Nouvelles de l'Ex-URSS
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L'internationalisme prolétarien |
Des Problèmes du Mouvement Communiste International à la Lumière des Enseignements du Grand Octobre
Intervention de N. A. Andréyéva,
Secrétaire générale du C.C. du P.C.B.tUS,
au Congrès du Centre socialiste unifié d'Inde
le 25 novembre 2005 à Calcutta
(V. N. d'URSS», no 79, mai-juin 2006, PP. 7 à 17, et no 80, juillet-août 2006, pp. 4 à 24)
Article
publie dans le journal ukrainien "Rabotche-Krestyyanskaya pravda", no. 1 (106),
2006
Le mouvement communiste international ne vit pas actuellement le meilleur de
son temps. L'effondrement de L'Union soviétique, réalisé par l’impérialisme
mondial au moyen de son dynamitage de l'intérieur, à l'aide de la dégénérescence
opportuniste du parti communiste au pouvoir, le P.C.U.S., qui s'est transformé,
à partir de l’époque khrouchtchévienne, de parti de la dictature du prolétariat
en parti social-démocrate, en parti «du peuple tout entier». Et en plus de cela,
l'élite dirigeante du parti, comme cela s'est avéré par la suite, s'est trouvée
fort envahie d’«agents d'influence» de l'impérialisme.
Le dernier Secrétaire général du G.C. du P.C.U.S. M. Gorbatchev a déclaré publiquement deux ans après avoir quitté son poste en 1993: «le but de toute ma vie a été l'anéantissement du communisme»1 (!!!).
Le compagnon d’armes de Gorbatchev2 idéologue de la contre-révolution, ex-Secrétaire du C.C. du P.C.U.S., membre du Bureau politique et dirigeant du département idéologique du Comité central, précepteur de G. Zyouganov, a donné une interview en 2000 à l'organe central de presse du NTS3 (no 11-12 de 20,00) dans laquelle il déclare: « Le bolchevisme ne doit pas échapper à sa responsabilité. L'anéantissement de tout le système communiste est indispensable». Avec des leaders «communistes» tels que Gorbatchev, Yakovlev et leurs semblables à sa tête, le P.C.U.S. se devait de périr et c'est ce qui s’est produit,
L'effondrement de l'U.R.S.S., son dynamitage de l'intérieur avec faillite du P.C.U.S. doivent être regardés comme une victoire temporaire de l’impérialisme dans sa compétition acharnée contre le socialisme. Trop de forces et de moyens ont été mis en œuvre par l'impérialisme international pour anéantir l'U.R.S.S. Et en plus de cela, au cours des années de pouvoir soviétique sous Khrouchtchev et ensuite., au lieu de former l'Homme de la nouvelle société, comme cela s'est fait dans la période staliniste de l'histoire, un Homme politiquement éduqué et prêt à défendre le socialisme à mort, il s'est produit une sorte d'élevage d'un petit-bourgeois d'esprit philistin que de propriétaire privé, ce qui s'est réalisé au cours de la période de la bestiale hystérie anti-staliniste d'après le XXe Congrès du P.C.U.S.
Il y a beaucoup de tragique dans l'effondrement de l'U.R.S.S. et du camp socialiste, mais il n'y a rien d'antihistorique à cela. Le grand Lénine nous a indiqué qu'«Il n'y a pas - et ne peut y avoir de révolution sans contre-révolution» (Oeuvres compl., t. 12, p. 171; éd. en russe) et que«... plus la révolution se développe en forces et plus la bourgeoise s'unit» (Ibid., t. 37, P. 118).
La faillite du P.C.U.S. au pouvoir et l'effondrement de 1'U.R.S.S. ont porté un coup sévère au mouvement communiste international dans son ensemble en offrant désormais à l’impérialisme l'entière possibilité de piller la classe ouvrière dans le monde entier, d’intensifier outre mesure le travail des salariés, abaissant du même coup leurs salaires et en en obtenant par cela même le surprofit tant convoité.
L'impérialisme a obtenu la possibilité de renforcer sans limites sa répression contre les communistes et les combattants du front anti-impérialiste dans le monde entier.
La faillite du P.C.U.S. et l'effondrement de la Communauté des pays socialistes d'Europe orientale a désarçonné les communistes qui luttent pour le socialisme dans leur pays et a également porté un coup sévère au prestige de l’idée socialiste, de l'idéologie du marxisme-léninisme parmi leurs anciens partisans.
Au cours des dix premières années qui ont suivi la contre-révolution bourgeoise en U.R.S.S., le mouvement communiste international s'est trouvé en état de choc avec sévère affaiblissement de ses positions, avec perte d'une partie de ses effectifs à cause du départ des partis communistes de leurs éléments insuffisamment stables.
