IVe Congrès du P.C.B.t.U.S.
Moscou, les 16 et 7-04-2005

Rapport Politique

La Retraite est Terminée, Il est Temps de Passer à l'Offensive

Rapport présenté par Nina Andréyéva, secrétaire générale du CC. du P.C.B.t.U.S., Suite. (No 70 pp. 3 à 11 dans «Nouvelles d'U.R.S.S.», Voir e début dans le no 69 des «Nouvelles d'U.R.S.S.», pp. 3 à 17

III. La Crise de l'Impérialisme et la Politique Étrangère Criminelle des É.-U.A.

Actuellement, l'ensemble du système impérialiste des États, au char duquel nous nous trouvons à présent également attelés, craque sur toutes ses coutures, envahi qu'il est par une crise de civilisation et de système. La notion de crise de civilisation et de système a été introduite ces temps derniers dans le vocabulaire par les politologues. En d'autres termes, cela signifie crise multilatérale de la civilisation humaine qui se manifeste dans toutes les sphères d'activité de la société contemporaine:

- crise de l'économie mondiale qui s'accompagne d'une crise politique globale avec violation de tous les aspects de l'ordre mondial existant et de la structure sociale universelle;

- crise économique comme résultat du développement de l'activité technogène de la civilisation.

Il résulte de tout cela:

- une crise de la personnalité, une crise spirituelle, une crise de la conscience, une perte par l'homme de tout ou parti de ses points de repère dans la vie.

Extérieurement, la crise de civilisation et de système se manifeste dans l'instabilité, qui va en ‘accélérant dans le temps, de l'organisation existante de la société dans la perte par cette dernière de toutes perspectives de développement stable.

Partant du point de vue marxiste, partant de la position de la conception scientifique, matérialiste, de l'histoire et des phénomènes sociaux, LA CRISE DE CIVILISATION ET DE SYSTÈME est une crise universelle en voie d'extension du système mondial de l'impérialisme dans son ensemble, laquelle a déjà amené la civilisation au seuil de son autodestruction.

L'impérialisme agonisant est devenu fou et c'est pourquoi il est très dangereux. Dans l monde du capital, toute chose n'existe qu'au nom de l'argent et non pas des valeurs spirituelles. Un tel état de chose est contraire à la nature de l'Homme, c'est une perversion du sens de la vie de l'homme et c'est pourquoi le système impérialiste doit être anéanti et remplacé par le Socialisme qui révélera ses possibilités illimités d'autoperfectionnement de la société et e la Personnalité.

La crise de civilisation et de système a également saisi les E.-U.A. de ses tentacules. Le déficit du budget de 1’État de la superpuissance impérialiste, qui se targue de sa force, dépasse de 4 fois l'ensemble du budget de la Russie. Le déficit commercial croissant et le déficit du budget des É.-U.A. sont devenus le principal problème de l'économie mondiale. Le dollar américain, gagé à moins de 10 p. 100 par la réserve d'or, devient le mal e tête des autres États impérialistes qui se sont mis à faire des tentatives de se débarrasser de leurs réserves de dollars. La Corée du Sud l'a fait savoir en février 2005. Les Îles Bahreïn se sont prononcées à sa suite dans le même sens, Au début de 'année, la Russie a manifesté son intention de remplacer une partie de ses réserves de dollars par des euros. La devise européenne (l’euro) a été introduite pour, c'est évident, maintenir a stabilité de l'économie de toute la zone euro en cas d'effondrement du dollar des É.-U.A. Mais la crise de civilisation et de système n'a pas non plus épargné l'Europe. L'instabilité de l'économie de l'Europe se manifeste., en particulier, dans la croissance du chômage qui, dans la majorité des pays leaders, a déjà atteint le cote des 10 à 12 p. 100 au-delà de laquelle l'explosion sociale suit inévitablement. Ce qui en constitue le précurseur, se sont les actions massives d protestation:

grèves, manifestations contre les fermetures fin d'entreprises, les réductions d'effectifs, l'allongement de la durée de la journée de travail avec maintien du même niveau de salaire.

Les É.-U.A. tentent de sortir de la crise en pratiquant une politique étrangère d'expansion et de colonisation des territoires des États possédant de riches réserves d'hydrocarbures ou présentant une importante situation géostratégique. Le 11 septembre 2001, prétextant de la destruction des deux tours gratte-ciel jumelles du Centre commercial mondial de New York, les É.-U.A. ont mis en service un nouvel épouvantail - le «terrorisme international» - sur lequel ils fondent leur politique de banditisme étatique et politique (le fascisme) qu'ils pratiquent à l'égard de la majorité des pays du monde arabe sur les territoires desquels se trouvent les principales réserves mondiales de pétrole, ainsi qu'à l'égard des pays qui mènent leur propre politique indépendante des É-U.A. Alors que tout le monde sait parfaitement dans le monde que ce sot précisément les É.-U.A. qui ont créé dans le monde entier des camps militarisés dans lesquels sont formées des bandes terroristes utilisées par ces mêmes É.-U.A. pour renverser les régimes progressistes dans le monde et assassiner les hommes politiques indésirables à l'Amérique.

L'acte monstrueux de l'holocauste du 1 septembre-le sacrifice de leurs propres citoyens par les puissants de ce mode - a été commis dans le but de pousser à de nouvelles injections de milliards dans le complexe militaro-industriel des É.-U.A., dans le but de provoquer un nouveau tour de la course aux armements dont ils tirent de fabuleux profits. Commis par les services spéciaux des É.-U.A., non sans en avoir au préalable informé le Président G. Bush (à en juger par sa réaction à l'annonce de l'événement), réalisé dans le but d'offrir une totale liberté aux vautours des É.-U.A. dans le choix des moyens et des méthodes de représailles et d'exécution des «actes de châtiment» contre tout pas que les É.-U.A. désigneront du doigt comme étant une base de «terrorises». Les É.-U.A. ont obligé d'autres pays impérialistes à se rallier à leur lutte contre ce fameux terrorisme aux fins de mise en pratique des plans et prétentions géopolitiques des É.-U.A. à la domination mondiale.

Comme un véritable fidèle sujet des É.-U.A., Vl. Poutine, Président de la F.R.., a plus d'une fois exprimé et confirmé la position de la Russie à «porter des coups préventifs contre les bases de terroristes sans n avertir qui que ce soit à l'avance». Étant donné que les «bases de terroristes» ne se trouvent naturellement pas sur le territoire de la Russie, EN QUOI la politique étrangère de Poutine se différencie-t-elle alors de celle des É.-U.A. dans cette question?

