Le Front de libération nationale d'Iraq
par Ibrahim Ebeid et Hussayn al-Kurdi
De loin la plus importante histoire, le secret le mieux gardé des media occidentaux a été la croissance constante de la Résistance iraquienne contre l'occupation conduite par les États-Unis.
Alors que les services d'information des États-Unis et de leurs complices focalisaient l'attention sur la violence entre les communautés ethniques et religieuses, le Parti Baath socialiste arabe poursuivait une politique d'unification et de coopération entre ceux en Iraq qui se montraient décidés à débarrasser leur pays de l'occupant, rétablir son indépendance et reprendre son rôle aux avant-postes de la lutte arabe contre l' impérialisme et le sionisme.
L'occupation de Bagdad par les forces étasuniennes suivie par la déclaration de «victoire» de Bush en 2003, a marqué le commencement de la résistance iraquienne conduite par des dirigeants du parti Baath. Saddam Hussein et d'autres dirigeants baathistes, en consultation avec des habitants de Bagdad se sont dispersés à travers l'Iraq dans le but d'engager une guerre de libération nationale et de résistance de longue durée. Ils n'ont pas voulu rester concentrés à Bagdad afin d'éviter sa destruction et pour mieux réussir la transition vers une lutte de guérilla ou de guerre populaire.
Alors que les États-Unis lâchaient leurs escadrons de la mort, composés d'exilés, contre le peuple iraquien, ciblant ceux qui soutenaient le Baath ou qui étaient autrement opposés à l'occupation; le Parti Baath, ses alliés et ses partenaires opéraient contre l'ennemi, ses pantins et ses hommes de main compris, des engagements de caractère militaire, en prenant scrupuleusement soin d'éviter de heurter des innocents, tout en encourageant l'unité des Iraquiens de toutes les affiliations religieuses, ethniques ou politiques épris de liberté et prêts à défendre la nation.
Malgré diverses tentatives pour coopter, discréditer et diviser le
Baath, il est remarquable qu'aucun membre éminent n'a été amené à trahir les principes du parti, la promotion de l'unité arabe, et la lutte pour libérer les terres arabes des occupants étasuniens et israéliens, et cela dans la perspective d'une société socialiste au service du bien-être des classes populaires.
Saddam Hussein a émergé comme un dirigeant, grand et résolu, martyr et père fondateur, champion de la cause arabe et de l'Islam dans la tradition de Salah al-Din al Ayyoubi, le fabuleux «Saladin» qui avait chassé les Croisés de Jérusalem et mis en échec leurs efforts pour occuper la Palestine et subjuguer les forces de l'Islam. Les activités de Saddam et son exemple ont contribué de manière incommensurable à la réémergence du parti Baath dans le cœur et la tête de la Résistance. Cela reste un secret bien gardé aux États-Unis et en occident. Même des cercles gauchistes et soi-disant «progressistes» qui dans le passé ont soutenu des mouvements de libération nationale tels que celui du Vietnam, ne se sont pas manifestés avec des expressions de solidarité similaires pour le cas de l'Iraq. Ils disent plutôt que le Baath «est mort avec Saddam», que la Résistance a été écrasée et il ne reste dans leur vision que la «guerre civile» que propage leur presse. La Résistance, pour eux, n'existe simplement pas. Heureusement, non seulement elle existe mais elle se bat en ce moment avec férocité partout dans le pays.
Le «Conseiller à la sécurité nationale» du régime fantoche Mouwafaq al-Roubaie a confirmé lors de sa récente visite à Washington que Saddam avait implanté un «virus incurable» dans les esprits des Iraquiens. Ce «virus» était le refus d'accepter l'occupation et son gouvernement fantoche. En même temps, al-Roubaie a affirmé que lui et ses associés avaient «choisi une fois et pour toutes leur allié stratégique, les États-Unis d'Amérique».
Un événement significatif a eu lieu le 26 septembre quand 22 groupes de résistance iraquiens se sont réunis en Congrès d'unification dans une partie libérée de Bagdad. Le Congrès a résolu d'unir tous les groupes présents sur la base de la libération totale de l'Iraq quel que soit le temps nécessaire. Le Congrès a aussi décidé que l'adhésion au Front unifié de la Résistance serait ouverte à d'autrès groupes ou combattants qui voudraient s'y joindre. Un Commandement suprême du djihad et de la lutte de libération a été institué et lzzat Ibrahim al-Douri, le Secrétaire général du parti Baath et Président de l'Iraq a été élu Commandant suprême du Front.
Le Commandement suprême a alors tenu une réunion où l'état-major a été créé. Le lieutenant général Amir Muhammad Amis a été nommé Commandant suprême en second, chargé des affaires militaires, alors que le Cheikh Ali Abdallah el Oubaidi a été choisi pour conduire une structure consultative religieuse. Un conseil de sécurité nationale a été formé, dirigé par le général Khalid Sulayman Khalaf. Un conseil des affaires administratives et financières a été créé sous le commandement du lieutenant général Muhammad Salih Alqan et un Bureau d'information et de mobilisation a été créé sous le commandement du général Salah ad Din Ahmad. Le Dr Kan'an Amin a été nommé porte-parole officiel pour le Djihad et le commandement de la libération.
Le commandement suprême a déclaré que le Djihad et le Commandement de libération observaient des «principes sacrés» qui ne pouvaient être violés. Aucun parti n'était autorisé à prendre part à des négociations avec l'ennemi étasunien sauf sur la base de ces principes.
Les conditions pour des négociations avec les forces d'occupation étaient clairement stipulées selon les termes suivants:
Si l'ennemi tient à se retirer de manière à sauver la face, il devrait s'asseoir et parler directement avec la Résistance concernant l'implémentation de ces principes sacrés. Sinon, il ne leur resterait que l'effondrement et la fuite.
Après la préparation d'un programme pour l'implémentation de ces principes, auront lieu des réunions et des dialogues dans le peuple iraquien qui permettront au gouvernement intérimaire d'engager des pourparlers avec les États agresseurs en vue de reformuler les relations officielles sur la base de l'égalité et la non-ingérence dans les affaires intérieures, le respect de l'indépendance, de la souveraineté et de l'autodétermination.
Après le commencement du retrait de l'ennemi de notre patrie, les forces de Résistance se rencontreront pour la formation d'un Conseil national (Shura) pour la surveillance de la phase transitoire et pour nommer un gouvernement intérimaire pour une période déterminée, afin de préparer des élections législatives de manière à ce que le peuple puisse élire librement ses dirigeants.
Les 22 groupes représentés à la rencontre étaient les suivants:
1. L'Armée de la confrérie NakshabandyaTraduction
de l'arabe Al-Moharer et de l'anglais Alexandre
MOUMBARIS
Éditions Démocrite No 123
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Française, vol. 5, #6