En Europe, nous avons vu s'épanouir le révisionnisme sous la forme de l’eurocommunisme dont les pères fondateurs furent Maurice Thorez et Palmiro Togliatti. Comme l'écrit le communiste-bolchévik français Jacques Lejeune,descendant direct de combattants de la Commune de Paris, encyclopédiste dans le domaine du mouvement communiste en Europe, ancien traducteur professionnel de toutes les langues slaves en français, éditeur du bulletin «Nouvelles d'U.R.S.S.»: «Maurice Thorez fut incontestablement un pionnier en matière de révisionnisme moderne, bien avant Khrouchtchev et même avant Tito puisque, le 18 novembre 1946 déjà, il donnait une interview au journal anglais 'The Time» dans laquelle Il renonce ouvertement au principe de la révolution socialiste, prétendant que., 'dans les conditions actuelles de la France, il est parfaitement possible de passer au socialisme par d'autres voies que celles suivies par les communistes russes'(c.-à-d., pour parler clairement, par la voie électorale et parlementaire). ...de Gaulle s'est habilement servi de Maurice Thorez pour acheter à bon compte la rédition, puis la collaboration active du P.C.F. dans la remise à flot du régime bourgeois après la Libération. Le danger conjuré, il a été jeté dehors du gouvernement comme un malpropre avec tous les siens. Cette déclaration au"Time" a été rappelée par lui dans son intervention au XXe Congrès du P.C.U.S. à la grande satisfaction du révisionniste Khrouchtchev»4
En Union soviétique, au lendemain de l'interdiction des activités communistes, des19 millions de membres du P.C.U.S., il n'en est plus resté qu'à peine plus de500000 dans le mouvement communiste, ce qui témoigne de la profonde dégénérescence de ce parti au pouvoir, de sa dégénérescence depuis le haut jusqu'en bas au début de ladite «péréstroîka».
Le premier parti communiste à avoir déclaré son attachement orthodoxe au marxisme-léninisme et sa fidélité aux idéaux de la Grande Révolution socialiste d'Octobre fut notre Parti communiste des bolcheviks de toute 1’Union soviétique qui a levé bien haut le drapeau de la lutte contre la contre-révolution, son drapeaux à bas-reliefs du Grand Lénine et du Grand Staline (le Congrès constitutif du P.C.B.tUS s'est tenu le 8 novembre 1991 à Leningrad).
Ayant oublié ses obligations de servir le peuple, l’élite partnomenklaturiste,5 dégénérée en une couche de petits-bourgeois, a été saisie d'une peur à en mourir par ce nouvel envol du BOLCHEVISME. Tout comme au début du XXe a. au temps de V. I. Lénine, le mot «bolchevik» a suscité de l'épouvante au sein de la bourgeoisie, à présent de la néo-bourgeoisie soviétique, et de la part nomenklatura du P.C.U.S. éduquée dans l'esprit du khrouchtchevisme. En cette période, la contre-révolution personnifiée par les soi-disant«démocrates» scandait en extase dans ses meetings «Les communistes à la potence!».
Ayant eu connaissance de la création du P.C.B.tUS et ayant peur de la reconnaissance du bolchevisme, la haute part nomenklatura de l'ex-P.C.U.S. s'est mise à créer des partis dits communistes en se servant pour cela de la petite part nomenklatura (l'élite du parti ayant peur d'agir par elle-même). En se basant sur l'analyse de l’opinion publique de cette période, la part nomenklatura connaissait bien tout l'attachement que la plus grande partie de la population portait aux valeurs du socialisme.
À la suite de la publication de mon article «Je ne puis renoncer aux principes»dans la «Sovetskaya Rossiya» en mars 1988, une masse de lettres est arrivée au journal «Pravda»., organe central du P.C.U.S., à la «Sovetskaya Rossiya» et à moi-même, à l’institut d'ingénierie où je travaillais à l’Université de Leningrad, parmi lesquelles plus de 80 p. 100 de leurs auteurs apportaient leur soutien à ma position: pour le socialisme, contre l'hystérie anti-staliniste,contre l'exhibition de la symbolique fasciste, le drapeau tricolore de la ROA6 de Vlassov, drapeau de combat de la Légion orientale des troupes hitlériennes SS (aujourd'hui, ce drapeau ennemi est devenu le drapeau d'État de la Russie)et seulement moins de 20 p. 100 ce sont prononcés pour «la démocratie, la glasnost', la liberté d’entreprise> ou m’ont menacée de représailles physiques.
