Intervention de N. A. ANDRÉYÉVA
Au meeting consacré au 89e anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre
près du monument à V.I. Lénine de la gare de Finlande à Léningrad le 7 novembre 2006
Article publié dans le journal russe "Rabotche-krestyanskii
Serb i molot" no 12, décembre 2006
Chers amis, camarades, compagnons d'idées, sympathisants! Je
vous salue, vous qui êtes venus aujourd’hui ici à ce meeting dans les
conditions où le régime bourgeois régnant a interdit tout défilé et
manifestation en ce Grand
jour. Ces deux dernières années, le pouvoir a tenté de remplacer ce jour par le
4 novembre qui a si peu de signification dans l'histoire de la Russie,, s'efforçant d~effacer de la conscience du peuple tout ce qui est lié aux années du Pouvoir soviétique, à l'édification du socialisme, à notre grande et puissante Union soviétique détruite par suite de la trahison de la haute nomenklatoura du parti qui dirigeait alors le P.C.U.S. et de la petite partocratie, obséquieuse et vile, pour laquelle peu importait qui elle servait pourvu que cela lui soit avantageux et lucratif.Le
7 Novembre jour de l'accomplissement de la Grande Révolution prolétarienne n'appartient pas qu'à la Russie aux citoyens soviétiques. Certes, nous, les Russes, sommes très fiers de ce que la Troisième Révolution, la Grande Révolution socialiste d'Octobre ait été accomplie précisément en Russie, précisément par le prolétariat russe. Mais le 7 Novembre appartient également à toute l'humanité, car le 7 novembre 1917, c'est un bond révolutionnaire qui a été accompli dans le développement de la civilisation mondiale, une percée révolutionnaire vers l'avenir, le passage de la civilisation à un nouveau stade de développement, de la société antagonique de classes à la société sans classes, communiste.Le 7 novembre, c'est le début d'une ère nouvelle dans le développement de la civilisation, car il signifie le refus de tout type de propriété privée des instruments et moyens de production et son passage à une nouvelle qualité de propriété: la propriété commune populaire avec liquidation de toute forme d'exploitation de l'homme par l'homme. Et il n'est donné à personne d'abolir ce jour du 7 novembre.
Tous les remplacements de formations socio-économiques qui ont précédé n'ont été que des remplacements de types de propriétaires des instruments et moyens de production et c'est pourquoi ils n'appartiennent tous, comme le disait K. Marx, qu'à la préhistoire de l'humanité sur le chemin de la société sans classes, la société communiste, en passant par la période de transition du socialisme. Sous le communisme, l'homme, débarrassé de toute forme d'exploitation grâce à des forces productives hautement développées, ne perdra plus beaucoup de temps à produire ses denrées alimentaires et à assurer ses conditions de vie confortables. Il utilisera l'essentiel de son temps à l'éducation de ses enfants, au développement de ses dons naturels, à la pratique du sport et de l'art, au développement de sa propre personnalité en parfaite harmonie avec la nature.
Aujourd'hui, la Russie est gouvernée par un régime criminel, à cause de la politique duquel la population du pays diminue, depuis ces dernières années, de 2,300,000 personnes par an d'a près les statistiques, et ce malgré la horde énorme d'indigents qui arrive en Russie des anciennes républiques de l'U.R.S.S.. à la recherche d'un salaire dont ils envoient l'argent gagné ici dans leur pays pour subvenir aux besoins de leurs familles miséreuses, pour leur pain. Le régime bourgeois au pouvoir serre toujours plus fort le noeud du la corde, avant tout autour du cou des retraités. à Saint Pétersbourg, le gouvernement a privé tous les retraités de l'allocation qui leur était versée jusqu'à présent pour les aider à payer, partiellement, leur loyer. Dans le courant de cette année, les bureaux d'aide sociale ont persuadé les retraités de renoncer à recevoir des médicaments gratuits, c'est-à-dire dans le cadre des avantages sociaux (lesquels médicaments sont de toute façon toujours absents des pharmacies), ainsi qu'à bénéficier de prises en charge pour des séjours en établissements de soins curatifs et préventifs (qui ne sont d'ailleurs offerts que très rarement, mais quand même), ces avantages étant remplacés par de l'argent versé en supplément à leur pension de retraite. Les retraités ayant, dans leur majorité accepté, ils ont du même coup «augmenté» leur pension de retraite et leur «minimum vital». Mais à présent, depuis novembre, l'allocation d'aide au logement a été supprimée pour tout le monde, car le gouvernement a en même temps abaissé considérablement le niveau du «minimum vital» jusqu'à 2500 roubles, de sorte que la majorité des retraités ayant accepté les nouvelles conditions (argent) contre avantages sociaux), leur pension de retraite dépasse à présent le niveau du «minimum vital» et ils n'ont plus droit à rien. À présent, chacun devra payer jusqu'à 40 P. 100 de sa pension de retraite de misère pour ses médicaments et les services communaux des immeubles d'habitation (loyer + charges). En U.R.S.S., le prix des loyers était nominal et n'excédait Pas 3 P. 100 du salaire moyen. Ainsi le pouvoir nous volet il encore une fois de manière extrêmement draconienne. Je suppose que le «minimum vital» du chien de race Poutine est plusieurs dizaines de fois plus élevé que celui d'un retraité d'aujourd'hui, d'un retraité dont le travail, durant les années de Pouvoir soviétique, a créé les énormes richesses matérielles et spirituelles du pays. Alors qu'à présent, on n'a nullement besoin des retraités qui sont une charge pour le pouvoir bourgeois et c'est pourquoi ils sont à exterminer physiquement en raison de leur impossibilité de vivre, d'exister, de la pension de retraite archi-misérable que leur sert l'État.
