La Chine accède au pétrole russe

LaChine pourrait acquérir un actif pétrolier en Russie, informe Gazeta.ru.

TNK-BP a annoncé que le candidat le plus probable à l’acquisition d’Oudmourtneft était la société chinoise Sinopec. Les autorités ne s’opposeront pas à la transaction mais les opérateurs du marché n’excluent pas une vengeance de Gazprom qui avait des vues sur cette entreprise appartenant à la compagnie russo-britannique.

La transaction entre TNK-BP et Sinopec créera un précédent. Les sociétés pétrogazières chinoises n’ont jamais pu, jusqu’à présent, acheter la moindre participation dans le secteur énergétique russe. En 2002, la China National Petroleum Corporation (CNPC) s’était vue interdite de participation à l’appel d’offres pour les 75% du capital social de Slavneft mis aux enchères. Au début de 2005, elle avait été radiée de la liste des acquéreurs éventuels de Iouganskneftegaz. Les tentatives d’acheter un paquet d’actions de Rosneft s’étaient également avérées vaines. A la fin de l’année dernière, plusieurs entreprises de TNK-BP (Saratovneftegaz, Orsknefteorgsintez, Orenbourgnefteprodoukt, Neftemaslozavod) avaient été cédées à Russneft qui avait pris de vitesse Sinopec.

« Continuer d’écarter les compagnies chinoises de la production de pétrole serait une décision étrange, compte tenu de la coopération entre Rosneft et Sinopec », estime Alexeï Kormchtchikov, de la société d’investissement Ouralsib.

D’après les calculs des experts, la valeur de la filiale de TNK-BP pourrait coûter entre 2,5 et 4 milliards de dollars. « En ce qui concerne les ressources énergétiques, tout intéresse les Chinois, indépendamment du prix. Ils ont pu se permettre de surpayer Oudmourtneft », estime Anton Roubtsov, de Ray, Man & Gor Securities.

Les responsables de TNK-BP estiment que Gazprom (Gazprom Neft avait annoncé son intention d’acheter Oudmourtneft) ne leur compliquera pas la vie, notamment en ce qui concerne la mise en valeur du gisement de Kovykta. Les analystes sont plus prudents dans leurs prévisions du développement des événements autour de Kovykta.

« Théoriquement, Gazprom peut s’approprier la licence d’exploitation de ce champ. Mais c’est fort peu probable. Tout porte à croire que Gazprom et TNK-BP s’accorderont pour réaliser ensemble ce projet », estime Alexeï Kormchtchikov. « On aurait tort d’attendre de la part de Gazprom des démarches aux conséquences sérieuses pour TNK-BP », affirme avec certitude Anton Roubtsov.

Source Ria Novosti (Fédération de Russie)

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