Afin d'empêcher notre P.C.B.tUS d'exercer son influence sur la partie d’orientation communiste de la population, la petite part nomenklatura s'est empressée de créer ses propres partis communistes qui se comportent avec hostilité à notre égard, le P.C.B.tUS. Le premier s'être ainsi créer après nous fut le Parti ouvrier communiste de Russie (P.O.C.R.) dont le leader est V. Tyoulkine qui, aujourd’hui, est membre de la Douma d’état de la F.R. Au début de 1992 s'est constitué le Parti des communistes de Russie (P.d.C.R.), fondamentalement trotskiste, créé sur la base de la plate-forme dite marxiste (trotskiste) au sein du P.C.U.S. qui, par la suite, s'est scindée en deux parties.
Après que la Cour constitutionnelle de la F.R. eut levé l'interdiction des activités communistes au début de 1993, G. Zyouganov, militant du département idéologique du C.C. du P.C.U.S., dirigé alors par l'idéologue de la contre-révolution A. Yakovlev, (ex-)membre du Bureau politique du C.C. du P.C.U.S., en publiant, en accord avec Yakovlev., un article anti-yakovlévien s'est attiré l’intérêt des communistes respectueux de la loi et a créé le Parti communiste de la Fédération de Russie (P.C.F.R.) utilisant pour ce faire, sur recommandation de ce même Yakovlev, les fichiers de l'ex-P.C.U.S. Après le P.C.F.R., O. Chénine, Secrétaire du C.C. gorbatchévien du P.C.U.S., est arrivé et a créé, avec Zyouganov, la prétendue Union des partis communistes (U.P.C.-P.C.U.S.).
Je le répète, le but de la création de cette masse de partis est de morceler le mouvement communiste et d’empêcher que notre parti bolcheviste n'exerce son influence sur les communistes.
Actuellement, le terme de «bolchevisme» que la bourgeoisie déteste est utilisé avec succès parles révisionnistes pour lutter contre le bolchevisme lui-même. En septembre 2004, un parti a été créé en Russie par l'Administration du Président, parti ayant le même sigle que le notre: VKPB.7 Et en plus de cela, ces«néo-bolcheviks» ont pris notre sigle sur «recommandation de responsables du ministère de la Justice de la F.R.». Ce parti se compose de fonctionnaires de l'Administration poutinienne de différents niveaux qui interviennent dans la«suite hiérarchique du pouvoir poutinien». En février 2005, O. Chénine, après avoir été chassé de l'U.P.C.-P.C.U.S., a créé son propre parti, le nouveau P.C.U.S., donné comme parti des communistes-«bolcheviks». Mais copier toute une série de dispositions de notre Programme n’est pas suffisant pour devenir bolchevik. Voilà pour le premièrement. Pour le deuxièmement, leur «bolchevisme» fait vraiment pointer les oreilles de l'anti-bolchevisme, du révisionnisme. Cela émerge du Programme du P.C.U.S. en un méli-mélo de révolution «sociale» et«socialiste» en toute une série de dispositions mi-bourgeoises mi-socialistes qui n’ont pour effet que d'embrouiller et obscurcir la pauvre cervelle des membres du P.C.U.S. nouvellement sorti de l’œuf. 0. Chénine professe une haine farouche pour notre P.C.B.tUS contre lequel il s'occupe en permanence d’organiser des provocations et de publier des pasquinades mensongères. La composition du P.C.U.S. est particulière et se présente pour l'essentiel comme un ensemble de généraux d'armée et de parti d’âge largement canonique, sachant prendre la parole du haut d'une tribune, mais déjà plus bons à faire quoi que ce soit d'autre. De plus, O. Chénine s'occupe d'organiser des provocations contre le P.C.B.tUS au niveau international, induisant en erreur, par sa désinformation, certains dirigeants de partis communistes étrangers.
Aujourd'hui, plus d'une cinquantaine de partis dits communistes fonctionnent sur le territoire de l'ex-U.R.S.S. En Ukraine, le P.C.U. de P. Simonenko diffère peu du P.C.F.R. de G. Zyouganov. C’est un parti social-démocrate, un parti du parlementarisme bourgeois.
Dans les anciennes républiques fédérées de l'U.R.S.S., les partis communistes fonctionnent, comme il est stipulé dans leurs Statuts, «dans la cadre de la Constitution» de leur État. C'est pourquoi il n'est pas utile de parler de leur caractère communiste.
Le parti social-démocrate de G. Zyouganov., le P.C.F.R.., siège depuis déjà plus de dix ans à la Douma d'État de la Fédération de Russie où il prend part au vote de l’adoption des lois antipopulaires, renforçant ainsi la restauration bourgeoise.