Une monstrueuse mise à sac des richesses naturelles de notre pays est en cours. Nous pompons toutes nos ressources énergétiques et minérales pour les envoyer en Occident à nos meilleurs «amis», Allemands, Américains et consorts, qui s'extasient devant Poutine et sa cohorte dirigeante.
En adoptant les lois qui serviront à étouffer le peuple et à mettre nos ressources à sac, la Douma d'état ne pense qu'à une chose: comment profiter toujours un peu plus en étant au pouvoir, en mangeant à la gamelle. Aussi les appels stridents des «communistes» à voter pour eux aux prochaines élections ne sont-ils qu'une hypocrisie de plus camouflée sous des slogans pseudo communistes. Il est en effet historiquement bien connu que la voie parlementaire de conquête du pouvoir est une voie sans issue dans les conditions d'incrédulité totale que le peuple voue à ce pouvoir, d'indifférence et de haine que lui manifeste la majorité de la population qui vote depuis longtemps déjà «contre tous». Actuellement, la Douma d'État prépare une loi relative aux élections qui abolira toute limite de légitimité de participation des électeurs au vote. C'est-à-dire que dorénavant, le pouvoir considérera les élections comme s'étant normalement déroulées et leur résultat comme valide, QUEL QUE SOIT le nombre de votant. Les députés ainsi élus seront dans tous les cas considérés comme «députés du peuple», autrement dit élus par l'ensemble du peuple. Mais si ce pouvoir n'est pas élu par nous, si nous ne votons pas pour lui, lui exprimant ainsi notre complet mépris et notre complète méfiance, quoi de plus légitime que de jeter bas ce pouvoir devant lequel nous n'avons aucune obligation?
On nous enfonce tout le temps dans la conscience, comme des clous dans une planche, qu'il n'existe pas de route par où revenir en arrière. Eh bien nous sommes d'accord avec cela: IL N'EXISTE PAS DE ROUTE PAR
OU REVENIR EN ARRIÈRE! Pour la bonne raison qu'il n'existe déjà plus nulle part où revenir en arrière La contre révolution nous a déjà rejetés dans toute une formation historique antérieure le capitalisme criminel. Il est donc temps depuis déjà longtemps d'en finir avec la mise à sac des richesses naturelles de notre sous-sol, avec la misère de notre peuple, vainqueur du fascisme dans la Seconde Guerre mondiale. C'est pourquoi la seule route qui existe est celle qui conduit en avant, au socialisme!Il est temps enfin pour les leaders des partis communistes et pro-communistes de commencer à agir avec nous, les bolcheviks, ensemble, au lieu de se déchirer dans les organes bourgeois du pouvoir pour une gamelle, certes bien payée par la bourgeoisie (pour la trahison, il va de soi, des intérêts de la classe ouvrière), ou,
à plus forte raison, pour la présidence de 1'État bourgeois où l'oligarchie mafieuse mène le bal.L'unité d'action de tous ceux qui sont pour LE SOCIALISME FUT, EST ET RESTERA le mot d'ordre de notre lutte.
Du bulletin d'information NOUVELLES D'URSS No 84 2007
Vive le 89e anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre!
Vive la révolution prolétarienne que s'avance!
Vive la lutte anti-impérialiste de tous des honnêtes!
Gens de la terre et pur la paix et le socialisme sur la planète!
Cliquez ici pour retourner au NSC Édition Française, vol. 5, #2