Partout où la botte du soldat américain ou otanien se pose, elle ne laisse derrière elle que des ruisseaux de sang, des ruines et des larmes que l'o ne peut effacer:

- 1999, – agression américano-otanienne contre la Yougoslavie souveraine qui a abouti à la liquidation de l'État, à son démembrement en plusieurs petites enclaves: Croatie, Serbie, Monténégro, Bosnie, Slovénie, Macédoine;

- octobre 2001, – sous couvert d'une opération antiterroriste, début de la guerre contre l'Afghanistan qui dure encore à ce jour. Finalement à la doctrine de Taft (guerroyer par l’argent plutôt que par la force vive des bidasses américains), les É.-U.A. ont rejeté tout le poids de la conduite de cette guerre et tout le fardeau de sa responsabilité d'abord sur l'Angleterre et ensuite sur la Turquie;

- mars 2003, – début de la guerre contre l'Irak qui a eu pour prétexte imaginaire la prétendue présence d'armes de destruction massive en Irak, lesquelles n'ont d'ailleurs jamais été trouvées par aucune des commission internationales. Les bombardements barbares opérés par les Américains en Irak ont amené le chaos économique, politique et administratif dans le pays et la recrudescence des discordes religieuses et internationalités. On n'en voit pas la fin.

En octobre 2004, G. Bush a manifesté son intention de bombarder l'Iran en juin 2005. Promoteur de la politique pro-américaine au Proche-Orient, Israël a manifesté la même intention au début de 2005.

Les É.-U.A. continuent à grincer des dents avec rage à propos de la R.P.D.C. - pays socialiste, chef de file des États socialistes qu'ils n’ont jamais pu soumettre et qui leur est inaccessible.

Après avoir accompli la contre-révolution en U.R.S.S. par les mains de Gorbatchyov et de son équipe et l'avoir démembrée en «États souverains», les É.-U.A. rassemblent à présent sous leur influence l'une après l'autre les anciennes républiques fédérées soviétiques en s'efforçant d'extraire le Caucase e la Russie, d’isoler celle-ci de l'Asie moyenne et des autres régions de l’ancienne U.R.S.S. en raison de l'influence qu'elle conserve encore suffisamment pour le moment dans ces régions où se trouve une importante population russe ou d'expression russe. Dès le moment de l'effondrement de 1’U.R,.S.S., l'Amérique a commencé à assurer sa présence militaire en Géorgie., en Azerbaïdjan, en Ouzbékistan, en Kirghizie en y utilisant les aérodromes de stationnement stratégique., ainsi que d'autres installations militaires créées du temps de l'Union soviétique. Naturellement, sur ces installations et bases se trouvent non seulement des spécialistes militaires, mais également des techniciens d la politique qui effectuent un travail planifié à différents niveaux en vue d'amputer la Russie de ces républiques.

SUR LE TERRITOIRE DE L'EX-U.R.S.S., les É.-U.A. mènent leur politique expansionniste sous le slogan de la «lutte pour la démocratie»et «contre la violation des droits de l'homme». Ils ont parfaitement organisé et mené bonne fin la prétendue «révolution des roses» en Géorgie où ils ont mis e place Saakachvili, d'orientation pro-américaine., au poste de Président. Les É.-U.A. ont tout aussi parfaitement opéré en Ukraine en y organisant la prétendue «révolution orange». Comme nous en ont informés les moyens d'information de masse d'Ukraine et de Biélorussie, plusieurs millions de dollars ont été déversés en Ukraine pour y réaliser la révolution anticonstitutionnelle en trois tours, jusqu'à ce que Youchtchenko, créature américaine, soit hissé au poste de Président, et son amie Y. Timochenko, au poste de Premier ministre. Timochenko a gagné un milliard de dollars en trafics dans le commerce d'armes russes; à ce propos, le Parquet général de Russie a lancé un avis de recherche internationale contre elle. Ce milliard de dollars, placé dans une banque américaine d'outre-océan, lui est devenu un puissant stimulent pour le passage en fraude de Youchtchenko dans le fauteuil présidentiel. Et Youchtchenko, tout comme Saakachvili., ont été reçus avec une extrême bienveillance en février 2005 en Occident, à la session de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg, en leur qualité de «combattants pour la démocratie», en réalité pour leur trahison des intérêts de leurs peuples et de l'amitié séculaire qui lie l'Ukraine et la Géorgie à la Russie.

En mars 2005, une «révolution des tulipes» s'est produite en Kirghizie (Kirghizistan), laquelle a commencé dans les secteur méridionaux de la république qui sont les plus pauvres et miséreux, avec un chômage absolu à cause de la liquidation en ces lieux de pratiquement toutes les entreprises construites à l'époque soviétique.

À notre époque troublée de la contre-révolution, il y a bien assez de toutes sortes d'éléments déclassés et criminels dans toutes les républiques de la C.É.I. qui sont prêts, pour fort peu d'argent, à aller dans les meetings, à piller, à tuer, à soutenir aux élections celui qui paie le plus, surtout si ce paiement est effectué en devises.

Les É.-U.A. ont déversé des millions de dollars - venant de prétendues «organisations non gouvernementales». d’«instituts» divers et variés et de particuliers, tel Soros et d'autres - sous les entes des «oranges» à Maîdana (place à Kiev) pour les repas et vêtements chauds distribués gratuitement aux participants aux meetings durant fin de a page tout un mois, transportés ici des différents coins de l'Ukraine, principalement des régions occidentales.

Dans toutes ces prétendues «révolutions à fleurs» la jeunesse (qui n'a jamais rien connu d’autre que la contre-révolution) s’est trouvée largement mobilisée.

En Kirghizie, se furent, pour l'essentiel, des adolescents de 14 à 18 ans, à coups de gourdins, de pierres, ayant l'humeur agressive et disposés au meurtre, aux dégradations, aux affrontements avec les représentants des services de protection de la légalité. Les journalistes qu travaillaient en Kirghizie à ce moment-là ont fait remarquer que la majorité de ces jeunes agissait en état d'ivresse narcotique.

La façon de la réalisation de ces «révolutions» à fleurs est toujours la même, bien qu'il y ait quelques différences. En Géorgie et en Ukraine., c'est la jeunesse estudiantine qui a pris la part l plus active aux «révolutions» (au déroulement des actions de rue, à l'organisation des meetings, etc. Au Kirghizistan, il semble que la principale force organisatrice de la contre-révolution ait été constituée de l'élite dirigeante, familière du Président Akayev. On peut par conséquent dire que, lors de l réalisation de ces «révolutions», les Américains ont parfaitement tenu comte des particularités de la région.

