Rapport du Dr Adélard Paquin à la rencontre du Comité de l’Exécutif du Conseil International et du Conseil d’administration de NSC.

Toronto  les 10-11 octobre 2009

Extraits

Dr Adelard Paquin Pour le succès de cette réunion importante, pour notre développement futur et aussi pour  accomplir les tâches de  notre organisation j'ai pensé que c’était  essentiel de faire quelques commentaires. Tout d'abord, il est nécessaire de comprendre que nous vivons une  situation complètement nouvelle : une crise du système de l'impérialiste mondial, la naissance d'un nouvel ordre mondial dominé par l’impérialisme chinois, la fin et la faillite de l'impérialisme américain et de tous les impérialismes en déclin.

Malheureusement, dans tout le contexte de cette crise et de son développement, il n'y pas eu  parmi nos membres de débats sérieux. Les bons articles sur  la crise furent très peu nombreux. Quelques Marxistes ont bien reconnu, que cette crise était une crise de surproduction, mais sans aller à reconnaître que nous vivons une nouvelle étape du développement de l'impérialisme : la naissance d'un nouvel ordre impérialiste mondial  et une nouvelle division internationale du travail. Nous oublions les enseignements de Lénine, qui dans son travail« l'impérialisme, étape suprême du capitalisme,» a écrit "la période de l'impérialisme se distingue par un développement économique et politique extrêmement inégal des pays capitalistes".  Dans un article de Lalkar, même notre camarade Ludo Martin n'a pas mentionné cette loi. Il n'a pas reconnu que ce développement inégal est la cause principale de cette crise de surproduction.

Je pense que la mauvaise compréhension de cette crise actuelle apporte de l’eau au moulin  du révisionnisme.

En fait, comment pouvons-nous diriger notre travail dans une situation dont nous ne comprenons néanmoins rien. C’est pourquoi il est plus que temps  de réfléchir  aux buts de notre organisation  et à ce que nous pouvons faire pour les réaliser.

J’estime que le point  le plus important qu’il est nécessaire de discuter ici en considération de l'avenir de notre Organisation dans la réalisation de nos buts : la résurrection de l'URSS et du socialisme, est l'orientation de notre organisation. Si nous ne réussissons pas  à changer officiellement notre orientation, nous ne réaliserons jamais nos buts. Nous ne pouvons pas sûrement le faire avec ennemis du bolchevisme...

Nous connaissons tous notre histoire, je n’ai pas à toute la répéter. En fait malheureusement à notre Premier Congrès Mondial, au nom de l'unité et pour plaire aux anti-stalinistes et anti-bolcheviks, (comme Prigarine, par exemple), nous avons donné à notre Organisation une révisionniste et anti-bolchevique orientation

Nous avons  choisi alors une unité révisionniste, oubliant le conseil de Lénine " les ouvriers ont  besoin de  l'unité avec les Marxistes et non pas l'unité avec les ennemies du bolchevisme”. Il est donc important de redéfinir l’unité que nous voulons : une unité révisionniste ou  une unité marxiste -  léniniste et quel URSS et quel socialisme nous voulons,  de Khrouchtchev ou de Staline Dans le passé j'ai fait beaucoup de propositions, concernant cette nouvelle orientation, cette unité, particulièrement à notre réunion d'octobre de l'année dernière, mais mes propositions n’ont provoqué aucun intérêt, aucune discussion.

La nécessité actuelle d'une analyse dans le combat pour l'unité de tous  ceux qui veulent travailler pour réaliser nos buts, conscient que cette unité est la première condition de réaliser nos tâches révolutionnaires, est en ce moment, notre tâche la plus importante.

Certainement notre organisation n'est pas un parti, nous n’avons pas être marxistes-léninistes pour y adhérer, mais nous sommes une organisation avec des buts spécifiques et nous devons admettre dans nos rangs seulement ceux-##là qui veulent travailler à la réalisation de ces buts, non nos ennemis.  C'est pourquoi il est urgent de mettre devant leur responsabilité ceux qui ralentissent l'unité réelle de ceux qui veulent améliorer leur connaissance du marxisme dans notre organisation.

Nous devons améliorer notre formation idéologique par un débat minutieux sur les questions essentielles actuelles ou passées parce que l'absence d'un tel débat est le danger le plus grand et le plus grand obstacle pour la construction d'un parti marxiste-léniniste aujourd'hui et d'une internationale communiste.

Devant l'urgence de la situation actuelle, il est essentiel de régler aussi rapidement que possible ces questions. Il est nécessaire de revitaliser notre combat idéologique.

Une autre question. À nos réunions, nous continuons à nous répéter les mêmes slogans «une nouvelle  Internationale est nécessaire etc.» sans aucune analyse concrète de la situation concrète.

Je pense qu’une organisation comme la nôtre ne peut pas  construire un parti communiste ou une Internationale communiste, mais peut préparer et aider les gens pour ces tâches, Tout est une question de priorités.

Rester en contacts avec la réalité est plus essentiel que jamais. Faisons ce que nous pouvons, mais le mieux possible.

Notre organisation doit  fournir un forum pour le débat et  la résolution de nos différends idéologiques. En travaillant dans notre organisation, les   membres de partis et d’organisations différentes  peuvent apprendre à se connaître et avoir confiance l'un en l'autre et peuvent discuter franchement et fraternellement.

À cet égard la publication de NSC dans toutes ses versions (anglaise,  française, espagnole et  russe) devient plus importante que jamais. Nous devons continuer à faire de notre mieux pour en améliorer le contenu. 

La dernière chose: je pense que c’est perdre  notre temps  que de parler d'un autre Congrès, nous n’y  sommes pas préparés. Et le pire est à venir  concernant la crise.

Nous devons toujours nous souvenir que les buts de NSC est de réhabiliter le socialisme et l'URSS de Lénine et Staline, et que nous ne devons pas impliquer dans notre travail ceux qui travaillent à nous déstabiliser.

À bas l'impérialisme
Vive la révolution socialiste.

Dr Adélard Paquin

Note: Étant absent, cause maladie, mon rapport fut  présenté par  le Président Michael Lucas et voici ce qu’il m’a écrit : Cher Adélard: Tous te saluent pour ton  dur travail  et ta vigueur. Il y a eu beaucoup de discussion concernant ton rapport et chacun a reconnu que nous devons surmonter les points faibles que tu a mentionnés. J’ai reçu un  courrier électronique de Viktor (de Moscou) disant que ton  rapport a été discuté et que tous étaient  d'accord avec tout que tu as exposé. Michael

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