Les économistes, les analystes, les journalistes, les
éditorialistes bourgeois, annoncent a tous les jours, soit une
nette amélioration de l’économie, soit la fin de la
crise. En effet, et on veut bien nous faire rire figurez-vous que le
déficit budgétaire serait meilleur que prévu.
Voici ce qu’en disait Françoise Garteiser dans une de ses
chroniques : « On attendait un ‘trou’ de 1 840 milliards de
dollars – il ne sera finalement que de… 1 580 milliards. N’est-ce pas
magnifique ? Pour reprendre une comparaison chère à Bill
Bonner, est-il vraiment moins douloureux (sans parler de mortel !) de
se faire écraser par un camion 38 tonnes que par un 36 tonnes ?
»
De plus, il y a une diminution de l’augmentation du chômage. On assiste à une diminution de son rythme de développement. Comme vous voyez ça va très bien. Le PIB américain n’a recule « que » de 5,5% au premier trimestre.
Et dans tout ce contexte de la crise et de son développement, il n’y a pas eu encore parmi nos camarades marxistes de débats sérieux. Il y eu bien quelques bons articles. Quelques marxistes ont bien reconnu, que cette crise était bien une crise de surproduction, mais sans aller à reconnaître que nous vivons une nouvelle étape du développement de l’impérialisme : celle de la naissance d’un nouvel ordre impérialiste mondial et d’une nouvelle division internationale du travail.
On oublie les enseignements de Lénine, qui dans son ouvrage « L’impérialisme, stage suprême du capitalisme »… écrit « L’époque de l’impérialisme se distingue par un développement économique et politique extrêmement inégal des pays capitalistes ». Cette loi découverte par Lénine couronne son analyse de l’impérialisme, analyse qui sert de base a une nouvelle théorie de la révolution socialiste. « En vertu de cette loi, le développement des pays capitalistes, les uns par rapport aux autres, n’a plus cette égalité que existait a l’époque pré-monopoliste. Certains pays en dépassent d’autres, les évincent du marché mondial et luttent avec eux pour le reportage du monde. Cette lutte pour le repartage du monde accentue les contradictions à l’intérieur du camp impérialiste et rend possible la rupture de la chaine de l’impérialisme mondial, dans l’un ou l’autre de ses maillions, elle rend possible la victoire du socialisme dans des pays isolés.
Heureusement, camarade Vincent Gouysse, aujourd’hui nous livre une magistrale étude intitulée « CRISE DU SYSTÈME IMPÉRIALISTE MONDIAL ». « Il nous fournit un travail essentiel sur les modifications intervenues dans les rapports inter-impérialistes dans ces deux années. Il n’hésite pas une seconde, en bon matérialiste dialectique, à nous dire que la situation a changé et que, par voie de conséquence, c’est toute l’orientation politique des communistes de par le monde qui DOIT changer. »
Point de prophétie, ou de langue de bois. Point de dogme, et de phrases toutes faites. Non, une analyse documentée, précise. (G.L.)
Pour pouvoir changer le monde, il faut d’abord le comprendre. C’est dans ce contexte que nous publions ce bulletin spécial sur la crise actuelle, avec une première partie du dernier travail du camarade Vincent Gouysse : « LA DECOMPOSITION FINALE DE L’INDUSTRIE DE BAZAR ET LA NAISSANCE D’UN NOUVEL ORDRE IMPÉRIALISTE MONDIAL. «
DR ADÉLARD PAQUIN