En décembre 2004, le site web socialiste mondial (d'après Jastas Leitch) a publié une intéressante information relative à QUI a organisé, COMMENT, et QUI a financé les «interventions révolutionnaires de la jeunesse» et des organisations néo-libérales d'extrême droite là où a été réalisé la substitution forcée du pouvoir sous le prétexte d'une intervention contre prétendument, les truquages intervenus lors du traitement des bulletins e vote.

La source citée plus haut indique qu’«en Ukraine, le RÉSEAU néolibéral des organisations d'extrême droite, financé par différentes institutions américaines (1’Institution démocratique nationale", l’Institution républicaine internationale ", 1’Agence pour 1’extention internationale des .-U.A. "etc.), avait réalisé un plan préparé à l’avance, mis u point aux É.-U.A.: placer l'Ukraine sous un contrôle strict des É.-U.A. et ouvrir davantage le pays aux capitaux étrangers». «Le groupe le plus actif (en Ukraine), le groupe «Pora» l. a été formé pour l'essentiel de jeunes étudiants pour assurer la propagande et certaines actions au cours de la campagne électorale sous la devise: -Les citoyens avaient le droit! "». Et plus loin, toujours dans cette même source, il est dit: «Le modèle politique du groupe 'Pora'1 est le néolibéralisme. Les membres et militants en vue de cette organisation ont été formés créés, instruits) PAR DES SPÉCIALISTES DES É.-U.A. et, comme ils l'affirment eux-mêmes (c.-à-d. les membres du groupe Pora! "), ils ont profité de 1’expérience et des conseils des organisations similaires de Serbie (l'organisation 'Otpor'2 en 2000), de Géorgie l'organisation 'Khmara!'3 en 2003) et d'autres pays».

1. Pora!, – exclamation ukrainienne (et russe) signifiant 'Le temps est venu!' ou 'l est temps!'. (N.d.T.)
2. Otpor, – mot serbe signifiant 'résistance'. (N.d.T.)
3. Khmara!, – exclamation géorgienne signifiant 'Assez!' o 'Ça suffit!'. (N. d. T.)

Le Comité exécutif du Centre américain qui s'occupe de la formation des militants des organisations contre-révolutionnaires opérant dans la C.É.I. compte parmi ses membres (ce qu est lourd de signification) l'apologiste de l'anticommunisme et de l'antisoviétisme Zbigniew Brzezinski, 77 as, ancien conseiller pour la sûreté national dans le gouvernement de Jimmy Carter, ainsi que précepteur spirituel et maître des anticommunistes zoologiques Madeleine Albright et Condoleezza Rice, actuel ministre des Affaires étrangères des É.-U.A. sous G. Bush en son second mandat présidentiel.

Le Centre américain susmentionné chapeaute plusieurs organisations prétendument non gouvernementales financées par l’«Agence pour l'extension internationale des É.-U.A.».

Mais l’INTITULÉ même de leu source de financement fait référence à un financement GOUVERNEMENTAL et ÉTATIQUE de tous les programmes réalisés par ce Centre sur le territoire de l'ex-U.R.S.S.

Prenant la parole à un meeting à Bratislava le 24 février de cette année, G. Bush a accusé la Russie de «manquer de démocratie» et a promis que lui, Bush, «... aidera à la démocratisation de la Russie».

Dans un entretien qu'il a eu avec le correspondant les «Izvestiya» du 21-03-2005), Brzezinski a déclaré que, à ce qu’il dit, «... les Ukrainiens ont fait la démonstration de leur courage politique et ont montré leur attachement aux normes européennes que, je pense, la génération de Russes qui va suivre voudra retrouver»(!). Il a également manifesté son soutien à l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN et exprimé sa «certitude de ce que l'orientation de l'Ukraine vers l'Occident contribuera également à des mouvements ultérieurs du côté de la Russie ... ».

Mais en attendant, c'est la Biélorussie qui se trouve sur la liste des «révolutions à fleurs» à réaliser, Biélorussie dans laquelle «d'une façon générale, il n'y a pas de démocratie».Les É.-U.A. vont faire coïncider cette «révolution» avec le déroulement de la campagne électorale présidentielle qui doit avoir lieu en 2006 en république de Biélorussie. Mais la préparation bat déjà son plein. Lors d’un meeting non autorisé à Minsk le 26-03-2005, consacré à la création, en 1918,de la prétendue République populaire biélorusse sous le contrôle des troupes d'occupation du Kaiser, un groupe de jeunes gens a distribué des tracts au texte suivant: «Nous allons commencer la révolution biélorusse!». Nombre de ceux qui s trouvaient à ce meeting ont été étonnés de cet appel. Peu de temps après cette action, les moyens biélorusses d'information de masse l'ont commentée en ce termes: «La 'Révolution" biélorusse a fait un bide». C'est ainsi, mais c'est le début d'une vaste activité provocatrice, comme nous le pensons, de l'un de ces centres de jeunes qui opèrent sous le contrôle des Américains, suivant le modèle et à l'image des autres centres analogues qui ont opéré en Géorgie et en Ukraine. Ces jeunes gens vont lancer un ballon d'essai encore vacillant, mais les bases en auront été jetées.

Quelques mots pour information à propos de cette République populaire biélorusse qui se trouvait sous la domination des troupes d'occupation allemandes. Le faux gouvernement de cette R.P.B. s'est adressé aux gouvernements de l'ENTENTE pour qu'ils le reconnaissent, mais aucun d'eux n'a reconnu cette formation étatique nouvellement apparue, même pas le gouvernement de l'Allemagne elle-même. En ces années-là., le gouvernement de la R.P.B. a envoyé un télégramme en Allemagne disant ceci; «Ce n'est que sous l'égide de l'Empire allemand que le peuple biélorusse peut être libre». Le texte de ce télégramme témoigne mieux que n'importe quoi d'autre de l'orientation politique des actuels «révolutionnaires» de Biélorussie.

Dans la question de la fameuse pseudo-«non-ingérence dans les affaires de la C.É.I.», la position inoffensive, peureuse, de a direction de la Russie, héritière en droit de l'U.R.S.S., étonne. NOUS avons d'une certaine manière complètement oublié que, tout récemment encore, nous formions une NATION UNIQUE, LE PEUPLE SOVIÉTIQUE. Et de plus, beaucoup de Russes vivent dans les républiques de la CÉ.I. et nous devons, nous, la Russie, naturellement les défendre, eux et leurs intérêts. L'Amérique, qui devient de plus en plus insolente, dynamite sans gêne aucune la situation à l'intérieur des anciennes républiques fédérées qui nous sont limitrophes, tandis que nous balbutions, tels des enfants, sur la «non-ingérence», en oubliant que la Grande Russie a été rassemblée par nos ancêtres tout au long des siècles en u État unique qui a présent et livré au déchiquetage du rapace impérialiste, les É.-U.A.

