ÉDITORIAL: 

Une mauvaise compréhension de la crise actuelle apporte de l’eau au moulin du révisionnisme.

«C’est triste que si peu de camarades soient en mesure d’étudier en profondeur les bouleversements actuels qui sont d’une importance capitale pour le développement de la lutte de classe. Il faudra certainement que la crise passe par là pour réveiller des éléments nouveaux : toujours cette histoire de retard de la conscience. Pour l’instant seules quelques poignées de camarades comprennent ce qui est en train de se passer. En effet, si nous pouvons expliquer ce qui se passe et les conséquences pour le futur proche, alors il nous sera plus aisé de démontrer que c‘étaient les communistes ‘staliniens’ qui avaient raison... Et alors, on pourra amener les travailleurs à adopter des positions révolutionnaires.» Vincent Gouysse

Aussi est-il important de faire notre part, dans notre édition française de NSC, en essayant de vous présenter les meilleurs textes pour vous aider à clarifier les points essentiels, pour aider à affronter sur des bases saines la propagande des révisionnistes et de tous ceux qui entravent l’unification du mouvement ouvrier même de ceux se réclamant du marxisme-léninisme.

Seule une conviction solide est apte aussi à supporter le débat. La vérité surgit de la confrontation des idées et de l’échange des points de vue. C’est pourquoi je me permets de critiquer certains textes d’estimés camarades de l’édition anglaise de NSC. Ces critiques restent fraternelles et faites entre camarades sincères.

Pour gagner la confiance de nos lecteurs, de nos membres et de tous ceux qui veulent s’engager dans notre lutte, il est nécessaire de comprendre ce qui se passe et d’expliquer ce qui nous attend. « Il est vital de prévoir scientifiquement les grands axes de l’évolution de la crise économique actuelle. » (V.G.)

De nombreux militants, quoique de bonne foi, font depuis des années une propagande qui ne sert pas l’intérêt du mouvement révolutionnaire. Pour la majorité d’entre eux, ce n’est pas le système capitaliste qui est mis en cause, ce sont des financiers ou ignorants ou malhonnêtes, déformant ainsi de manière vulgaire la conception matérialiste de l’histoire. Il ne s’agit plus de faire la révolution, mais de réformer le système.

On ignore ou on oublie les enseignements précieux de Lénine. Dans « Impérialisme, stade suprême du capitalisme » il écrit : le développement inégal des pays capitalistes, conduit à une lutte forcenée pour un nouveau partage du monde.

Les articles du camarade Vincent Gouysse présentés dans notre édition française de NSC nous offrent des données d’une précision remarquable sur les différents rythmes de développement du capitalisme et du capital financier dans l’ensemble de l’économie mondiale. On peut ainsi constater qu’aujourd’hui c’est la fin de l’impérialisme américain comme première puissance mondiale, et la montée inexorable de l’impérialisme chinois comme première puissance mondiale changement de leadership mondial. Déjà en mars, la principale agence de presse américaine reconnaissait:

« La Chine est la seule économie importante au monde qui continue de croître avec force. »

Ça, il faut se le rappeler lorsqu’on veut analyser et comprendre la situation actuelle.

Dr Adélard Paquin

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