Petite contribution au Livre Noir de
l'anticommunisme et de la contre-révolution
«
Si une minorité s'est effectivement taillé de
gigantesques
parts dans le dépeçage de l'URSS, l'ensemble du peuple
soviétique n'en a
nullement profité. Bien au contraire, c'est lui qui a
été dépouillé.
Au terme
de l'opération, la valeur du capital financier
que possédait, à la fin 1995, chacun des nouveaux
actionnaires, n'excédait pas
5 dollars en moyenne, soit 25 francs ou l'équivalent de huit
trajets
aller-retour dans le métro de Moscou! Encore faut-il ajouter
que, la
dévaluation aidant et des milliers d'entreprises ayant
cessé de fonctionner
normalement ou tout simplement d'exister, beaucoup s'apercevront que
les titres
qui leur ont été remis et qu'ils ont conservés ne
sont que monnaie de singe.
Un
ancien rédacteur de la maison d'édition «
Progrès» (
de loin la plus importante de l'Union soviétique) qui avait
reçu sa part de «
vouchers », transformés en actions après la
privatisation de l'entreprise -
avant d'en être licencié un peu plus tard pour«
dégraissage» des effectifs - me
racontait qu'il avait cessé d'aller toucher les
intérêts qui lui étaient dus et
pour le règlement desquels on le convoquait
épisodiquement. L'aller-retour
métro et bus jusqu’au siège de la société
lui coûtait plus cher que ce que lui
rapportaient ses titres. »
Henri
Alleg