En ce qui concerne les désirs d'annexion des territoires qui appartenaient auparavant à l'U.R.S.S. et à présent à la Fédération de Russie., cela ne se rapporte pas qu’aux seuls É.-U.A., mais également au Japon, à la Chine, à la Finlande e à d'autres.

On ne peut en finir avec la politique criminelle de 'impérialisme qu'en renonçant au système impérialiste d'organisation de la société, qu'en passant à la formation socialiste.

IV. Le Socialisme est l’Unique Chance de Salut de l’Humanité

Le capitalisme est consumé, il a tout transformé en marchandise, en objets d'achat et vente, même le couronnement de la nature, l'Homme lui-même, son intelligence, son âme, son corps.

Le socialisme est l'unique chance de salut de l'humanité contre les crises militaires, écologique, démographiques, informatiques et autres, car c'est le socialisme qui reflète le plus complètement LES VALEURS DE L'ENSEMBLE DE L'HUMANITÉ, LES INTÉRÊTS DE L'ENSEMBLE DE L'HUMANITÉ.

«Hors du socialisme il n'est point de salut pour l'humanité contre les guerres, les famines, la mort de millions et de millions d'hommes» (V. I. Lénine, œuvres compl., t. 31, P. 130, éd. en russe).

Cette conclusion de Lénine découle des fondements scientifiques mêmes de l'ensemble des lois objectives du développement de l civilisation, de la conception marxiste-léniniste des processus historiques qui s'opèrent. Il n'existe pas d'autres sciences du développement de la civilisation humaine.

PAR QUELS MOYENS, PAR QUELLES MÉTHODES le retour d la société sur la voie de l'essor de son développement, sur la voie u socialisme est-il possible?

Je pense que cette question ne constitue guère un sujet de discussion dan cette salle. Nous, membres du Parti communiste des bolcheviks de toute l'Union soviétique, mettons en pratique l'idéologie SCIENTIFIQUE, par conséquent la seule SÛRE, du marxisme-léninisme suivant laquelle le retour a socialisme n’est possible que par le moyen de la révolution socialiste. S la contre-révolution peur être rampante, les révolutions rampantes sont, par contre, par principe impossibles.

Il apparaît que c'est précisément nous, LES COMMUNISTES SOVIETIQUES, qui devons nous mettre à la tête du processus de refus du système mondial de l'impérialisme, nous mettre à la tête du processus révolutionnaire mondial.

Cette opinion est fondée sur le fait que nous, LES COMMUNISTES SOVIÉTIQUES, outre la théorie scientifique du marxisme-léninisme, «courant le plus à gauche dans le mouvement ouvrier mondial» (I. V. Staline, Oeuvres, t. 11, p. 283, éd. en russe), NOUS AVONS:

- l’expérience heureuse de la préparation et de la réalisation de la révolution socialiste (avec la nécessité pour nous de tenir naturellement compte des réalités des conditions de vie d'aujourd'hui, de l'existence des systèmes informatiques et des moyens d'information de masse d'un niveau technique élevé);

- la riche expérience de 70 ans d'édification heureuse du socialisme dans les conditions e l'encerclement impérialiste;

- l'analyse des erreurs commises u cours du processus d’édification du socialisme en U.R.S.S. et l'analyse des causes qui ont assuré la victoire temporaire de la contre-révolution en U.RS.S. sous Gorbatchyov;

- l'organisation politique qui se conforme de manière orthodoxe au bolchevisme, marxisme-léninisme de notre temps: le Parti communiste des bolcheviks de toute l'Union soviétique;

- une jeunesse politiquement très formée, qui partage et professe l'idéologie du marxisme-léninisme et est prête à oeuvrer avec nous pour la mise en application es tâches inscrites dans le Programme du P.C.B.t.U.S. Depuis ces derniers temps on observe un accroissement actif du nombre de jeunes qui entrent au P.C.B.t.U.S.;

- une partie déjà assez considérable de la population qui se place nos côtés, nous soutient et aspire à vivre sous le socialisme;

- une Russie qui, avec d'autres anciennes républiques fédérées de l'U.R.S.S., 'approche toujours plus près du bord d'une crise de toute la nation qui touche non seulement les exploités et les déshérités, mais même les exploiteurs, la classe dirigeante et toute l’«élite démocratique».

Il apparat que, parmi toutes les anciennes républiques fédérées de l'U.R.S.S., la première place, dans le refus du système capitaliste d'organisation socio-politique, revient à LA RUSSIE. Cette conclusion découle du fait que la Russie a été et restera à l'avenir encore la principale république fondatrice de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Le rôle de la nation ruse dans l'U.R.S.S. est déterminé par le niveau de son développement culturel et économique et par le degré de son influence sur le développement des cultures et des économies des autres peuples dans les autres républiques.

Pour compléter ce qu'ONT les communistes soviétiques pour se mettre à la tête du processus révolutionnaire mondial, il faut encore ajouter que c'est précisément en Russie que s'amasse la force qui peut se transformer en un puissant soutien des masses prolétarisées de Russie dans le processus de réalisation de la révolution socialiste.

J'ai en vue l'augmentation de la population ouvrière arrivant des anciennes républiques soviétiques (augmentation des diasporas nationales) et qui se fixe dans les mégapoles comme main-d’ouvre dépourvue de droits qui ici, en Russie, gagne l'argent nécessaire pour subvenir aux besoins de leurs familles abandonnées par force et qui n'ont aucun moyen d'existence dans leur patrie. Ces ouvriers es diasporas ne peuvent pas faire marche arrière, ils n'ont aucune possibilité de retourner dans leur patrie nationale en raison du fait que l'on n'y trouve aucun travail. Et ici, en Russie, ils subissent la pire répression e l'arbitraire des employeurs qui les embauchent. C'est pourquoi cette partie de la société peut tout à fait soutenir la classe ouvrière de Russie dans les moments critiques de la lutte d'opposition des forces antagoniques.

Que Faut-il Faire?

Suivant Lénine:

«On ne peut ni faire la révolution, ni la porter sur une liste d'attente. On ne peut pas décider de commencer la révolution: la révolution surgit d'elle-même» (V. I. Lénine, œuvres compl., t. 31, P. 398);

«On ne peut pas prédire la marche de la révolution... on ne peut pas la provoquer. On ne peut qu'ouvrer en faveur de la révolution» (t. 36 P. 58);

«La croyance universelle en la révolution est déjà le commencement de la révolution» (t. 9, P. 159).

Suivant Marx:

«Aucune révolution ne peut être accomplie par un parti, elle ne peut l'être que par le peuple» (K. Marx et Fr. Engels, œuvres, t. 45, P. 475).

