Lanti-sémitisme a-t-il existé en U.R.S.S.

Le moindre contact avec la réalité soviétique nous permet d'affirmer, avec ceux qui ont vécu durant cette époque, le rabbin de la Grande synagogue de Moscou Leib Lévine, le rabbin de la Grande synagogue de Léningrad, A. Loubanov, le président de l'organe exécutif de la Société religieuse, S. Lvoski et avec des milliers de savants et artistes juifs soviétiques et aussi avec le rabbin de l'État de New Jersey Pinhas Teiz, qui a avait visité l'URSS, qu'il n'y avait pas de problème juif en URSS, que l'antisémitisme avait été résolu en URSS, et que par conséquent il n'était pas un problème mondial.

Les Juifs soviétiques, comme les Ukrainiens et les dizaines d'autres nationalités n'avaient besoin d'aucunes protections. Ils étaient tous des citoyens égaux endroit-~ d'une seule et grande puissance socialiste.

Le socialisme avait extirpé l'antisémitisme et avait résolu le problème juif, qui était un problème de classe, les bases sociales et politiques de l'antisémitisme n'existaient plus en Union soviétique. Cependant cela ne voulait pas dire la complète disparition de tous les vestiges de l'antisémitisme ou d'autres préjugés nationalistes ou religieux, qui existaient encore sous l'influence de l'activité idéologique subversive de l'impérialisme. Et c'était et c’est encore justement la mission du sionisme de nourrir ces préjugés, et cela à l'échelle mondiale, pour lutter contre l'influence croissante de la communauté socialiste, de la politique léniniste des nationalités et de l'égalité socialiste. C'est pourquoi il faut souligner que rien ne profite plus au sionisme que l'antisémitisme, l'un et l'autre substituent, à l'approche de classe de la question juive, l'approche raciste en reconnaissant l'exclusivité du peuple juif.

Examinons quelques faits qui montrent l'inconsistance et les mensonges du sionisme quant à la situation des Juifs en Union Soviétique avant l’éclatement de l’URSS.

Durant la seconde guerre mondiale 500,000 juifs se sont battus dans les rangs de l'armée soviétique. Le Présidium du Soviet Suprême de l'URSS a décoré d'ordres et de médailles 160,722 soldats de nationalité juive.

On comptait 7647 juifs parmi les députés aux Soviets suprêmes des républiques et aux soviets locaux.

57 juifs était membres titulaires et membres correspondants de l'Académie des sciences en URSS.

Dans l'enseignement supérieur il y avait 315 étudiants pour 10,000 personnes dans la population juive, donc la part relative des étudiants juifs était supérieure à toutes les autres. Il est facile de se convaincre que les juifs ne souffraient pas de discrimination: le nombre de Juifs chercheurs scientifiques augmentait sans cesse, la "limite de résidence" fut supprimée en octobre 1917,des milliers de juifs se sont intégrés à la classe ouvrière industrielle et agricole.

Les faits sont trop nombreux pour être énumérés dans le cadre d'un article. Mais j'estime que ceux-là seuls suffisent pour dévoiler la nature mensongère du sionisme.

Quant à ceux qui exprimaient leur préoccupation au sujet du processus naturel de l'assimilation des Juifs qui se poursuivait en URSS, disons que ce processus ne se déroulait pas seulement parmi les Juifs, et qu’il se produisait dans le cadre de l'amitié des peuples et de leur égalité.

Aujourd’hui, plus que jamais il ne faut pas sous-estimer le rôle du sionisme moderne dans la politique de l'impérialisme international, dont il est une partie intégrante. Il est donc de plus en plus nécessaire de dénoncer systématiquement le sionisme, sa politique et sa pratique réactionnaire, impérialiste, à partir, des positions de la lutte anti-impérialiste et de l'internationalisme prolétarien.

Dr Adélard Paquin

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