Le chien de son maître: le "socialiste" Tony BLAIR aboie et veut mordre...

----- Original Message -----
From: "sinbad" <parky01@pathcom.com>
Sent: Tuesday, September 24, 2002 5:24 PM
Subject: La fin officielle du multilatéralisme

Entendu le discours de Blair sur CBC (tv canadienne), prononcé le 24 Septembre 2002, un amalgame d'inversions, de "spéculations", d'extrapolations, d'attaques virulentes sans aucun arguments, de vieux refrains que l'on entend depuis 10 ans, un ton strident qui frisait le fanatisme, que dire de plus sinon que l'on assistait à une démonstration de l'état de déliquescence dans lequel se trouve, aujourd'hui la "Démocratie" en Occident.

Il ne fait aucun doute que les Anglo-saxons attaqueront, mêmes seuls, avec, éventuellement, l'aide zélée d'Israël, le petit état de l'Irak, devant une Europe toujours aussi figée, aussi couarde, aussi imbécile qui sera quand même la dernière feuille de choux à être dévorée par les Américains.

C'est merveilleux de se désarmer et d'être pacifiste tout crin, d'avoir supporté l'anti-militarisme comme des débiles au nom d'idéologies, de prises de positions personnelles ou simplement de "mode" politique etc.... Répétition des années 30! Certains n'ont vraiment rien appris.

Mais le fait est que les Américains, comme Hitler, ne comprennent pas autre chose que la force, et surtout la menace d'un châtiment s'ils acculent un pays ou une fédération.

Voilà oú l'on en est aujourd'hui, plus personne n'a de poids pour s'opposer à la moindre volonté de ces fumiers.

Ce qui s'est passé en Avril dernier à l'ONU, est trés grave: la fin officielle du multilatéralisme, pour le remplacer par un régime global basé sur la loi du plus fort. Personne en s'en rend compte, et le jour oú les gens en prendront conscience, il sera trop tard.

Le 22 Avril. 2002 les USA ont lancé un ultimatum en cherchant à détruire un consensus du multilatéralisme, vieux de 60 ans, pour le remplacer par un régime global basé sur la loi du plus fort. Ce coup d'État, a commencé par la mise à pied de l'homme en charge de la suppression des armes chimiques à travers le monde, directeur général de la Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons (OPCW).

Depuis ce moment, n'importe quelle institution internationale est devenue vulnérable aux agressions américaines. Ce coup a fermé aussi la porte aux options pacifiques de règlements des litiges, avec l'Irak, sur les armes chimiques et aide grandement à solidifier l'argument des USA qui veut que la guerre soit le seul moyen d'en venir à bout.

Bustani est un homme intègre qui avait fait ses preuves et avait même été félicité, par écrit, par Colin Powell, l'an dernier, mais c'était AVANT que Bustani ne commette ce crime impardonnable de négocier avec Saddam Hussein le retour des inspecteurs d'armes de l'ONU.

Tout portait sur la qualité des inspections et leurs procédures, en effet ce que Saddam aurait accepté depuis longtemps, ce sont des inspections sous l'égide de l'OCPW, un organisme qui, s'il a mérité les louanges de Colin Powell c'est tout simplement pour ses performances: ses inspecteurs ont géré la destruction de 2 millions d'armes chimiques ainsi que la destruction des deux tiers des installations de production d'armes chimiques à travers le monde (bien entendu les USA ne font pas partie de cette liste). Il a négocié avec succès l'adhésion de 60 nouveaux pays à la Convention internationale contre les armes biologiques et chimiques. Le plus grand succès de n'importe quelle institution internationale.

Il faut se rappeler qu'en 1998 alors que Saddam refusait le retour des inspecteurs de l'UNSCOM, partis sur ordre de l'ONU, pour laisser le champ libre aux bombardements de l'opération "Desert Fox", l'OCPW était autorisé à revenir et procéda à ses inspections. Mais pas l'UNSCOM, dont tout le monde sait aujourd'hui, de l'aveu même de son directeur Scott Ritter, qu'elle était truffée d'espions, placés par le gouvernement US.

Aujourd'hui les USA insistent pour renvoyer le même style d'"inspecteurs", détachés de la CIA ou des Forces Spéciales, plus enclins à étudier, sur place, comment tuer ou faire tuer Saddam et à semer la subversion, qu'à vérifier s'il existe des armes de "destruction massives", la seule chose qui est changé est le nom: UNSCOM nouvelle formule s'appelle: UNMOVIC.

L'ignoble conduite des États-Unis, au vu et au su, de tous, ne l'oublions pas, empire dans des proportions jamais atteintes: Le brésilien, José Bustani, est parti car il proposait une solution à un problème au sujet duquel les E.U. ne veulent entrevoir aucune résolution pacifique.

Le vrais crimes de Bustani sont contenus dans deux calomnies portées par les E.U. contre lui: l'une le décrit comme "partial" et l'autre de prendre des "initiatives malheureuses"

L'accusation injustifiée de "partial" vient précisément du fait que Bustani est impartial.

En effet, il a essayé d'examiner les installations américaines avec la même rigueur qu'il a appliqué partout ailleurs dans le monde. Mais les E.U. on refusé d'accepter, comme l'Irak, des inspecteurs en provenance de pays hostiles aux intérêts américains, et c'est le gouvernement des E.U. qui dit aux inspecteurs "autorisés" quoi inspecter, oú et quand. Les E.U. ont aussi fait passer une loi spéciale qui permet au président US de bloquer des inspections décidées sans préavis et d'interdire aux inspecteurs de prélever des échantillons de produits chimiques.

La seconde accusation injustifiée, concernant de prétendues "initiatives malheureuses", constitue un code (toujours la même perversion sémantique à l'œuvre) qui désigne les tentatives, par Bustani, en conformité avec son mandat, de persuader Saddam Hussein de signer la Convention sur les armes chimiques. Si Saddam avait accepté de signer, il aurait été soumi aux mêmes routines d'inspection non-annoncées que tous les autres pays, à l'exception des E.U. bien entendu.

Les efforts de Bustani ne furent pas couronnés de succès, car aussi longtemps qu'il ne recevait pas le soutien du Conseil de Sécurité de l'ONU, Saddam savait qu'il n'aurait pas eu grand chose à gagner de signer dans de telles circonstances.

Bustani fut remplacé le 25 Juillet 2002, par un ancien fonctionnaire de la dictature militaire argentine, Rogelio Pfirter, que les E.U. couvrent de louanges.

Il est intéressant de voire qui a voté pour, contre et s'est abstenu.

(Re)transmis par:
Roger ROMAIN
a/conseiller communal PCB
B6180 COURCELLES

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