C'est de cette opinion de Lénine citée plus haut que procède notre principale tâche aujourd'hui:

Oeuvrer Pour La Révolution.

Nos Compagnons de Route et Nos Ennemis.

Durant les 13 années d'un dur et intense travail dans des conditions extrêmement complexes qui se sont écoulées depuis le moment de la création de notre parti, nous en avons convaincu plus d'un de ce que la renaissance du Socialisme et de notre Patrie socialiste est impossible sans accomplir la Révolution socialiste. Et ce n'est pas de notre faute si le processus de renaissance de l'U.R.S.S. traîne si longtemps. Un important «mérite» en revient à la nomenklatoura4 partiste de l'ex-P.C.U.S. Effrayée par la renaissance du Parti communiste des bolcheviks de toute l'Union soviétique début novembre 1991 (et, avant cela par notre Association «Unité pour le léninisme et les idéaux communistes» pour l'ensemble de l'U.R.S.S. créée en mai 1989). la nomenklatoura partiste s'est mise à créer toutes sortes de partis pro communistes dans le but de DÉTOURER LA MASSE des communistes honnêtes de rejoindre le P.C.B.t.U.S., ainsi que dans le but d'anéantir LE BOLCHEVISME comme courant de la pensée et de l'action politiques.

Les futurs leaders des différents partis communistes qui fonctionnent actuellement sur le territoire de a F.R... après nous avoir activement aidés après mars 1988, ont 'été terriblement effrayés en recevant de nous, fin 1988, les Statuts de l'Association «Unité». déclarant: «Mais c'est là une déclaration de parti! On VOUS fait TOUS changer de train!» et ils ont instantanément viré à 180 par rapport à nous. Les «initiativistes»5 comme on les appelle, – c.-à-d. la nomenklatoura partiste d'envergure districtale ou du type petite propriété terrienne – qui a tenu les congrès de l'Initiative communiste dans la Salle de fête de la moderne Maison de la Culture politique, toute de verre et de béton, fac à Smolni, n’ont pas daigné nous regarder en face et se sont mieux comportés envers les «démocrates» qu'envers nous.

4. Nomenklatoura on appelle ainsi en russe la liste (c.-à-d. la nomenclature) de tous les poses dont les titulaires étaient nommés directement par les instances supérieures de l'État, du parti, des syndicats. Ce terme désigne également, en un sens collectif, l'ensemble des personnalités officielles (fonctionnaires de l’État, du parti, des organismes économiques, scientifiques, artistiques, etc.) qui occupent ces postes. Sous le règne du traître Khrouchtchyov, ces fonctionnaires ont commencé à jouir de certains privilèges (tels que magasins et établissements de soins réservés, etc.) qui ont grandement contribué à les couper du peuple et à les corrompre en leur instillant une mentalité petite-bourgeoise de privilégiés, ce qui leur a peu à peu attiré un certain mépris de la part des travailleurs qui les appelaient du terme péjoratif de «nomenklatourchtchiki» («nomencliaturiens»). (N.D.T.).

5. Initiativistes, on a appelé ainsi les membres du mouvement politique dit «Initiative communiste», créé par les dirigeants de l'organisation de masse dite «Front uni des travailleurs» (F.U.T.) issue de la plate-forme dite «marxiste» a sein du P.C.U.S. en voie de décomposition. (N.d.T.)

Nous avons invité les «initiativistes» à la Conférence, pour l'ensemble de l'U.R.S.S., des partisans de la «Plate-forme bolcheviste au sein du P.C.U.S.»6 qui s'est tenue à Minsk les 13 et 14 août 1991.

Plus de 5000 membres du parti de différents rangs se trouvaient lors présents à Minsk dans la Grande Salle du Palais des congrès. Mai les initiativistes ne sont pas venus à cette conférence. En revanche, ils ont réuni d'urgence leur congrès fin novembre, en passant sous silence, devant les congressistes, la création du P.C.B.t.U.S.

Le P.O.C.R.7 a tenu son Congrès constitutif sans qu'il ait été procédé à l'adoption du Programme et des Statuts qui n’étaient pas encore prêts. Pour les P.O.C.R.-riens, il était d'abord important de jalonner au plus vite leur naissance, le fait même de leur apparition dans le nouveau paysage politique.

La création du P.O.C.R. a constitué le début de la division du mouvement communiste sur le territoire de la Russie et de l'ex-U.R.S.S., le début de la dispersion des communistes dans diverses niches partistes, à la grande satisfaction du pouvoir bourgeois. La création du multipartisme communiste a été le résultat de la réalisation de la mission sociale et politique du régime en place et de la haute nomenklatoura partiste de l'ex-P.C.U.S., couarde et prudente, surtout préoccupée de sa propre prospérité. Le P.O.C.R. a acquis d'excellents bureaux dans le bâtiment même de la Maison de la Culture politique, bureaux payés par Smolni,8 tout comme d'ailleurs l'édition de sa presse, les journaux et le salaire des fonctionnaires du P.O.C.R.

Les trotskistes qui participaient à la prétendue «plate-forme marxiste au sein du P.C.U.S.» ont, en 1992, créé le P.d.C.R.9 (de A. V. Kryoutchkov) et, ensuite, le P.C.R.-P.C.U.S.,10 (de A. A. Prigarine), tous deux rongés par un antistalinisme virulent.

L'antistalinisme des P.O.C.R.-riens était prédéterminé par leur attachement à la khrouchtchyoverie.

Sous la pression de masses du parti, l'antistalinisme de ces leaders «communistes» s'est fat extérieurement moins agressif. Certains d'entre eux ont même été obligés de se camoufler en se faisant passer pour des partisans de Staline.

En 1993, la haute nomenklatoura partiste a annoncé la, création du P.C.F. et, un peu plus tard, celle de l'U.P.C.-P.C.U.S.11 Cette haute nomenklatoura a fait connaître son attachement au communisme APRÈS que le régime en place de B. Yeltsine ait levé son interdiction des activités communistes. Nous avons déjà parlé dans nos journaux du fait que l'oukase portant interdiction des activités communistes (septembre 1991) a été préparé par le futur leader du P.C.F.R., G. Zyouganov, ancien collaborateur du département idéologique du C.C. du P.C.U.S. que dirigeait alors A. Yakovlev, architecte de la «pérestroîka». Lequel Yakovlev a proposé à G. Zyouganov, futur chef du P.C.F.R., d'utiliser, lors de la construction de son parti, les structures du parti qui se trouvaient à la base du P.C.U.S., ce qui fut fait. La création du P.C.F.R. s'est opérée au moyen de coups de téléphone à toutes les structures de l’appareil du parti de l'ex-P.C.U.S. La création du P.C.F.R. par le régime a eu pour but de détourner les membres de l'ex-P.C.U.S., respectueux des lois, de leur activité agissante dans le mouvement communiste et, en tout premier lieu, de les couper du bolchevisme. Ce but a été atteint.

