Des documents secrets révèlent que Staline avait été empoisonné

Pravda 29 décembre 2005

Le 21 décembre 2005, marquait le 126ème anniversaire de la naissance du dirigeant soviétique Joseph Staline. L'historien et publiciste Nikolàï Kremlin contiennent des preuves documentées que Staline avait été empoisonné.

Ces documents infirment absolument toutes les affirmations que Staline est mort d'une hémorragie cérébrale causée par son mauvais état de santé. Ces documents suivent son état médical sur 30 ans. Contrairement à la rumeur qui courait, ces documents démontrent que Staline n'était pas du tout réticent aux examens médicaux, pas plus qu'il ne craignait les traitements prescrits. On disait aussi que de peur de consulter un médecin Staline recourait à l'automédication. En fait, pour peu qu'il était indisposé, des médecins hautement qualifiés étaient appelés et l'examinaient minutieusement tout le long de la journée.

Des fiches médicales de septembre 1947 notent que Joseph Staline souffrait d'un début d'hypertension, de rhumatisme articulaire chronique et de surmenage, Le Dr Kirillov avait trouvé à Staline une pression artérielle de 145/85, ce qui était excellent pour un homme qui avait à l'époque 67 ans.

À l'âge de 70 ans, sa pression artérielle était de 140/80 et son pouls 74 battements par minute avant de prendre son bain, Après le bain sa pression tombait à 138/75 et le pouls à 68 par minute, Le dirigeant soviétique ne se plaignait pas de mauvais sommeil, avait des mouvements de scelle réguliers et se portait bien en général. Les fiches montrent que sa pression artérielle à I'âge de 72 ans était de 140/80 et son pouls de 70 par minute, Ces derniers chiffres étaient pris lorsque Staline avait la grippe et de la fièvre - des gens plus jeunes et en meilleure santé auraient eu souvent de mois bons résultats. Ce qu'il y a d'étonnant est qu'aucun autre document médical ne fait allusion à un début d'hypertension.

Ce n'est pas vrai, ce qu'ont sérieusement malade, particulièrement après les épreuves dramatiques auxquelles il a eu à faire face au cours de la Seconde Guerre». Ces insinuations sont apparues aussitôt après la publication de ses bulletins de santé pour la première fois le 4 mars 1953. Ils disaient que dans la nuit du 2 mars, Joseph Staline avait souffert d'une hémorragie cérébrale provoquée par l'hypertension et l'artériosclérose.

Ces fausses déclarations étaient encouragées par Lavrenti Beria et ses protégés Malenkov et Khrouchtchev aussitôt qu'ils sont venus à la tête du pays.

Les documents découverts révèlent que le dirigeant soviétique avait été empoisonné entre le 28 février et le 1er mars 1953, entre la nuit du samedi et lundi, période où la majorité des médecins n'est pas joignable. Cela était fait délibérément pour donner le temps au poison de faire son effet.

Il n'est toutefois pas à exclure que les conspirateurs auraient immédiatement empoisonné Staline et ce n'est qu'après que son sosie aurait été empoisonné également. En fait Beria ne s'attendait pas à ce que les effets de l'empoisonnement soient si lents et c'est pourquoi il était incroyablement nerveux. Le 4 mars les journaux contrôlés par Beria rapportaient: «Satine a eu une hémorragie cérébrale à son appartement de Moscou le 2 mars» qui n'était pas vrai parce que Staline est décédé à sa résidence de campagne. Pourquoi Beria avait-il besoin de dire qu'il était mort à son appartement à Moscou? Probablement pour répandre la désinformation et pour se servir du sosie de Staline: peut-être que Staline est décédé immédiatement après avoir été empoisonné à sa maison de campagne et son sosie «tomba malade» immédiatement au Kremlin et puis transféré la nuit du 2 mars à la maison de campagne pour le substituer au dirigeant déjà mort. En un mot le plan de Beria ne s'était pas déroulé aussi bien que prévu. Pour se couvrir plus sûrement, une fois la mort de Staline annoncée, Beria a arrêté le chef du laboratoire qui produisait des poisons pour des assassinats secrets.

Beaucoup de personnes savaient que Beria allait engager une guerre contre Staline. Son fils Sergo a dit que son père très probablement préparait quelque chose contre Staline avec l'aide de ses soutiens parmi les structures de la police et sa propre structure des renseignements indépendante de tout autre structure gouvernementale.

Les gardes du corps de Staline disent que le chef a été empoisonné immédiatement après avoir bu de l'eau minérale. En effet Staline a été trouvé mort allongé près d'une table où étaient posés une bouteille d'eau minérale et un verre. Le poison a pris effet immédiatement. Certaines sources disent que Staline est tombé mort et d'autres insistent qu'il a perdu connaissance et est tombé.

