Victoire du leader amérindien Evo Morales aux présidentielles boliviennes

Lundi 19 décembre 2005

« Le troisième millénaire appartient aux peuples, non pas à l’empire », a déclaré le leader amérindien Evo Morales au cours d’un grand meeting réalisé par ses supporters à Cochabamba pour célébrer la victoire qu’il a remportée dimanche à l’élection présidentielle bolivienne.

Le candidat du Mouvement vers le Socialisme (MAS, sigles en espagnol) a déclaré que sa victoire constitue le début de la « nouvelle histoire de la Bolivie » et il a confirmé son intention d’entamer « la lutte pour les ressources naturelles afin de changer notre histoire ».

« Aymaras, quichuas, chiquitans et guaranis, pour la première fois nous sommes présidents ! », a exclamé Evo Morales rappelant ainsi que c’est la première fois qu’un amérindien remporte une élection présidentielle en Bolivie.

Avant le meeting, le candidat néolibéral Jorge Quiroga, ex-président et principal adversaire du leader

amérindien, avait déjà reconnu la victoire de ce dernier sur la base des estimations rendues publiques par les médias. Ces chiffres accordaient au leader du MAS la majorité absolue des voix exprimées.

Evo Morales a souligné que ces résultats électoraux démontrent que le MAS garantit la gouvernabilité en Bolivie.

Ayant rappelé que le MAS atteint la majorité à l’Assemblée nationale avec le soutien des principales organisations paysannes, syndicales et amérindiennes ainsi que celui des intellectuels, des artistes, des professionnels et de certains chefs d’entreprises progressistes, Evo Morales a déclaré que ce mouvement est ouvert au dialogue avec tous les secteurs de la société bolivienne.

Sur le plan international, le leader amérindien vainqueur de l’élection présidentielle bolivienne a appelé les mouvements sociaux et politiques de toute l’Amérique latine à rassembler leurs efforts afin de reconstruire « la grande patrie » dont rêvait le leader indépendantiste Simon Bolivar à l’époque des luttes contre le colonialisme espagnol.

(AIN)

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