Peu après le P.C.F.R., on a créé l'U.P.C.-P.C.U.S. de O. Chénine qui incluait formellement les partis communistes des anciennes républiques fédérées de l'U.R.S.S., partis communistes agissant chacun en conformité de leurs propres Statuts et en conformité des Constitutions des États souverains bourgeois tout frais émoulus, dans nombre desquels, conformément à leurs Constitutions, les activités communistes sont interdites. Le P.C.F.R. fait normalement lui aussi partie de l'U.P.C.-P.C.U.S.

6. La Plate-forme bolcheviste au sein du P.C.U.S. a été constituée, comme plate-forme distincte, par les bolcheviks de la plate-forme dite «marxiste», emmenés par N. N. Andréyéva, après que tous leurs effort pour bolchéviser ladite plate-forme «marxiste» se furent révélés vais. (N.d.T.)

7. P.O.C.R., Parti ouvrier communiste de Russie. Ce part est issu du F.U.T. et de l'Initiative communiste. (N.d.T.)

8. L'Institut Smolnî est devenu le siège de l'Administration bourgeoise de la ville de Saint-Pétersbourg. (N.d.T.)

9. P.d.C.R., Parti des communistes de Russie. Ce parti représente, avec le Parti socialiste des travailleurs (P.S.T., parti centriste issu de la plate-forme du même nom), la tendance social-démocrate du nouveau paysage politique après la décomposition du P.C.U.S. (N.d.T.)

10. P.C.R.-P.C.U.S., Parti communiste de Russie qui se présente comme étant l'organisation du P.C.U.S. pour la Russie. Ce parti résulte de l'union de l'une des fractions du P.d.C.R. de A. Kryoutchkov avec la Ligue des communistes de A. Prigarine (également issue de la plate-forme «marxiste»). (N.d.T.)

11. U.P.C.-P.C.U.S., Union des partis communistes visant à reconstituer le P.C.U.S. Ce parti résulte de l'union de l'une des fractions du P.d.C.R. avec l'aile gauche du P.S.T. (N.d.T.)

En 2000, O. Chénine fut exclu de la Direction de l'U.P.C.-P.C.U.S., puis de l'U.P.C.-P.C.U.S. elle-même, pour avoir tenté de créer le P.C.U.: Parti communiste de l'Union (de la Russie et de la Biélorussie). Le général sans armée, O. Chénine est également resté sans sa suite nomenklatourienne du parti. Plus tard, O. Chénine a tenté de créer un parti avec V. Anpilov qui a également avorté. En février 2004, O. Chénine a réanimé le P.C.U.S. sous l'enseigne du XXXIIIe Congrès du P.C.U.S. Les partis communistes des anciennes républiques fédérées de l'U.R.S.S. sont de nouveau entrés dans ce P.C.U.S. Mais cette nouvelle tentative de sanctionner son ancien statut élevé de leader du P.C.U.S. progorbatchyovien ne s'est pas davantage réalisé pour O. Chénine, ce malgré une réclame boursouflée digne d’un professionnel sur le thème de l’«unique parti communiste de toute l'Union soviétique» de l'ex-U.R.S.S. Dans le journal «Glasnost'», les chéniniens s'enhardissent présent, pour les besoins de leur propre réclame, à publier nos adresses du P.C.B.t.U.S. pour les contacts avec le P.C.U.S., créant ainsi l'impression, à l'usage des ignorants, que le P.C.B.t.U.S. aurait rejoint le P.C.U.S.

Il convient de faire remarquer que O. Chénine a toujours pratiqué et pratique encore à présent, à l’égard du P.C.B.t.U.S., une activité d'intrigue tendant à persuader nos militants que le P.C.B.t.U.S. serait passé au P.C.U.S. Et en plus, il fait cela comme un véritable nomenklatourien du P.C.U.S.: en clown de reprise.

Nous avons sévèrement critiqué le Programme du P.C.U.S. comme étant une variante améliorée du Programme du P.C.F.R. social-démocrate, dans lequel., en outre, de nombreux passages sont simplement recopiés de notre Programme, mais donnés de manière altérée. Nous n'avons reçu du P.C.U.S. aucune réfutation de notre critique à leur endroit. Cela ne peut signifier qu'une chose: notre critique du Programme du P.C.U.S. est fondée.

En ce qui concerne Zyouganov, comme l'on dit, tout est clair: A. Yakovlev - compagnon d'armes de Gorbatchyov et idéologue de la contre-révolution bourgeoise en U.R.S.S. - a chargé Zyouganov de créer un parti pseudo-communiste sur la base des structures du P.C.U.S. afin d'anéantir l'idéologie communiste par le moyen de sa compromission dans les faits et d'anéantir le mouvement communiste lui-même.

Mais QUEL rôle a donc été réservé par la contre-révolution et par Gorbatchyov lui-même à O. Chénine, créateur de l'U.P.C.-P.C.U.S. et réanimateur, le 29 février 2004, du P.C.U.S.: «Parti communiste de type léniniste», «Parti communiste de type marxiste-léniniste», «parti des communistes-bolchéviks»?

Gorbatchyov, qui s'est fixé pour but d’«anéantir le communisme» et qui s'est occupé de manière ciblée et conséquente, à son poste de Secrétaire général du C.C. du P.C.U.S... de «remplacer toute la Direction du P.C.U.S. et de 1’U.R.S.S.. ainsi que la Direction de tous les pays socialistes» par des anticommunistes et des antistalinistes, Gorbatchyov est difficilement susceptible de pauvreté d'esprit. Il est difficile de croire qu'ayant invité O. Chénine à Moscou, au G.C. du P.C.U.S., et l'ayant fait Secrétaire du C.C. pour le TRAVAIL D'ORGANISATION DU PARTI(!), Gorbatchyov se soit mépris sur son compte et ait invité chez lui, comme adjoint pour l'anéantissement du communisme, un fervent «staliniste» et, en plus, un «bolchevik». Gorbatchyov ne pouvait naturellement inviter chez lui, comme adjoint, qu'un compagnon de ses propres idées politiques. S'il était soudainement apparu que O. Chénine n’était pas ainsi et que Gorbatchyov se soit trompé à son sujet, il aurait alors été chassé sans ménagements des murs du Kremlin dans l'année même de son travail de Secrétaire du C.C. du P.C.U.S. avec son bagage d'opinions alors supposées vraiment communistes. Mais admettons l'invraisemblable, que Gorbatchyov se soit trompé au sujet de O. Chénine. A. Yakovlev ne pouvait pas se tromper, lui! Ou bien est-ce que O. Chénine aurait reçu le rôle de futur leader du mouvement communiste en cas d'échec du travail de G. Zyouganov pour la liquidation du mouvement communiste à la tête de son P.C.F.R.?

