclusion que la situation de son unification sur une base marxiste-léniniste demeure à l'instant donné objectivement faible en raison du fait que le processus de démarcation se poursuit en s'accélérant. Comme l'a montré la conférence, les partis du Roskomsoyouz ne sont hélas pas capables de devenir un facteur d'unification du mouvement communiste. Leur position par rapport au P.C.A.tR. tikhonovien créé par le Kremlin témoigne du fait qu'au fond, ils pataugent dans le marais de l'opportunisme et du renoncement aux principes marxistes-léninistes. CE NE SERONT PAS EUX QUI CONDUIRONT LE MOUVEMENT COMMUNISTE À LEUR SUITE au cours de cette décennie.

Le P.C.F.R. zyouganovien, après que les tikhonoviens s'en furent détachés, a au contraire gauchi ses positions, s'est épuré de ses odieux braillards qui hurlaient leur attachement aux principes communistes, ainsi que de ses personnages ne comprenant strictement rien ni à la politique, ni au marxisme dans son ensemble et qui, pour cette raison, se trouvaient être d'éternels conformistes qui ne désiraient que se rapprocher un peu plus près du pouvoir actuel dans le seul intérêt de leur propre gamelle toujours bien pleine. Le désir du Kremlin de chevaucher le mouvement communiste, de s'en rendre maître et de le diriger ne s'est pas réalisé et ne se réalisera jamais! Mais les tentatives et attaques du Kremlin vont se poursuivre, des attaques très violentes et raffinées. Nous devons y être prêts.

Partant du développement de la situation négative dans laquelle va se trouver la Russie dans le plus proche avenir dans l'axe de l'échec de la reforme poutinienne de la gestion communale des immeubles d'habitation (désorganisation complète de cette gestion dans les grandes et moyennes villes, laquelle a été laissée à l'abandon durant 20 à 30 longues années), de l'approfondissement des problèmes non résolus dans le domaine de l'économie, des processus de désintégration du territoire de la F.R. (oblaste de Kaliningrad, Tchétchénie, etc.), comme du résultat de l'<amour ardent» que nous portent à nous, la Russie, nos «meilleurs amis» de l'étranger, et les «meilleurs amis» d'outre-océan de Vl. Poutine, l'augmentation de la tension sociale dans la société, etc.; tout cela retourne objectivement l'opinion des millions d'indigents dans le sens du socialisme et du bolchevisme comme seul «courant scientifique de la pensée politique» comme «modèle de tactique pour tous» comme «guide pour l'action» comme théorie et pratique révolutionnaire du XXIè siècle.

L'exacerbation de la situation internationale du fait de l'augmentation incoercible de l'agressivité des milieux dirigeants siono-imperialistes, créatures du complexe militaro-industriel des É.-U., l'aspiration des É.-U. à déclencher de nouvelles guerres locales dans le Proche et le Moyen-Orient, la nouvelle durée d'exercice de G. Bush comme Président fascisant des É.-U., rendu fou par l'impunité (pour le moment) de sa politique criminelle à l'égard de l'Irak, des pays socialistes et avant tout de R.P.D.C., des autres États indépendants et épris de liberté qui possèdent d'importantes ressources énergétiques et biologiques, de très précieuses richesses naturelles dans leur sous-sol; tout cela témoigne du développement de la situation de crise dans le monde. De nouveau, seule la révolution socialiste peut sauver le monde de l'inévitable catastrophe globale, tout comme au début du XXè siècle, en Russie, maillon le plus faible de la chaîne impérialiste des États dans l'État où les gens savent CE QU'EST LE SOCIALISME et peuvent tirer eux-mêmes les conclusions qui s'imposent, QUEL EST LE RÉGIME qui défend les intérêts du peuple laborieux, des millions d'ouvriers redevenus des prolétaires.

Le socialisme est objectivement l'unique chance de salut des peuples de la Terre face aux crises globales dans les domaines économique, écologique, démographique, informationnel et autres, puisque c'est précisément lui qui reflète le plus complètement les valeurs humaines universelles. Le socialisme vainqueur dévoilera ses possibilités illimitées d'autoperfectionnement.

L'intérêt que la société porte à notre parti, le Parti communiste des bolcheviks de toute l'Union soviétique, va grandissant. Nous tirons cette conclusion en nous basant sur la croissance de l'intérêt pour nos journaux, pour les informations que délivre notre parti sur son site Internet (croissance de la visite du site du P.C.B.tUS et de celui de l'organisation de jeunes du parti). Depuis ces derniers temps, nous enregistrons une nette augmentation du nombre de jeunes militants formés.

Oui, nous, le Parti communiste des bolcheviks de toute l'Union soviétique, agissons et propageons nos idées bolchevistes, devançant le temps de 3 à 7 ans où la société sera pleinement réceptib1e à notre idéologie marxiste-léniniste. Nous restons, comme par le passé, le vecteur de développement du mouvement communiste sur tout le territoire de l'ancienne U.R.S.S. Et c'est bien pourquoi c'est précisément NOUS qui sommes les annonciateurs de la révolution socialiste qui s'avance. Cela exige de nous, les bolcheviks, de travailler plus activement avec toutes les forces et couches d'avant-garde de la société, à l'intérieur de la classe ouvrière, parmi les travailleurs de l'agriculture, parmi les travailleurs intellectuels.

Nous, membres du Parti communiste des bolcheviks de toute l'Union soviétique, savons bien quelle est toute notre responsabilité pour le développement du mouvement communiste et pour l'avenir du pays. C'est pourquoi nous franchirons la route très difficile qui conduit à la révolution socialiste, à sa préparation et à sa réalisation, la route qui conduit à la renaissance de notre belle et grande Patrie socialiste multinationale, l'Union des Républiques socialistes soviétiques.

VOUS TOUS à qui notre glorieuse Patrie socialiste est chère, qui se sentez responsable de l'avenir des générations qui montent, rejoignez hardiment nos rangs!

Prolétaires de tous les pays unissez-vous!

N. A. ANDRÉYÉVA, Secrétaire générale du C.C. du P.C.B.tUS
LÉNINGRAD, le 22 novembre 2O04.

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