Messieurs les impérialistes, vous ne ferez pas disparaître l'idéologie communiste !

Déclaration du secrétariat du C.C. du P.C.B.tUS a propos de l'adoption, par l'assemblée parlementaire de l'O.S.C.E., d'une résolution qui a mis sur un même pied le stalinisme et le nazisme. Article publié dans « Nouvelles d’URSS», no 99, septembre-octobre 2009

Nouvelles d'U.R.S.S.

Le 3 juillet 2009, l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (O.S.C.E.) a adopté la résolution «Réunification de l'Europe divisée: défense des droits de l'homme et des libertés civiques dans la région de l'O.S.C.E. au XXe siècle». Cette «résolution» «condamne» les «crimes du stalinisme» en mettant sur un même pied le «stalinisme» et le nazisme et exige de la Russie (membre de l'O.S.C.E.) qu'elle renonce aux manifestations à la gloire du passé soviétique et «s’affranchisse des structures» qui «enjolivent cette histoire».

Cette «résolution» «appelle instamment les États membres de l'O.S.C.E. à ouvrir leurs archives historiques et politiques», «à encourager et soutenir l'activité des O.N.G. qui réalisent un travail civilisateur de recherche scientifique sur les crimes des régimes totalitaires» et beaucoup d'autres choses encore dans le même esprit. (Il s'agit naturellement de la Russie plus spécialement, et non pas des États européens. Nous considérons tout cela comme une incitation à une nouvelle «réécriture» et à la falsification de l'histoire de l'U.R.S.S.)

Cette «résolution», comme cela y est mentionné, a été adoptée en appui à l'«initiative» de l'Union européenne de «déclarer le 23 août -- c'est-à-dire le jour de la signature il y a 70 ans du pacte Molotov-Ribbentrop – journée européenne commune du souvenir des victimes du stalinisme et du nazisme au nom de la conservation du souvenir des victimes des déportations et, exécutions massives».

Tout en mettant sur un même pied, dans un esprit de propagande goebbelsienne, le «stalinisme» et le nazisme, ce qui est politiquement d'une ignorance crasse et d'une profonde absence de logique, les auteurs de cette «résolution» n'ont pas soufflé mot, on ne sait pourquoi, de la nécessité de lutter contre le nationalisme extrémiste juif, ce nazisme moderne, ou sionisme, qui a présent n'a pas renoncé à ses prétentions à la domination mondiale et qui, en sa qualité d'idéologie d’État des E-U.A. et d'Israël, commet des horreurs au Proche-Orient, exterminant physiquement la population arabe. En ce qui concerne les É.-U.A., les faits de génocide commis par cet empire du mal dans de nombreuses régions du monde sont plus que suffisants. Tout en mettant en relief dans cette «résolution» le «caractère unique de l'Holocauste» comme étant le plus important (en l'absence de données documentaires quelconques à propos des 6 millions de ses victimes dont il es t fait la réclame à présent; -- remarque des auteurs de la présente Déclaration), les auteurs de cette «résolution» ont oublié de dire, on ne sait pourquoi, que c'est précisément le «totalitarisme stalinien» qui a sauvé les Juifs de l'extermination totale par les hitlériens, ayant payé pour cela des millions de vies de Soviétiques sur les fronts de la Seconde Guerre mondiale et à l'arrière.

Nina Andreyeva L'Europe occidentale a également oublié que c'est précisément l'Angleterre, la France et les États-Unis D’Amérique qui ont élevé la bête nazie, qui l'ont lancée vers l'Est, qui ont fait avorter la création du système européen de résistance collective à Hitler. Les monopoles et les banques industriels de ces pays ont pris une part directe au financement et à la renaissance des forces armées du Reich fasciste; ils ont permis à Hitler, sans qu'il ait à tirer un seul coup de feu, d'accomplir l'Anschluss de l 'Autriche (mars 1938); le 29 septembre 1938, les dirigeants de la Grande-Bretagne et de la France -- Chamberlain et Daladier (avec l'appui du président des É.-D.A. Roosevelt) -- ont, avec Hitler et Mussolini, manigancé l'Accord perfide de Munich qui a offert la Tchécoslovaquie en sacrifice aux rapaces fascistes.

Ce sont précisément les impérialistes de ces pays qui, haïssant le pays du socialisme et après s'être entendus avec les nazis hitlériens, sont les coupables du déclenchement de la sanglante boucherie mondiale. Quant à l'Union soviétique, «régime totalitaire» que l'Europe «condamne» à présent avec tant de hargne, c'est elle qui, sous la direction de I. V. Staline, a écrasé les hitlériens, sacrifiant en cela 25 millions de ses vies (comparez aux 6 millions de l'holocauste) pour sauver les peuples d'Europe de leur réduction à l'état d'esclaves du fascisme et, pour nombre de nations, de leur extermination.

Il vaut la peine de rappeler à l'Europe, qui a perdu la mémoire, que l'Union soviétique staliniste a été créatrice de la Coalition antihitlérienne et fondatrice du Tribunal militaire international de Nuremberg dont le verdict a condamné les crimes du nazisme, ainsi que désigné les auteurs de ces crimes. Quant à la «résolution» de l'O.S.C.E., au fond elle réhabilite le nazisme.