Je me suis permise de consacrer du temps dans mon rapport à exposer les problèmes du mouvement communiste sur le territoire de l’ex-U.R.S.S. dans la mesure oh il est nécessaire d'avoir une bonne représentation de la situation dans l'ancienne U.R.S.S., de son mouvement communiste, pour bien comprendre mes conclusions ultérieures.
Le morcellement du mouvement communiste dans tous les pays du capital est aujourd’hui notre maladie commune et le résultat du travail réussi des organes de protection de la loi des États bourgeois.
Aujourd'hui, ce sont les seules et mêmes questions qui se posent au mouvement communiste dans tous les pays du capital: comment rendre aux salariés la force attractive de l'idéologie marxiste-léniniste, du socialisme, comment rendre à la classe ouvrière la confiance en ses forces, en l'inéluctabilité de l'avènement du socialisme sur toute la Terre? D’où cette autre question qui se pose: QUE les communistes doivent-ils faire aujourd'hui sur le territoire de l'ex-U.R.S.S. et COMMENT doivent-ils le faire? Et tous les communistes des différents pays du monde?
Depuis l'instant de la création de notre parti, ces questions ont toujours été, sont et resteront au centre de l'attention du P.C.B.tUS. Elles sont élucidées dans les ouvrages théoriques de notre parti, dans les documents des plénums de son Comité central et de ses Congrès. Ces questions ont été posées et élucidées par moi-même dans mon intervention «Le bolchevisme, théorie et pratique du mouvement communiste international au XXe siècle» au Forum international des partis communistes et ouvriers de Leningrad à Smolni, le 5 novembre 1997, à la veille du 80e Anniversaire du Grand Octobre.
Partant de la position d'aujourd'hui,nous constatons que nous vivons dans des conditions d’instabilité, allant en s’accélérant toujours plus dans le temps, de l'organisation existante de la société avec perte de la perspective de son développement constant, dans des conditions de crise de civilisation et de système qui se manifeste dans la crise de l'économie mondiale, laquelle s'accompagne d'une crise politique globale avec violation de tous les aspects de l'ordre mondial existant et de la structure vitale de la société., ainsi que dans la crise écologique résultant de l'activité technogène de la civilisation. Tout cela s’accompagne d'une crise de la personnalité humaine.
L'impérialisme a transformé l'Homme en une simple marchandise, en un objet d'achat et de vente, il a réduit à néant tout ce que les millénaires de l'activité de la civilisation avait créé: la morale, la moralité, l'humanisme, conduisant par cela même à LA NÉGATION DE L'HOMME lui-même.
Les forces productives hautement développées et hyper socialisées de la société sont actuellement parvenues à un état de profonde contradiction avec les rapports de production fondés sur la propriété privée et les ont considérablement dépassés. On ne peut les amener coïncider que par le moyen d'un bond, d'un bond révolutionnaire qui est déjà préparé par le processus historique de développement des forces productives. «Mais ce serait cependant la plus grande bêtise et la plus absurde utopie que de croire qu'il soit possible de passer du capitalisme au socialisme sans contrainte, sans dictature. La théorie de Marx contre cette absurdité petite-bourgeoise, démocratique et anarchiste s'est affirmée depuis déjà bien longtemps avec la netteté la Plus complète. Et la Russie des années 1917 et 1918 conforte la théorie de Marx avec une telle évidence et un tel caractère imposant sous ce rapport que seuls des gens désespérément stupides et ayant obstinément décidé « de tourner le dos à la vérité peuvent encore faire fausse route sous ce rapport» (V. I Lénine, Oeuvres compl., t. 36, P. 164; éd. en russe).
V.I. Lénine écrivait que pour que la révolution socialiste soit victorieuse, il faut la présence de forces productives hautement développées et LA PRÉPARATION du prolétariat (Oeuvres compl., t. 20, p. 294). Partant de la situation qui existe dans le mouvement ouvrier, NOUS DEVONS, nous, les communistes, PRÉPARER LE PROLÉTARIAT à la révolution. Ce qui prépare le prolétariat à la révolution, c'est LA LUTTE pour ses droits. «La classe ouvrière ne périt pas, mais c'est dans la lutte qu'elle grandit, se renforce, atteint l'âge viril s'unit étroitement, s’instruit et se trempe» (V. I. Lénine, Oeuvres compl., t. 23, p. 257; éd. en russe).
Aujourd’hui, l’histoire a déjà posé la question ainsi: ou bien 1’impérialisme, ente cramponnant à la prolongation de son existence déclenchera une boucherie mondiale, qui ne pourra déjà plus être à présent que thermonucléaire, ou bien le prolétariat révolutionnaire rejettera 1’impérialisme pourrissant sur le bas-côté de la route de l'histoire et sauvera la civilisation de son anéantissement dans les flammes de l'apocalypse nucléaire.