Il semble que O. Chénine a pu être programmé par les meneurs de la contre-révolution pour une lointaine perspective d'activité anticommuniste à la tête du mouvement communiste en U.R.S.S. et en Russie, pour l'anéantissement du bolchevisme, ce qui fut le but de toute l'activité de A. Yakovlev.

Devenu subitement staliniste, l'antistaliniste O. Chénine indique, dans son Programme du P.C.U.S. réanimé, section 1, «Principes généraux», que «Dans son travail et sa lutte, le P.C.U.S. se fonde:

- sur la conception dialectico-matérialiste du monde dont les bases, pour le fondement de sa culture mondiale, ont été jetées aux XIX e et XX e siècles par Marx, Engels, Lénine et leurs disciples».

Staline, comme nous le voyons, n'a pas mérité d'être mentionné, ce qui est particulièrement pervers à considérer le texte affirmatif du Programme rédigé par un staliniste - comme Chénine aime à présent à se faire passer pour tel – lorsque l'on sait toute l'ampleur donnée par I. V. Staline au développement de la conception dialectico-matérialiste du monde dans ses ouvrages théoriques et toute l'ampleur de son travail titanesque consacré à l'édification du socialisme en U.R.S.S. ou, à proprement parler, à sa mise en ¦ouvre, en pratique, de la conception dialectico-matèrialiste du monde.

Certes, il est bien difficile à O. Chénine de jouer en public un rôle qui n'est pas le sien, mais il faut bien qu'il le fasse. D'où également cette confusion dans le Programme du P.C.U.S. sur la révolution sociale et socialiste et sur la possibilité de la prise pacifique du pouvoir à la bourgeoisie: «... la possibilité et la probabilité, étant donné une organisation appropriée au point maximal, d'une marche et d'une issue pacifique de la révolution» et beaucoup d'autres choses encore de pas du tout bolchevistes pour un parti «des communistes-bolchéviks».

En adoptant le Programme du P.C.U.S. au congrès de février 2004, O. Chénine a visiblement oublié ou, d'une façon plus générale, ne connaît pas l'ouvrage de V. I. Lénine «Les problèmes du jour du Pouvoir soviétique» dans lequel ce grand dirigeant de la Révolution socialiste dit que «... ce serait la plus grande stupidité et l’utopisme le plus absurde que de croire que le passage du capitalisme au socialisme soit possible SANS contrainte et SANS dictature. La théorie de Marx contre cette insanité démocratique petite-bourgeoise et anarchiste est intervenue il y a déjà bien longtemps et avec la précision la plus parfaite. Et la Russie des années 1917 - 1918 confirme la théorie de Marx à cet égard avec une telle évidence et une telle rigueur que seuls des gens désespérément bornés ou ayant obstinément décidé de tourner le dos à la vérité peuvent encore se fourvoyer à cet égard» (V. I. Lénine, œuvres compl., t. 36, p. 194, éd. en russe).

Je pense que le fourvoiement de O. Chénine est intentionnel.

Étant donné que les desseins du régime quant à la réanimation du P.C.U.S. dans la qualité qui lui avait été prévue se sont soldés par un échec, le régime a entrepris, en septembre 2004, de créer encore un autre parti anticommuniste, bourgeois, à partir de notre sigle, destiné à consolider la suite hiérarchique de Poutine et à anéantir le bolchevisme en semant la confusion définitive dans l'esprit des gens quant a la question de savoir QUI est QUI.

En créant un parti-sosi aux vues idéologiques contraires à celles de notre parti, le P.C.B.t.U.S., ils ont créé, en septembre 2004, sous l'autorité du gouverneur d'Ivanovo V. Tikhonov, féal sujet du régime, le VKPBou: Vsérossiiskaya Kommounistitcheskaya partiya boudouchtchégo».12 `À Moscou, on l'appelle parti des futuristes (d’après le français ou l'anglais «futur» pour «boudouchtchéyé»). De manière provocatrice, les futuristes ont recopié les dispositions fondamentales de notre Programme qu'ils tirent en tracts sous leur nom, embrouillant ainsi les gens en se faisant passer pour des communistes, alors que leur Programme est purement bourgeois.

12. Le Parti communiste des bolcheviks de toute l'Union soviétique (P.C.B.t.U.S.) a pour sigle russe VKPB (Vsessoyouznya Kommounistitcheskaya partiya bolchévikov). Le parti-parasite provocateur créé par V. Tikhonov, gouverneur poutinien d'Ivanovo, à partir du même sigle russe, VKPB, que celui du P.C.B.t.U.S., se dénomme en russe Vserossiîskaya Kommounistitcheskaya partiya boudouchtoiezo (soit également avec le sigle VKPB), ce qui signifie Parti communiste de l'avenir de toute la Russie. C'est pour s'en démarquer que les bolcheviks appellent ce parti-parasite le VKPBou. (N.d.T.)

À ce jour, sur le territoire de la Russie, 26 partis (en plus de notre P.C.B.t.U.S.) se positionnent comme «communistes», socialistes ou para socialistes; il y en a 6 en Ukraine, 2 en Biélorussie, 3 au Kazakhstan. Plus encore 10 à 15 partis à étiquette communiste ou socialiste fonctionnant sur le territoire des anciennes républiques fédérées de l'U.R.S.S. Au total., ce sont environ 50 partis qui ont en fait fractionné le mouvement communiste et protestataire sur le territoire de l'ex-U.R.S.S., facilitant ainsi la tâche des régimes bourgeois en place suivant la thèse bien connue «Diviser pour dominer».

En résolvant la question du «travail pour la révolution», il nous faut avoir toujours bien présentes à l'esprit les paroles de V. I. Lénine qu'il écrivait déjà en 1913 dans son ouvrage «L’évolution de la grève révolutionnaire et des manifestations de rue»: «... Pour réussir, la révolution doit savoir avec la plus grande précision possible avec QUI Peut-on aller au combat, QUI est un allié sûr, où est le véritable ennemi» (V. I. Lénine, œuvres compl., t. 28, p. 283, éd. en russe).