Une étude des archives a montré que le 8 novembre 1953, le département sanitaire du Kremlin voulait remettre les «médicaments et trois bouteilles d'eau minérale vides» au musée Staline. Mais pour une raison ou une autre le 9 novembre le département n'a remis que deux bouteilles vides. Quel est le secret de la troisième bouteille perdue?

Le journal tenu par les médecins qui traitaient Staline, réduit à néant les théories de sa dernière maladie et de sa mort. Comme le montrent les notes de suivi de médecins, ils avaient compris que Staline avait été empoisonné. Cela est prouvé par les ordonnances qu'ils ont faites: l'application de glace à la tête, thé sucré avec du citron, catharsis au sulfate de manganèse et ainsi de suite.

Quand les docteurs ont examiné Staline à 7 heures du matin le 2 mars, ils ont trouvé leur patient allongé sur un canapé avec sa tête tournée vers la gauche, les yeux fermés. L'hyperémie du visage était modérée, la respiration était stable, le pouls était à 78 par minute, et les battements de son cœur étouffés. La tension était montée à 190/110. L'estomac était souple et le foie ressortait de la cage thoracique de 3-4 cm. Il était inconscient, son état grave.

Le docteur Lukomsky trouva que le bras et la jambe droits étaient paralysés. De temps à autre la jambe et le bras gauches bougeaient un peu. Les fiches médicales suggèrent que les docteurs l'ont traité au mieux, pour empoisonnement et ses conséquences, dérèglement de la circulation sanguine et attaque d'apoplexie, au même temps. Mais aucun parmi eux n'a évoqué publiquement qu'il s'agissait d'empoisonnement.

Le 3 mars les médecins constatèrent que l'état de leur patient empirait et son activité cardiaque s'affaiblissait. Le jour suivant, le 4 mars, son état est devenue extrêmement grave à cause des fréquents arrêts respiratoires. Soudain, la peau de son visage, de ses jambes et de ses bras est devenue bleue, caractéristique de certaines formes d'empoisonnement. Lorsque l'organisme humain est empoisonné par l'aniline, la nitrobenzène et d'autres substances, l'hémoglobine se transforme en méthémoglobine de couleur foncée. Il n'est pas exclu que Staline ait été empoisonné avec un mélange de plusieurs poisons.

La nuit du 4 au 5 mars, les médecins ont eu les résultats d'examens sanguins et d'urine qui indiquaient qu'il avait été empoisonné. Mais ils n'ont pas informé Beria de l'empoisonnement, de peur qu'il les accuse d'en être les auteurs. Le foie du patient s'était encore élargi, symptôme typique d'empoisonnement.

Tôt le matin du 5 mars, Staline vomissait du sang, ce qui a eu comme résultat de baisser le pouls et la tension artérielle. Les médecins étaient incapables d'expliquer ce qui arrivait à leur patient. Staline vomissait du sang toute la journée et il s'était effondré à plusieurs reprises.

Le soir du 5 mars il était trempé de sueur, son pouls à peine perceptible et sa cyanose plus prononcée. Les médecins lui ont donné du carbogène à plusieurs reprises mais son état ne s'améliorait pas. À 2lh40 Staline avait de la ventilation artificielle en vain. Sa mort a été enregistrée a 2lh50.

Beaucoup des documents laissés par les médecins, y compris l'examen juste avant sa mort, divergent avec les souvenirs d'autres témoins. Par exemple, la fille de Staline Svetlana a dit qu'elle ne pouvait pas reconnaître son père, tellement la maladie l'avait rendue méconnaissable. Serait-il possible que les hommes de Beria aient substitué Staline par son double, pour que même sa famille ne le reconnaisse pas?

Un des documents dans les archives du Kremlin concernant la mort de Staline semble particulièrement mystérieux. Celui-ci dit que l'infirmière Moiseyeva a fait à Staline une injection de gluconate de calcium à 20h45. Jamais auparavant, tout le long de la période de sa maladie, une telle injection ne lui a été faite. À 2lh48, l'infirmière a mis sa signature sur un document attestant avoir administré à Staline une injection à 20% d'huile camphrée. Finalement l'infirmière a, pour la première fois au cours de son traitement, fait à son patient une injection d'adrénaline et laissé une trace officielle de ce fait. Peu après le dirigeant soviétique est décédé. Cette coïncidence a donné probablement lieu aux rumeurs qu'une juive formée par Beria aurait envoyé Staline dans l'autre monde en lui injectant un produit particulier.

Quand des médecins contemporains avaient étudié le suivi médical des dernières heures de la maladie de Staline, ils ont déclaré que les injections d'adrénaline sont interdites pour des patients avec des tels symptômes que chez Staline.

Cependant, c'est un fait que rapidement après une session plénière au Kremlin où les "camarades en armes" de Staline s'étaient distribués l'autorité, qu'ils sont venus à la maison de campagne où Staline était encore en vie et lui ont administré la dose fatale.

[Traduction Alexandre MOUMBARIS]
Éditions Démocrite

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