Pour organiser la lutte du prolétariat pour ses droits, les prolétaires ont besoin de leur parti. «Le parti est nécessaire au prolétariat pour conquérir et conserver sa dictature. Le parti est l'instrument de la dictature du prolétariat» (V. I. Lénine, Oeuvres compl., t. 6, p. 181 ; éd. en russe).
Le prolétariat révolutionnaire a besoin de son parti révolutionnaire armé de la théorie révolutionnaire. Aujourd'hui, cette théorie est constituée par LE BOLCHEVISME, ou léninisme, c'est-à-dire par le marxisme de l'époque de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne. «Le léninisme est la théorie et la tactique de la révolution prolétarienne en général, la théorie et la tactique de la dictature du prolétariat en particulier» (I. V. Staline., Oeuvres., t. 6., P. 71; éd. en russe).
Le prolétariat moderne a besoin d'avoir un parti BOLCHEVISTE. C'est pourquoi le processus de bolchevisation des partis communistes est nécessaire, des partis qui fonctionnent dans le mouvement communiste et se prononcent pour la voie révolutionnaire de transformation du monde. Succinctement, la bolchevisation,c'est le passage des partis communistes sur les positions du léninisme, c'est le cap mis sur la transformation révolutionnaire du régime socio-politique, c’est l'édification du parti sur la base du centralisme démocratique, de la critique et de l'autocritique, de la stricte discipline consciente du parti,c'est le démarquage catégorique d'avec l'opportunisme, le révisionnisme et le révolutionnarisme petit-bourgeois, c'est la prolétarisation du mouvement révolutionnaire, sa libération de l’arrière-gardisme, du parasitisme, de l'esprit de conciliation, du comportement de capitulard.~
La conquête du léninisme, ou bolchevisme, par le mouvement communiste et ouvrier est nécessaire parce que «Les idées deviennent une force lorsque les masses s'en emparent» (V. I. Lénine, Oeuvres compl., t. 34, P. 332; éd. en russe). «Pour nous, la théorie est l'argument de l'action à--entreprendre, pour s'en convaincre» (Ibid., t. 35, P. 172).
La bolchevisation des partis communistes et du mouvement communiste est un processus objectif et subjectif. Il est objectif, c’est-à-dire qu'il est indépendant de la volonté de qui que ce soit, en ce sens qu'il repose sur les modifications régulières qui interviennent dans le rapport des forces de classe et sur l’inévitabilité du démarquage entre l'aile révolutionnaire prolétarienne du mouvement communiste et l’aile opportuniste, conciliatrice du révolutionnarisme petit-bourgeois.
La subjectivité du processus de bolchevisation est liée au niveau atteint dans le degré de préparation et d'organisation idéo-politique des classes et des partis révolutionnaires, à leur capacité à prendre part aux actions décisives de masse. Il nous est impossible à nous, les bolcheviks soviétiques, de compter sur un écrasement complet et définitif de la contre-révolution bourgeoise sans avoir résolu le problème de la bolchevisation du mouvement communiste sur le territoire de l'U.R.S.S.
Pour nous, les communistes soviétiques, la lutte pour la bolchevisation du mouvement communiste, cela signifie non seulement la lutte pour le socialisme, mais également la lutte pour la renaissance de l'Union des Républiques socialistes soviétiques.
En parlant de la nécessité de la bolchevisation du mouvement communiste, je considère comme indispensable de citer ces paroles de V. I. Lénine: «... la lutte contre l'impérialisme est une phrase creuse et fallacieuse si elle n'est pas indissolublement liée à la lutte contre l'opportunisme» (Ibid., t. 27, P. 424).
Dans son ouvrage «Du caractère international de la Révolution d'Octobre», I. V. Staline indique que «Il n’est pas possible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier» et que «... le social-démocratisme est le support idéologique du capitalisme» (I. V. Staline, Œuvres, t. 10, P. 250).
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N.A. Andréyéva
offre le portrait |
I.V. Staline indique également qu’avant la victoire de la dictature du prolétariat, la social-démocratie pouvait parader avec le drapeau du marxisme sans nier l’idée de dictature du prolétariat, mais sans rien faire non plus pour hâter la victoire sur le capital et sans créer aucune menace pour le capitalisme. La social-démocratie se mêlait alors formellement, ou se mêlait presque, avec le marxisme. Après la victoire de la dictature du prolétariat, ayant depuis longtemps rompu avec l’esprit du marxisme., elle s'est dressée ouvertement et sans équivoque contre l’enfant du marxisme, contre la première dictature du prolétariat du monde. «Entre la social-démocratie et le marxisme il y a un gouffre» (Oeuvres, t. 10, p. 239).
