La politique intérieure de Stephen Harper et l’oligarchie financière canadienne
Il y aurait long à dire sur la politique intérieure de
Stephen Harper, élu Premier ministre du Canada le 23 janvier 2006. Le
gouvernement de Stephen Harper étant minoritaire, il ne peut pleinement
appliquer toutes ses politiques. Une chose est certaine, il a prit comme
position interne de revoir la politique du gouvernement précédent sur les
questions économiques, culturelles et constitutionnelles.
Si les libéraux empêtrés dans le scandale des commandites avaient une pseudo aura centre gauche, avec les conservateurs au pouvoir, on a l’heure juste. Avec ce 39e parlement et le discours du Trône on peut s’attendre à bien des surprises.
Il faut le dire: ce gouvernement aligné sur les États-Unis a été élu minoritaire grâce au vote des populations de l’Ouest canadien et de la région de Québec. Ce vote était certes, un vote de protestation, mais aussi un vote de principe. Pour ce qui est de l’Ouest canadien, on peut parler d’un vote de principe, pour ce qui est de la région de Québec, on peut parler à la fois d’un vote de principe et de protestation. Le vote beauceron est un vote de principe, mais celui des autres régions plus un vote de protestation contre la corruption du Parti Libéral du Canada avec l’affaire du scandale des commandites.
Si le pouvoir change de nom, les rapports avec l’oligarchie financière reste le même. Le leadership du gouvernement de Stephen Harper est fondé sur les politiques du moindre effort en matière d’écologie (voir l’Accord de Kyoto) et de tentative de rapprocher les politiques internes canadiennes à celles des États-Unis. Évidement, l’opposition représenter par le Parti Libéral du Canada, du Bloc québécois et du NPD empêche le gouvernement actuel de pouvoir appliquer en profondeur ces politiques ouvertement néo-libérales. Pour cela, il faut une majorité parlementaire.
Sur la question constitutionnelle, M. Stephen Harper pour couper l’herbe sous les pieds de M. Stéphane Dion élu chef du Parti Libéral du Canada le 2 décembre 2006 a déclaré dernièrement, que le Québec représentait une nation au sein du Canada unis. Évidement, de dire que le Québec représente une nation au sein du Canada unis peut flatter certains Québécois. Mais, sa position reste floue et elle n’est qu’une tactique politique. Le peuple québécois a le droit à son autonomie nationale et même à son indépendance nationale. Mais cela est peut important pour l’oligarchie financière canadienne dont Stephen Harper est une marionnette.
Avec le gouvernement actuel, on peut s’attendre à plus de droits pour l’oligarchie financière et à moins de droits pour les travailleurs du Québec et du Canada. Il y a possibilité que ce gouvernement soit élu encore minoritairement aux prochaines élections. Cela dépendra des autres partis d’oppositions. Si le Parti Libéral du Canada, autre parti de l’oligarchie financière canadienne et internationale renforce son leadership d’ici 2010, il pourrait y avoir de grands changements d’apparences. Ce sera le passage d’un pouvoir bourgeois à un autre.
Le Gouvernement de Stephen Harper a une grande mission à accomplir comme au temps du gouvernement Conservateur progressiste de Brian Mulroney (1984-1993). Ce gouvernement veut accélérer le processus de renforcement du capital privée et étranger au Canada dans la pure continuité de l’ancien gouvernement conservateur de Brian Mulroney. Il a prit des positions plus modérés en reléguant aux arrières sa droite moralisatrice. Cela était nécessaire pour rendre son parti plus aguichant aux modérés de sa formation politique et à la population canadienne. Ce nouveau parti conservateur est rien de moins qu’une fusion de l’ancien Parti conservateur progressiste avec l’Alliance canadienne, ancienne formation considérée trop à droite. Cette formation émanait du Reform Party (1993-2000) de Preston Manning, une formation d’extrême-droite conservatrice née en Alberta en 1993.
Il est clair, que le but de ce gouvernement est d’appliquer une consolidation du capital monopoliste en Amérique du Nord. L’idée est de créer une concurrence et un bloc capitaliste nord américain canadien et étasunien face l’Asie, l’Europe, l’Amérique latine et la Russie. La remise en question des programmes sociaux (santé, éducation et aide sociale) fait partis du plan du gouvernement actuel. Si le gouvernement précédent jouait la carte centre gauche, celui de maintenant ne se cache pas de ses buts.
De moins en moins le Canada et le Québec pourront être autonomes dans se processus économico politique. Paul Martin, ex-premier ministre du Canada et ex-chef du Parti Libéral du Canada était tout comme Stephen Harper l’est présentement, sous la tutelle du CCCE (Conseil canadien des chefs d’entreprises). Cette organisation oligarchique contrôle les politiques économiques du Canada. Aucuns partis bourgeois ne peuvent se détacher de cette organisation. Cette dernière est au-delà des frontières.
Donc, il faudra voir dans les prochaines semaines, dans les prochains mois et les prochaines années le développement des politiques internes du Gouvernement de Stephen Harper. Une chose est certaine, cela ne sera pas de tout repos pour les chômeurs, les travailleurs à bas salaires et la classe moyenne qui s’imagine que ce gouvernement travaille pour ses intérêts. Il faudra être vigilant face à ce gouvernement. L’oligarchie financière en place détient le pouvoir politique, parce que cette dernière détient le pouvoir financier.
Cellule Jeanne Corbin de la ville de Québec.
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