Les guerres d'agression de l'impérialisme américain

Nina Andreyeva

L'Amérique Entraîne la Communauté Mondiale sans son Aventure Militaire

(Texte reçu du C.C. du P.C.B.t.U.S.)

Les évènements du 11 septembre à New York et à Washington ont montré de manière concrète combien fragile et vulnérable est devenue la vie des simples gens, même en Amérique. Nous présentons nos profondes condoléances aux familles qui ont perdu leurs proches ce jour-là.

Nous accusons de la tragédie sanglante qui vient de se produire, ayant pour la première fois touché les É.U.A. eux-mêmes, l'impérialisme américain qui étend ses tentacules avides sur l'ensemble du monde pour installer la domination illimitée de l'oligarchie financière sur tous les pays et continents par la mise en oeuvre de la globalisation de l'économie mondiale à la manière américaine. De la globalisation qui s'accompagne de l'appauvrissement violemment marqué des pays du tiers monde, de l'accroissement du chômage et de l'armée de «gens en trop», de l'approfondissement de la différenciation sociale de la société, de la destruction généralisée de l'environnement et de l'accroissement des catastrophes écologiques. De la globalisation qui conduit à la dégradation de la personne humaine, à la propagation du culte de la violence et de la cruauté, de la permissivité totale du fort.

Nous accusons de la tragédie du 11 septembre à New York et à Washington le Gouvernement des É.U.A. qui pratique depuis déjà longtemps une politique de terrorisme d'État, c'est-à-dire de fascisme, à l'égard de la majorité des pays du monde arabe, ainsi qu'à l'égard des pays qui pratiquent une politique autonome d'indépendance, des pays qui ne sont pas tombés à genoux devant l'Amérique, des pays auxquels les milieux dirigeants américains ont donné avec outrecuidance le sobriquet outrageant et humiliant de «pays voyou».

Nous accusons de la tragédie de septembre les services spéciaux des É.U.A. pour leur exécution des ordres politiques et de la volonté des régimes en place aux É.U.A., lesquels ont créé dans le monde entier des camps militarisés destinés à la formation de bandes terroristes financées et armées de même par les É.U.A. De bandes terroristes utilisées pour renverser les régîmes progressistes et assassiner les hommes politiques qui ne conviennent pas à l'Amérique. Les suites des actes de terrorisme de New York et de Washington et la manière caractéristique dont l'élite gouvernante des É.U.A. utilise le fait même de leur exécution ont quelque chose d'analogue aux événements de 1933 en Allemagne avec l'incendie du Reichstag. Cela a, à l'époque, abouti au pouvoir de Monsieur Adolf Schicklgruber (Hitler), à la domination de l'idéologie fasciste en Allemagne, au déclenchement de la Seconde Guerre Mondial dans le cadre de la lutte pour la domination mondiale et à l'immolation de dix millions de vies de citoyens de l'Allemagne pour la réalisation des plans du Führer forcené. Aujourd'hui, ce sont les É.U.A. qui ont pris le relais de Hitler pour installer le Nouvel Ordre mondial.

Nous qualifions les évènements du il septembre en Amérique d'acte monstrueux d'holocauste, c'est-à-dire d'immolation, par les puissants de ce monde, de leurs propres concitoyens à des fins d'amorçage des injections de nouveaux milliards dans le complexe militaro-industriel des à des fine de stimulation d'une nouvelle spirale de la course aux armements et d'obtention, grâce à cela, de profits fabuleux. D'acte d'holocauste à des fins d'octroi aux rapaces des É.U.A. de la pleine liberté de choisir eux-mêmes les moyens et les méthodes par lesquels ils entendent faire sommairement justice des pays et organisations qui ne conviennent pas aux É.U.A., en leur laissant les mains libres dans l'exécution des «actes de châtiment» à infliger à tout pays qu'on leur aura montré du doigt non sans les avoir au préalable définis comme «bases du terrorisme».

Les Américains, qui se trouvent en état de choc psychologique et sont plongée dans le climat d'une opinion publique excitée, habilement et tendancieusement conditionnée, ont en fait eux-mêmes donné carte blanche aux organes répressifs des É.U.A. pour organiser la répression de tout mouvement progressiste à l'intérieur de 1'Amérique, c'est-à-dire des anti-globalisation, des syndicats progressistes et plus encore, des communistes, ainsi que des différents types de manifestations des travailleurs dans leur lutte pour leurs droits sociaux, pour une vie normale et digne de la population noire, arabe et latino-américaine des É.U.A., ainsi que des natifs d'Asie.