À propos des effectifs du parti. On sait qu'à une étape déterminée, la quantité se transforme en qualité. Mais toute grande quantité ne se transforme pas en une qualité supérieure. On le voit bien à l'exemple du P.C.U.S. de 19 millions de membres qui est tombé en ruines en très peu de jours. Dans le même temps, des partis communistes au pouvoir - le parti du Travail de Corée et le Parti communiste de Cuba - de deux pays socialistes à population peu élevée et à territoire peu étendu - la R.P.D.C. et Cuba - résistent depuis plus de cinquante ans dans un combat singulier à l'ensemble de l’énorme monde impérialiste.
V.I. Lénine a montré qu' «Il suffit d'un très petit parti pou entraîner les masses derrière soi à certains moments, il n'est pas nécessaire d’avoir de grandes organisations. Mais pour la victoire, il faut avoir la sympathie des masses» (Oeuvres compl., t. 44, P. 32).
«Pour avoir du succès, la révolution doit savoir avec la plus grande précision possible AVEC QUI on peut aller au combat, QUI est l'allié sur lequel on peut compter, Où est le véritable ennemi» (Ibid. t. 22, p. 283).
Le mouvement communiste a des alliés ou ce que l’on appelle des masses sympathisantes. J'y range les mouvements anti-impérialistes, les mouvements anti-globalistes et les mouvements de lutte pour la paix qui, pour le moment, ne se rassemblent pas en un mouvement unique. Pour mener une lutte en commun et,partant, plus efficace, contre l'impérialisme international, il est avant tout nécessaire de COORDONNER les actions communes de ces trois adversaires de la fascisation impérialiste des régimes en place qui agissent dans les pays capitalistes, de coordonner l'unité d'action contre l'impérialisme dans son ensemble.
Le rassemblement des efforts de tous ceux qui se prononcent contre la politique impérialiste de guerre et de brigandage international peut être obtenu dans un premier temps par un centre unique de diffusion de l'information travaillant par INTERNET et ayant la possibilité de transmettre l'information en plusieurs langues du monde. Pour commencer, en anglais, en français, en espagnol, en allemand, en russe, en japonais, en coréen. Le Centre d'information d'Europe, créé par le Parti communiste d'Allemagne (P.C.A.), qui avait commencé à fonctionner il y a deux ans, ne fonctionne malheureusement plus à présent en raison de toute une série de circonstances internes au P.C.A. liées aux actions des services spéciaux du régime en place.
Nous avons beaucoup compté sur le travail actif du Centre d’information qu'il y a 13 ans le Parti du Travail de Belgique (P.T.B.), dont le leader es t Ludo Martens,voulait créer. Mais, sans approfondir, nous voyons qu’à part la collecte d’informations sur des organisations légales et illégales en activité dans le monde, la tenue de séminaires avec mise en scène de leaders communistes en exercice, l'adoption de sages résolutions., l'affaire ne va guère plus loin.
Je présume que cela est lié AU LIEU d'activité du P.T.B.: chef-lieu de l’Europe, capitale de l'OTAN. Je présume qu'il est peu probable que les puissants de ce monde au quartier général de l'OTAN permettent au P.T.B. de s'occuper de coordination des activités du mouvement communiste et autres mouvements protestataires.
C'est pourquoi je considère que cette question attend toujours sa solution immédiate.
Le mouvement anti-globaliste, d'essence petite-bourgeoise, est un mouvement contre la globalisation impérialiste à l'américaine, un mouvement anti-impérialiste auquel il est nécessaire d'apporter l'idéologie socialiste à la place des idées anarchistes qui y sont répandues, la place des idées de révolte spontanée.
L'une des plus importantes tâches du mouvement communiste et ouvrier international est la conquête de tous les mouvements protestataires contre l’impérialisme, le renforcement en ceux-ci de l'influence des partis communistes et ouvriers.
C'est en 1919, du temps de V. I. Lénine, qu'a été créée l'Internationale communiste(le Komintern) qui a joué un rôle considérable dans le développement et le devenir du mouvement communiste international, dans la création des partis prolétariens de masse dans toute une série de pays. La base idéologique et tactique du Komintern, ce fut le BOLCHÉVISME. C'est dès le début de l'activité du Komintern que I. V. Staline a posé la question de la bolchévisation des partis communistes du monde, ce qui signifiait qu’ils devaient conquérir les bases idéologique, tactiques et organisationnelles du léninisme, croître quantitativement et qualitativement en sachant combiner l'intransigeance révolutionnaire à l’égard des ennemis du socialisme avec le travail et la lutte pour les droits sociaux des ouvriers et de tous les travailleurs.
