par Claude
Rainaudi (Ukraine s.fr)
Dans certaines régions de l’Ukraine, la
montée d’un racisme anti-russe
semble, une
fois de
plus, aller de pair avec la montée d’un racisme anti-juif.
Dernière
péripétie
en date, rapportée par l’Union of Councils
for Jews in the Former Soviet Union,
un député aurait très
sérieusement « expliqué », en
public, la différence entre un
Juif et
un « Youtre » (Kike)
ainsi
que la
différence entre un Russe et un « Russkof »
(Moskal). Ce député,
Oleg Tyagnybok,
s’était déjà illustré, en septembre 2005,
par une pétition demandant
une
enquête sur « la Juiverie
organisée » (organized
Jewry), pétition
également signée par
un autre
député, Ivan Spodarenko,
responsable du
journal Silski Visti, dont
nous aurons l’occasion de reparler.
Oleg Tyagnybok
était l’un des responsables de la « révolution
orange »,
tardivement
exclu du parti de Viktor Iouchtchenko (Yushchenko), quand aux Silski Visti,
elles
ont récemment reçu une médaille de ce même
Viktor Iouchtchenko
(Yushchenko)
pour leur « qualité journalistique ». Plusieurs
organisations
juives
tirent la sonnette d’alarme depuis des mois :
l’antisémitisme est
de
retour en Ukraine, sous sa forme la plus extrême, et aux plus
hautes
positions
du pouvoir politique.
Ukraine,
Ukrainien Dernier ajout – vendredi 12 octobre 2007.
L’Ukraine est le nouveau centre des
crises.
Passage du gaz vers l’Europe, porte sur la Mer noire,
verrou de la Mer d’Azov, contiguë au Danube, irriguée par
le Dniepr,
dotée
d’une base industrielle importante, peuplée de 50 millions
d’habitants,
l’Ukraine, dont Kiev, la capitale, était la troisième
ville de l’Union
soviétique, dispose d’un potentiel géopolitique à
prendre au sérieux.
Divisée entre un Est plutôt agricole,
surtout
influencé par les invasions polonaises, lithuanienne, hongroise
et
nazie et un
Ouest industrialisé, comprenant la Crimée de vieille
tradition russe,
et
principal berceau de la Résistance ukrainienne aux forces
hitlériennes,
l’Ukraine présente aujourd’hui un risque d’éclatement.
Le premier effet géopolitique d’un tel
éclatement – ou
même d’un conflit ouvert entre les Ukrainiens et les dirigeants "oranges", à la solde des USA – serait la
coupure
du gaz
en direction de l’Europe, gaz vital pour l’industrie de plusieurs pays,
dont
l’Allemagne (Sud) et l’Italie (Nord). Le second serait un
ralentissement de
l’intégration économique entre la Russie et l’Union
européenne.
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