Venezuela: Chavez exproprie une compagnie pétrolière
«Il y a une nouvelle alternative logique au capitalisme et elle n'est autre que le socialisme. Mais nous mettrons bien sur pied notre propre modèle.» Ces mots, Hugo Chavez, président du Venezuela, les a prononcés à propos d'une nouvelle loi expropriant la NIVAC, firme pétrolière de Carrizales. Elle sera dirigée par État (51%) et par une coopérative ouvrière (49%). «Nous choisissons une autre option: le partage des richesses entre État et les travailleurs: la propriété sociale. C'est incompréhensible pour la logique capitaliste, mais il est vrai que ce système a un visage humain», a ajouté Chavez. Solidaire
« La vie de Chavez est en danger », déclare le
vice-président du Venezuela
La Havane, 04.06.05 (AIN)
José Vicente Rangel, vice-président du Venezuela, a réaffirmé que la vie du président vénézuélien Hugo Chavez est en danger et il a rendu le gouvernement des États-unis responsable de ce qui pourrait lui arriver.
Prenant la parole devant plus de 500 délégués d’une soixantaine de pays présents à la Rencontre contre le Terrorisme, qui se déroule actuellement à La Havane, le vice-président du Venezuela a souligné que de nombreux renseignements confirment que des secteurs de l’opposition ayant perdu tout espoir de renverser le gouvernement du président Hugo Chavez ont maintenant l’intention de l’assassiner.
José Vicente Rangel a indiqué que des paramilitaires colombiens et des cubano-américains provenant de Miami ont déjà pénétré au Venezuela pour tenter d’assassiner Hugo Chavez et il a assuré que la main de la CIA (l’Agence centrale de Renseignement des États-unis) se trouve derrière ces éléments.
Se référant à la possibilité que le chef de État vénézuélien soit abattu, le vice-président José Vicente Rangel a déclaré que « ce serait un crime de cet organisme (la CIA), du gouvernement US, du président George W. Bush et de son équipe, qui cherchent désespérément une issue étant donné que le Venezuela montre maintenant le progrès social le plus important de la région grâce au pétrole que volaient ceux qui administraient le pays dans le passé ».
Le vice-président vénézuélien a relevé en outre que l’« ingérence » cubaine au Venezuela réside dans l’envoi d’enseignants et de médecins qui travaillent dans les quartiers populaires et les régions les plus reculées de ce pays, si bien que « presque un million et demi de Vénézuéliens ont déjà appris à lire grâce à la coopération cubaine ».
A propos de la demande d’extradition contre le terroriste Luis Posada Carriles présentée au gouvernement des États-unis, José Vicente Rangel a réaffirmé que le droit est du côté du Venezuela puisque tout confirme que cet individu est impliqué dans l’attentat contre un avion cubain de passagers dont l’explosion en vol s’est soldée par la mort de 73 personnes, en 1976.
Ayant rappelé qu’un traité d’extradition existe depuis 1922 entre le Venezuela et les États-unis, le vice-président vénézuélien a signalé que l’administration Bush ne peut qu’extrader Posada Carriles ou « donner un coup pied aux lois et au traité ».
Le vice-président vénézuélien a souligné que l’attentat contre l’avion cubain date de l’époque où le père du président George W. Bush dirigeait la CIA, organisme pour lequel travaillait Posada Carriles alors qu’il occupait une haute responsabilité au sein de la police politique vénézuélienne de l’époque.
Après avoir rappelé encore que Posada Carriles s’est évadé d’une prison vénézuélienne avant la fin du procès entamé contre lui pour son implication dans l’attentat contre l’avion cubain, le vice-président vénézuélien a écarté toute possibilité que son pays remette le terroriste à Cuba s’il est extradé par les États-unis
Il a ajouté à ce propos que le Venezuela a suffisamment de raisons pour souhaiter que Posada Carriles soit mis à la disposition de ses propres tribunaux dans la mesure où l’on sait aussi que cet individu a participé également à la répression politique dans ce pays.
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