Le Komintern a apporté un soutien multilatéral aux partis communistes et ouvriers du monde, aux mouvements de libération nationale de divers pays.
Après la victoire de la contre-révolution bourgeoise en U.R.S.S. et l'effondrement de l'Union soviétique, la question de la renaissance du Komintern a plusieurs fois été posée dans le mouvement communiste international par des dirigeants de différents partis communistes. Une réponse à cette question n'a pas encore été apportée à ce jour, pour autant que la solution à cette question ne peut être supportée par aucun des partis communistes actuellement en activité dans le monde. Cette question ne peut recevoir de solution positive que si un parti communiste au pouvoir dans un État socialiste s'en charge. Mais les partis communistes en activité dans les pays socialistes - le Parti du Travail de Corée en R.P.D.C. et le Parti communiste de Cuba en république de Cuba - mènent actuellement une lutte de longue haleine incroyablement difficile contre l'impérialisme international, résistant à sa poussée dans les conditions d'un combat singulier depuis déjà plus de cinquante ans. Toutes les forces de ces deux partis communistes révolutionnaires sont axées sur la défense des conquêtes du socialisme. Nous sommes tenus de les aider à tenir bon.
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La Présidence du Forum du Centre socialiste unifié d'Inde (C.S.U.I.) |
Le Parti communiste de Chine est dans l’expectative et ne prend pratiquement presque aucune part au mouvement communiste. Aspirant à devenir une super-puissance dans le monde, la R.P.C. renonce aux principes du socialisme,légitime la propriété privée des moyens de production, se comporte loyalement quant à la construction de villas de quatre étages par la part nomenklatura et l'élite du business dans les faubourgs de la capitale et d'autres grandes villes, sans vraisemblablement s'inquiéter outre mesure du fait que l'inégalité de la propriété, le gouffre entre les riches et les pauvres s'approfondissent chaque année. À cause de 1’augmentation de leurs coûts, les services médicaux, l’instruction, non seulement dans les établissements d'enseignement supérieur, mais également dans les écoles, sont devenus inaccessibles pour beaucoup.
Le Parti communiste de Chine est déjà devenu un «parti du peuple tout entier» où l’on accepte même les businessmen. On se demande bien les droits DE QUI un tel parti peut-il défendre? Les processus qui s’opèrent en Chine sont très semblables à ceux de la contre-révolution soviétique, mais avec la «spécificité chinoise». En tout cas, la Chine ne saurait déjà plus être considérée comme un État socialiste. Les processus qui s’opèrent au Vietnam sont très semblables à ceux qui s'opèrent en Chine.
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N.A. Andréyéva avec la jeunesse communiste d'Inde |
Les partis communistes qui agissent dans les États capitalistes se trouvent dans une situation matérielle difficile qui ne leur permet pas de prendre sur eux le rôle régénérateur du KOMINTERN, bien que les leaders de certains d'entre eux prétendent à ce rôle. Ces temps derniers, O. Chénine, anti-staliniste et opportuniste notoire qui camouffle sa nature anticommuniste sous une phraséologie révolutionnaire et qui se donne même pour bolchevik, a déclaré son ambition de régénérer le Komintern. Nous considérons tout cela comme une provocation émanant du régime bourgeois de la Russie qui est à l'origine de la reconstitution du P.C.U.S. Mais O. Chénine a besoin de cela pour écraser sous son poids le mouvement communiste dans le monde et, par ce biais, l’anéantir. La haute part nomenklatura a été formée au bavardage et est capable du bien, ce qui crée certaines illusions chez l'auditeur.
Une question se pose alors: QUI peut prendre la tête du processus révolutionnaire mondial? Legrand Lénine enseignait que «...notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action» (Ibid., t. 42, P. 55) et qu'il faut «... savoir appliquer les principes généraux et fondamentaux du communisme au caractère propre des rapports entre les classes et les partis, au caractère propre du développement objectif vers le communisme particulier à chaque pays particulier qu'il faut savoir étudier, découvrir, pressentir» (Ibid., t. 41. P. 74); « il faut savoir trouver à chaque instant particulier le maillon particulier de la chaîne auquel il faut s’agripper de toutes ses forces pour retenir toute la chaîne et préparer solidement le passage au maillon suivant, en sachant bien en plus que l'ordre des maillons, leur forme, leur enchaînement, leur différence l'un parrapport à l'autre ne sont pas simples dans la chaîne historique» (Ibid., t. 36, p. 205).