Ce n’est pas par hasard que nous avons cité les racines, les sources idéologiques de la création des partis les plus en vue et les mieux connus dans le mouvement communiste, afin de mettre en lumière les causes du divorce entre les paroles et les actes dans la pratique des leaders de ces partis et des partis eux-mêmes, ainsi que des métamorphoses qui s'opèrent dans leur comportement et leurs réorientation. Nous avons déjà suffisamment écrit en détail dans notre presse à propos de toute une série de partis pour qu'il ne soit pas nécessaire de les analyser plus à fond à présent. Et la proposition permanente que nous leur faisons – l’unité d'action avant toute autre unification – n’a même pas trouvé de soutien à leurs yeux, vraisemblablement parce que les leaders de ces partis se sont fixé des buts tout à fait autres que les nôtres. Et le P.O.C.R., et le P.d.C.R., et le P.C.R.-P.C.U.S. et d'autres encore, «comme des soldats d'une guerre passée» continuent de rester préoccupés par la restitution, par le régime, du fameux patrimoine du P.C.U.S., de ses immeubles, de ses bureaux, etc., au lieu de penser à ce qui est le principal pour un parti communiste: la renaissance du socialisme. Ils bavardent assez abondamment là-dessus en public, mais pour ce qui est d'agir, ils ne font rien.

L'analyse des orientations politiques, idéologiques et pratiques des partis qui fonctionnent dans le spectre communiste de la société nous montre de manière non équivoque que nous ne pouvons pas ALLER AU COMBAT AVEC EUX, qu'ils nous trahiraient au moment le plus important de l'action. D'autres, tel que le parti propoutinien des futuristes (le VKPBou) du gouverneur Tikhonov est notre premier ennemi. Le P.C.U.S. chéninien n'est pas non plus notre ami, bien au contraire.

Une question se pose: POURQUOI les leaders des partis communistes, d'une façon générale créés par des cadres nomenklatouriens de différents rangs de l'ancien P.C.U.S., se sont-il si brusquement et tous ensemble, d'un seul coup, désolidarisés de nous? Je pense que ce qui fut la cause de notre rejet, c'est que, pour la nomenklatoura partiste de différents rangs, le principal fut et reste non pas la lutte effective contre la contre-révolution, non pas l'opposition effectivement révolutionnaire agissante, mais seulement leur faculté, aux nomenklatouriens partistes, de s'adapter, dans les conditions données, au régime en place, leur camouflage pro communiste, l'occupation d'une certaine niche dans le spectre politique, une niche confortable, tranquille et leur assurant un certain prestige et des biens. Je pense que c'est précisément par cela que s'explique le soutien que le VKPBou propoutinien a reçu-et de A. V. Kryoutchkov et de son P.d.C.R., et de A. A. Prigarine et de son P.C.R.-P.C.U.S., et de V. I. Anpilov et de sa «Russie laborieuse», et de la position flottante de V. I. Tyoulkine et de son P.O.C.R. dans cette question, lors de la rencontre des leaders du Roskomsoyouzl3 à Moscou en novembre 2004. Le parti propoutinien des «futuristes», le VKPBou, distribue largement argent et biens à tous ceux qui le soutiennent. Tout cela est fort mesquin, mais c'est un fait ...

Nous pouvons avoir et nous aurons des compagnons de route dans le corps de l'infanterie de toute une série de partis pro communistes qui n'acceptent pas l'orientation idéologique de leurs dirigeants ni le rejet dont nous sommes victimes, mais qui restent pour le moment dans leurs partis.

13. Roskomsoyouz, - abréviation syllabique russe d’'Union des partis communistes de Russie'. Créée au début de 1994, sur proposition du P.C.B.t.U.S., cette structure s'est peu à peu désagrégée après que le P.C.B.t.U.S. en fut sorti par Décision de son Plénum de 1998, en raison du fait que le Rôskomsoyouz n'a même pas été capable de mettre en pratique la première étape du processus d'unification, à s'avoir l'unité d'action, et qu'y demeurer discréditait le P.C.B.t.U.S. et le processus même d'unification (v. l'intervention de N. A. Andréyéva à la Conférence des dirigeants du P.O.C.R., du P.d.C.R. et du P.C.R.-P.C.U.S. du 22-04-2000 à Moscou dans « .d’URSS» no 15,oct. 2000, pp. 12 à 21) (N.d.T.)

Par principe, NOUS NE DEVONS COMPTER QUE SUR NOUS-MÊMES à l'intérieur du pays. C'est pourquoi il est nécessaire d'observer une stricte discipline dans le parti, un respect rigoureux des dispositions statutaires, une assistance mutuelle, une responsabilité élevée pour la cause a laquelle nous nous sommes nous-mêmes consacrés et, obligatoirement, un haut niveau de vérification pour tous les entrants au P.C.B.t.U.S.

Le mouvement communiste international ne peut nous apporter une aide dans notre lutte que dans le domaine de l'information politique, encore faut-il pour cela expliquer à tout le monde à l'étranger QUI est QUI dans le mouvement communiste sur le territoire de l'ex-U.R.S.S Aujourd’hui, le P.C.U.S. de O. Chénine mène sa propagande provocatrice de prétendu Parti communiste «des léninistes-bolchéviks» «de toute l'Union soviétique» en nous ignorant complètement, en ignorant jusqu'à notre existence même et notre lutte. Une question se pose alors: si vous, les P.C.U.S.-iens, vous êtes des bolcheviks, alors pourquoi fuyez-vous le P.C.B.t.U.S., né deux ans avant tout le monde, comme le diable fuit l'encens?

Les communistes de l'étranger doivent expliquer ce qu’est en réalité ce P.C.U.S. réanimé par O. Chénine. Il est extrêmement nécessaire de le faire.

Les partis communistes de l'étranger, qui sont dans l’opposition, sont financièrement très faibles, leurs effectifs sont peu nombreux et s'occupent pour l'essentiel d'aider la classe ouvrière dans sa lutte économique, dans la sauvegarde de ses conquêtes sociales dans les conditions de la dure confrontation avec la classe dirigeante qui s'efforce de tout pressurer chez les ouvriers: leur sueur, leur sang, et de les jeter aux ordures avant la retraite.

Il semble que la prise de conscience du marxisme-léninisme par le mouvement protestataire de l’étranger passe en pratique, en ordre de masse, par le mouvement antiglobaliste qui, à notre avis, est un mouvement socialiste inconscient de lui-même pour ses participants.

Suite et fin du Rapport politique dans le no 71 des «Nouvelles d’U.R.S.S.»:

V. Quelles Sont les Méthodes de Lutte à Notre Portée? Comment Oeuvrer Pour la Révolution?

VI. De l’État des Choses Dans le Parti Lui-Même et Dans ses Structures Dirigeantes.

VII. Le P.C.B.t.U.S., Partie Intégrante du Mouvement Communiste Mondial.

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