Théorie
Nous proposons à votre lecture quelques extraits du fameux
livre de Vincent Gouysse « Impérialisme et
Anti-impérialisme».
Selon Marx, le socialisme est avant tout synonyme d’abolition de la
propriété privée des moyens de production et du
salariat. Or il est évident que les « révolutions
» latino-américaines n’ont pas renversé et n’ont
pas pour but de renverser les rapports de production
capitalistes-impérialistes, mais seulement de profiter de
l’exacerbation des rivalités inter -impérialistes afin
d’en retirer quelques miettes supplémentaires. Le moteur des
« révolutions bolivariennes », c’est le nationalisme
bourgeois de cliques bourgeoises-compradore .travesties sous le masque
du « non-alignement ».
Dans L’État et la révolution, Lénine
accusait Kautsky de méconnaître cette vérité
fondamentale du marxisme qu’est la nécessité pour le
prolétariat non pas de s’emparer de la machine d’État
bourgeoise, mais de la briser et de commander avec une nouvelle.
Aujourd’hui, les (éternels) partisans de la « voie au
socialisme », comme tous les révisionnistes social
-démocratisés, ne parlent même plus de briser cette
machine, pour eux, la voie khrouchtchévienne, «
parlementaire et démocratique » au socialisme est toujours
d’actualité, dans une large alliance avec ses partis bourgeois
dits « démocratiques » ! En quoi cela se
distingue-t-il du social- démocratisme le plus plat ?
Cuba n’a jamais été un pays « stalinien »,:
Cuba est resté même après sa
pseudo-révolution un pays bourgeois-compradore comme les autres.
La Corée de Nord n’a d’ailleurs elle-même jamais
été véritablement « stalinienne » et
se transforme depuis maintenant plus de deux décennies en un
pays bourgeois-compradore classique, c’est-à-dire autorisant
l’afflux d’IDE. De tous les pays qualifiés de «
staliniens », seule l’Albanie socialiste mérite
véritablement ce qualificatif, ayant été pendant
plus de 3 décennies le seul pays ayant refusé son
intégration à la division internationale du travail, le
seul pays ayant refusé de se soumettre aux pillards
impérialistes ou de prendre part au pillage impérialiste,
et par conséquent le seul véritable pays socialiste a la
Conférence des 81 partis communistes et ouvriers de Moscou de
1960, les révisionnistes cubains, prêchèrent
d’ailleurs les thèses khrouchtchéviennes sur la
transition pacifique au socialisme, présentant même la
révolution cubaine comme en étant un exemple
typique En 1963, Castro proclamait nécessaire
l’intégration de Cuba à la « division socialiste
internationale du travail ». Emboîtant le pas aux
mystifications des révisionnistes de tous bords, les
révisionnistes cubains prétendaient dans les
années 1960 à travers « la voie cubaine au
socialisme » pouvoir « construire simultanément le
socialisme et le communisme » ! Pour Castro Staline avait
commis « d’énormes abus de pouvoir » en essayant de
« construire le socialisme dans un pays en un très bref
laps de temps au moyen de la violence ».
Après la révolution, le système politique cubain a
certes été démocratisé, mais dans le
domaine économique, en revanche, Cuba ne s’est pas
acheminé sur la voie du socialisme et de l’économie
planifiée, s’orientant davantage vers une large
décentralisation de la gestion des entreprises. Il ne pouvait en
être autrement dans le cadre de la production marchande et du
maintien de Cuba dans la division internationale du travail. Castro
justifiera cette autogestion en indiquant le 26 juillet 1970 que
« le Parti ne doit pas dire à l’administration d’une usine
ce qu’elle doit faire ». Les défenseurs du «
socialisme » cubain reconnaîtront l’importance de
« l’autonomie » et de « l’autofinancement » au
sein « d’entreprises jouissant de pouvoirs de décision
étendus »
Combien Lénine, Staline, puis les marxistes-léninistes
albanais avaient raison de voir dans ces mystifications
nationalistes-bourgeoises un immense péril pour la victoire de
la véritable lutte anti-impérialiste, c’est-à-dire
pour la victoire de la révolution socialiste ! Ces pseudo
« révolutions socialistes » ou « voies au
socialisme » donnaient en effet à la bourgeoisie
impérialiste et à sa complice indigène l’assurance
que rien n’allait fondamentalement changer, tandis que les peuples, les
travailleurs ainsi que les communistes des pays dépendants et
impérialistes pouvaient (parfois sincèrement) avoir
l’impression que les choses allaient changer ! La pratique de plus d’un
demi-siècle de ces mystifications
impérialistes-révisionnistes n’a-t-elle pas suffit
à démontrer que rien n’a véritablement
changé à l’échelle mondiale, et que sur la base de
l’exploitation du travail salarié rien ne pouvait fondamentalement changer ?
Nous laissons donc sans hésiter leur « socialisme »
bolivarien – d’inspiration social-démocrate, trotskiste,
titiste, khrouchtchévienne et maoïste, le tout
mâtiné de charité chrétienne –, aux
révisionnistes, avec à leur tête les « vrais
communistes » !
Il est d’ailleurs faux d’affirmer comme le fait le PTB que les
trotskistes n’ont jamais été au pouvoir. Ils sont en
effet actuellement au pouvoir au Venezuela, en Bolivie et même au
Brésil. Lula est ainsi le fondateur du Parti des travailleurs
(organisation trotskiste crée en 1980)!
Source : www.communisme-bolchevisme.net
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