Des partis communistes européens ont tenu une rencontre réussie à Bruxelles contre le projet de résolution anticommuniste de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

250 communistes grecs, hollandais, allemands, luxembourgeois et belges, mais aussi français, portugais, turcs et russes ont protesté ce 24 janvier devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg, contre le projet de résolution anticommuniste.
(Photo
Solidaire, Jeremy Loisse)
Samedi, 21 janvier 2006, une rencontre de Partis communistes et ouvriers a eu lieu à Bruxelles pour dénoncer et s’opposer au projet de résolution anticommuniste, intitulé « Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires », qui va être soumis au vote de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) dans sa session plénière à Strasbourg, le 25 janvier. Des délégations de 15 partis communistes, dont 13 européens, ont participé à cette rencontre. Vingt-cinq autres partis communistes ont envoyé des messages de solidarité.
Dans la session d’introduction, Annie Lacroix-Riz, professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Paris VII, a mis les attaques anticommunistes actuelles dans une perspective historique, tandis que Maître Jan Fermon, membre du Bureau de l’Association internationale des Juristes démocrates, a expliqué les implications judiciaires de ces attaques. Cyrille Sironval, 84 ans et ancien commandant des partisans armés dans Bruxelles occupée durant la Seconde Guerre mondiale, a apporté un témoignage fort et émouvant.
Les communistes russes manifestent face à l'ambassade suédoise à Moscou. Ils dénoncent le projet de résolution Lindblad, du nom de l'eurodéputé suédois, visant à criminaliser les partis communistes d'Europe. 'Lindblad - frère d'Hitler.' dénonce la pancarte. (Photo Belga, AFP / MAXIM MARMUR)

«Si le rapport Lindblad (la résolution anticommuniste, ndlr) était adopté, le
communisme et le fascisme seraient partout présentés dans un même chapitre le
«totalitarisme»! C'est déjà le cas en France dans les programmes officiels
scolaires et les manuels. Il faudrait effacer de la mémoire des peuples le rôle
colossal de l'URSS dans l'émancipation des peuples et de l'humanité.»
Jean-Luc Sallé (Secrétaire général de l'Union des Révolutionnaires-communistes de France):
Fermez la page pour retourner.