Cette «résolution» de l'O.S.C.E. a été adoptée grâce à la passe que lui ont faite les néo-nazis des pays de la Baltique et de Slovénie qui vivent en toute liberté et en parfaite intelligence dans l'Europe «libre». L'Europe occidentale, qui «condamne» le nazisme avec tant de hargne, ne voit, lui crevant les yeux, ni les marches provocatrices des SS lituaniens, estoniens et lettons des commandos de représailles hitlériens qui défilent dans les capitales de ces États; ni l'héroïsation des criminels nazis au niveau de héros d'État; ni l'élévation de l'idéologie nazie au rang d’idéologie d'État comme cela a lieu en Ukraine et dans les pays de la Baltique; ni les «non-citoyens» d'expression russe qui sont privés non seulement de leurs droits politiques, mais également des droits les plus élémentaires de l'homme et sont le tiers de la population des pays de la Baltique; ni les destructions barbares, par les nazis des pays de la Baltique, de monument honorant la mémoire des combattants soviétiques qui ont donné leur vie pour libérer ces pays du nazisme, etc., et de nombreux autres actes de renaissance du nazisme dans les pays de la Baltique et, de plus, en Europe même.

La croisade anticommuniste de l'«Europe réunifiée» se renforce partout dans les conditions de la crise mondiale qui s'approfondit toujours plus, rapprochant le krach du système impérialiste. Au début de 2006, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (A.P.C.E.) a adopté la «résolution» 1481 « De la nécessité de la condamnation, par la communauté internationale, des crimes des régimes communistes totalitaires ». Les impérialistes sentent bien que l'explosion sociale approche et tentent de la retarder par tous les moyens, dont ceux de la calomnie des dirigeants communistes, de l'idéologie communiste elle-même et de la période soviétique de l'histoire. Une campagne déchaînée est en cours pour imposer à la société un anticommunisme militant. Tous les États impérialistes renforcent leurs structures de représailles pour lutter contre leurs propres peuples.

Mais, en dépit de la puissante propagande anticommuniste, l'intérêt de la société pour «Le Capital» de K. Marx s'est accru en Occident. Les idéologues impérialistes sont inquiets de la croissance du prestige de l. V. Staline, malgré le puissant dénigrement de son activité et des remarquables réalisations du peuple soviétique.

L'O.S.C.E. (Organisation pour la sécurité collective en Europe), l'A.P.C.E. (Assemblée permanente du Conseil de l’Europe) et les autres organisations européennes internationales analogues, qui adoptent, avec une persévérance maniaque, toutes sortes de résolutions anticommunistes «terribles», se sont transformées aujourd'hui en un instrument de pression politique sur la Russie dans les intérêts de l'impérialisme américain et européen, exigeant d'elle qu'elle «se repente» pour ses «crimes» imaginaires. Ces organisations, et de plus grassement financées par la Russie( !), se sont depuis déjà longtemps écartées des buts pour lesquels elles avaient été créées. La Russie n'a à se repentir de rien et il serait temps pour elle de sortir de ces organisations devenues odieuses, laissant l'Europe «libre» nettoyer elle-même les écuries d'Augias de son nazisme et de son totalitarisme dans sa propre maison.

A l'honneur de la Grèce, son représentant de concert avec la Fédération de Russie, ont condamné la «résolution» adoptée par l'O.S.C.E., tandis que le représentant de la France l'a assimilé à une «chasse aux sorcières», bien qu'il ait voté «pour». A Moscou, cette «résolution» a été appelée «nouvelle démarche politique contre la Russie» au seuil de l'anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale. Le vice-dirigeant du Comité de la Douma d'État pour les affaires internationales A. Kozlovski, qui était à la tête de la délégation de la Russie à la session de l'Assemblée parlementaire de l'O.S.C.E., a déclaré que la mise sur un même pied du régime nazi et de l'Union soviétique staliniste, « qui a apporté une contribution décisive à l'écrasement du fascisme, constitue un outrage à l'histoire » «Vesti.Ru»). «Ceux qui mettent à un même niveau le nazisme et le stalinisme ont oublié que c'est précisément l'Union soviétique staliniste ... qui a apporté la plus grande contribution à la cause de la libération de l'Europe du fascisme». Le député a également fait remarquer que «la résolution adoptée conduit cette affaire au schisme».

Toutes les résolutions et déclarations de l'A.P.C.E., de l'O.S.C.E. et autres organisations de haine qui sont en contradiction avec la marche de l'histoire, avec les faits historiques, et qui servent idéologiquement la classe du capital en train de quitter la scène mondiale, ne sont pas en mesure d'arrêter la marche inexorable de l'histoire vers le communisme.

L'humanité balaiera l'impérialisme de la voie de son développement et créera la civilisation communiste qui en finira pour toujours avec les guerres, l'exploitation et l'oppression et permettra son libre développement à chaque peuple, à chaque personnalité humaine.

N. A. Andréyéva
Secrétaire générale du C.C. du P.C.B.tUS
LÉNINGRAD, le 6 juillet 2009

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