Il m'apparaît que c'est précisément la Russie qui à présent est ce maillon le
plus particulier auquel il faut s'agripper de toutes nos forces. Cette opinion
est fondée sur le fait que nous avons, nous, les communistes soviétiques, outre
la théorie scientifique, le bolchevisme:
une expérience heureuse de la préparation et de la conduite de la révolution socialiste (en tenant nécessairement compte des réalités d'aujourd'hui, de l'existence des systèmes d'information de haut niveau et du puissant appareil répressif de l'État);
une riche expérience heureuse de 70 ans d'édification du socialisme dans les conditions de l'encerclement impérialiste;
une analyse des erreurs commises au cours du processus d'édification du socialisme en U.R.S.S. et une analyse des causes qui ont favorisé la victoire temporaire de la contre-révolution;
une organisation politique qui suit le bolchevisme de manière orthodoxe: le P.C.B.tUS;
une jeunesse politiquement formée, prête à travailler avec nous, les anciens, à la mise en œuvre du Programme du parti;
une augmentation du nombre de gens dans la population qui soutiennent le retour au socialisme; d'après les sondages des centres sociologiques, 39 p. 100 soutiennent déjà aujourd'hui les valeurs du socialisme et seulement 12 p. 100 sont contre (le reste réfléchit); de plus:
la Russie approche de la limite de la crise nationale générale qui touche non seulement tous les déshérités et les salariés, mais également la classe au pouvoir, l’élite démocratique»;
de plus en plus de travailleurs temporaires s’accumulent dans les capitales (il s'agit de Moscou et de Pétersbourg - N.d.T.) venant des anciennes républiques soviétiques pour gagner le pain de leurs familles restées au pays dans les États «indépendants». Ils peuvent devenir nos alliés et nous aider.
Suivant Lénine: «on ne peut ni faire la révolution, ni dire quand ce sera son tour. On ne peut passer commande de la révolution: la révolution grandit» (Oeuvres compl, t. 31, P. 398; éd. en russe).
«on ne peut pas prévoir la marche de la révolution... on ne peut pas la provoquer. On ne peut que travailler dans l'intérêt de la révolution» (Ibid... t. 36, p. 458).
«La croyance générale dans la révolution est déjà le début de la révolution» (Ibid., t. 9, p. 159).
C'est de ces paroles de V. I. Lénine que découle notre tâche: OEUVRER POUR LA RÉVOLUTION! Et c'est ce dont il a été question au IVe Congrès du P.C.B.tUS en avril 2006. Nous, les bolcheviks, CROYONS à la Révolution!
2. Il s'agit de A. Yakovlev. (N.d.T.)
3. NTS - sigle russe de l’«Union populaire du travail» qui est une organisation antisoviétique de Russes blancs émigrés (qui se, donnent le titre de «solidaristes») fondée en 1933. Dès sa fondation, le NTS a collaboré activement avec les organes répressifs de l'Allemagne nazie (la SS, le SD, la Gestapo), leur fournissant des cadres pour leurs opérations d'espionnage, de diversion et de sabotage sur le territoire de l'U.R.S.S. Dans les années cinquante, le NTS est devenue une filiale de la CIA et a été légalisée sur le territoire de l'U.R.S.S. en 1989 par le scélérat M. Gorbatchev avec quartier général à Moscou. (N.d.T.)
4. Voir «N. d'URSS», no 3, juill. 2002, p. 24. (N.d.T.)
5. Partnomenklatura, - on appelle 'nomenklatura' en russe la liste (c.-à-d la nomenclature) de tous les postes dont les titulaires étaient nommés;directement par les instances supérieures de 1'État, du parti, des syndicats. Ce terme désigne également, en un sens collectif, 1 'ensemble des personnalités officielles (fonctionnaires de l'État, du parti, des organismes économiques, scientifiques, artistiques, etc.) qui occupent ces postes. Sous le règne du traître Khrouchtchev, ces fonctionnaires ont commencé à jouir de certaine privilèges (tels que magasins et établissements de soins réservés, etc.) qui ont grandement contribué à les couper du peuple et à les corrompre en leur instillant une mentalité petite-bourgeoise de privilégiés-, ce qui leur a peu à peu attiré un certain mépris de la part des travailleurs qui les appelaient du terme péjoratif de «nomenklatourchtchiki» («nomenclaturiers»). La partnomenklatura est la nomenklatura du parti. (N.d.T.)
6. ROA - sigle russe de la pseudo-«Armée russe de libération» commandée par le traître A. Vlassov. (N.d.T.)
7. Voir «N. d'URSS» no 70, août 2005, P. 19, note 12 en bas de page. (N. d. T.)
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