C'est dans un climat d'exaspération de la psychose chauvine généralisée de l'Amérique que se déroule le processus d'escalade des forces des organes et structures de répression.

Le Gouvernement des É.U.A. a déjà mis en route sa prétendue «action de châtiment» sous le nom de code prétentieux, bien dans l'esprit des comédies hollywoodiennes, d'«Aigle noble». Mis en route sans idée précise non seulement des organisateurs, mais même des exécutants des actes terroristes commis le 11 septembre 2001. Cette «action de châtiment» peut être dès aujourd'hui, avant même qu'elle soit mise à exécution, être qualifiée d'acte de terrorisme international d'État. Lorsque l'on connaît les méthodes barbares par lesquelles la soldatesque américaine exécute ses actions, on peut être certain que cette action-ci entraînera immanquablement un nombre énorme de victimes parmi la population civile des pays QUI AURONT ÉTÉ DÉSIGNÉS PAR LES IMPÉRIALISTES AMÉRICAINS comme coupables des actes terroristes commis le 11 septembre 2001.

Ces victimes donneront lieu, non moins immanquablement, à une réaction en retour et, tel un boomerang, conduiront à de nouveaux actes terroristes sur le territoire de ces mêmes É.U.A.

Se peut-il que la tragédie américaine de septembre 2001 ne donne pas une leçon à l'ensemble du monde arabe de la nécessité d'agir de manière organisée et soudée contre la menace commune qui pèse sur l'humanité, celle du sionisme mondial, peste des XXe et XXIe siècles qui foule aux pieds les droits et la liberté des peuples qui ne font par partie du fameux «milliard doré»*? Se peut-il que la perte de pl-as de 30000 de ses concitoyens ne dégrise pas l'Amérique, n'aide pas les Américains à se défaire de leur exorbitante superbe et de leur obsession collective de la conscience qu'ils ont d'appartenir au fameux «milliard doré», n'apprenne pas aux Américains à se comporter avec respect à l'égard des autres peuples et pays de la Planète, ne leur apprenne pas à estimer plus sainement leurs gouvernants politiques qui haussent malhonnêtement leur prestige politique déjà exagéré pour le malheur de leurs concitoyens?

Opinion du commentateur politique.
Le 16 septembre 2001.

Postface

Le procédé le plus-élaboré pour sortir le monde impérialiste des dépressions et des crises est l'organisation de guerres, locales ou mondiales, suivant la profondeur de la crise. Aujourd'hui, on observe une tendance au glissement graduel du monde impérialiste vers une nouvelle crise: politique, économique, sociale. 1 titre d'exemple, le Japon, deuxième puissance impérialiste par sa capacité de production, qui possède une industrie comparable par sa puissance à l'ensemble du potentiel de l'Europe occidentale et qui dispose des réserves de valeurs or _ 338 milliards de dollars - les plus grandes du monde, connaît tout au long de ces dix dernières années une stagnation de son activité économique.

En 1998, il y a eu une récession; les deux années suivantes, les indices sont restés sur zéro et, en 2001, le P.M.I. prédit au Japon une réduction de 0,2 p. 100 de son P.I.B. Le chômage qui, il y a cinq ans, était pratiquement inexistant, est déjà grimpé à 5 P- 100. On prévoit que les primes annuelles d'été et d'hiver, qui correspondent à plusieurs salaires mensuels, ne pourront pas être payées aux employés. Les Japonais perçoivent cette tendance observable à la récession comme une catastrophe.

Aux É.U.A., les phénomènes de crise ont un caractère plus profond et plus nettement marqué. Dans la période allant de la fin des années quatre-vingt au début des années quatre-vingt-dix du XXe siècle, l'Amérique est parvenue à éviter la crise grâce à l'effondrement de l'U.R.S.S. Actuellement, les É.U.A. ne bénéficient déjà plus de ce puissant stimulant artificiel. C'est pourquoi une crise multilatérale, composante inévitable de la formation capitaliste, enveloppe de nouveau l'ensemble du monde impérialiste. La Russie et les pays de la C.É.I., avec leur économie dollarisée, ne parviendront pas à éviter les secousses économiques et autres, car nous sommes à présent unis dans la même cordée avec l'ensemble du monde impérialiste.

N. A. Andréyéva
Secrétaire générale

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