La Biélorussie en lutte

Le tract des bolcheviks de Vitebsk
Pour notre Patrie soviétique!

Le pouvoir bourgeois ment!

Article publié dans le journal biélorusse «Vpéryod», no 4 (144), avril 2006.

Actuellement, la lutte s’allume dans tout l’espace postsoviétique entre la bourgeoisie, qui s’est provisoirement emparée du pouvoir, et la classe ouvrière de l'U.R.S.S. (le prolétariat) qui a été pillé. La République Bélarous' est devenue bourgeoise à la suite du coup de force contre-révolutionnaire de 1991, lorsque l'U.R.S.S. a été détruite par la force. Le pouvoir a été ravi aux travailleurs par des affairistes bourgeois. '

Par suite des réformes bourgeoises qui ont été opérées dans la République Bélarous', 57,1 p P, 100 de la production industrielle sort à présent des entreprises privées, dont celles à participation de capitaux étrangers, et ce pourcentage s'accroît d'année en année. C'est-à-dire que la propriété privée engendre, à chaque heure, à chaque minute (suivant Lénine), une nouvelle propriété privée, démoralisant en cela le prolétariat et se le soumettant. Dans certaines branches de l'industrie, ce pourcentage est encore plus élevé. Ainsi, par exemple, il est de 91,6 p. 100 dans l’industrie des combustibles, de 78,5 p. 100 dans l'industrie légère, de 68,7 p. 100 dans l’industrie alimentaire, de 65,4 p. 100 dans l'industrie des matériaux de construction, de 61,1 p. 100 dans les constructions mécaniques et 1’usinage des métaux, de 79,8 p. 100 dans le commerce. En ce qui concerne les entreprises d’État, il y a déjà longtemps qu'elles travaillent suivant les lois du marché capitaliste et participent au business, aux mêmes conditions que les entreprises privées. L’agriculture offre un tableau analogue.

Dans le but de prolonger sa domination, le pouvoir bourgeois lance différents slogans pour continuer à crétiniser et à piller le prolétariat. L'un de ces slogans lancée par la bourgeoisie nationale de R.B. est celui-ci: «Pour une Bélarous' forte et prospère !». Mais, dans l’entendement de la bourgeoisie, la Bélarous' forte et prospère avec le maintien de la propriété privée des moyens de production (ce que nous avons à présent) et, partant, avec le maintien de l'exploitation de l'homme par l'homme, avec l'existence des inégalités politique et patrimoniales et l'absence de droits pour les masses laborieuses, cela signifie prospérité POUR LA SEULE CLASSE DOMINANTE (les possesseurs de la propriété privée volée aux travailleurs) et, pour les millions de salariés (qui ne sont en fait que des esclaves): les salaires et retraites de misère, les crédits léonins, les situations sociales nécessiteuses, les églises, les prisons, les bourses de misère pour les étudiants et l'instruction hors de portée par son coût. C'est-à-dire, pour les travailleurs: l'absence de droits et le besoin sans lueur d’espoir. Ainsi en fut-il dans tous les temps où notre pays a été gouverné par la bourgeoisie, Mais aujourd'hui, les affairistes bourgeois, qui se vengent du peuple soviétique pour la défaite de leurs aïeux dans les années de la Révolution et de 1a guerre civile, sont devenus bien plus perfides et rusés. Voyez ce en quoi ils ont transformé toutes les anciennes républiques de l'U.R.S.S., qui, récemment encore, prospéraient. C'est pourquoi l'actuelle «prospérité» du peuple dans les conditions du régime bourgeois n'est rien d'autre que de la contrefaçon de camouflage. Et pour parler franchement, c'est encore un nouveau fieffé MENSONGE à l'usage des petits bourgeois bornés.

Cependant, quelque chose commence également à toucher les petits bourgeois bornés lorsque, par exemple, au moment de l'embauche, ils signent les conditions humiliantes du contrat. L'introduction du système contractuel d’embauche en 1999 en République Bélarous' a placé les travailleurs biélorusses dans une situation de franche servilité. Nous, les bolchéviks, avons expliqué, dès les premiers jours de la promulgation du fameux décret no 29, que la cause de son introduction se trouve non pas dans la personnalité de tel ou tel fonctionnaire de l’État, mais bien dans le système capitaliste lui-même, dans le cadre duquel le pouvoir adopte les lois qui avantagent les employeurs, c'est-à-dire la bourgeoisie.

Dans leur oeuvre de conditionnement psychologique des Soviétiques, les pérestroikiens et autres contre-révolutionnaires de tout poil ont fait référence, à titre d'exemple, aux pays de l'Occident, promettant une vie aisée sous le capitalisme. Mais regardons les É.-U.A., citadelle de l’impérialisme et pays le plus riche du monde. Là bas, en 2005, d'après les données de 1eurs propres moyens bourgeois d'information de masse, 30 p. 100 de la population étaient analphabètes, 37 millions de personnes (soit 12,7 p. 100 de la population du pays.), c'est-à-dire 1 habitant sur 8, vivaient au dessous du seuil officiel de pauvreté, 20 p. 100 des Américains pauvres sont chaque année en butte à des expulsions de leur maison ou de leur logement, à des coupures d'électricité, de gaz, de téléphone, de chauffage, souffrent de la faim. Les plus horribles crimes y sont commis de jour comme de nuit. -Jusqu'à 50000 enfants y disparaissent chaque année sans laisser de traces. La toxicomanie et le SIDA y fleurissent depuis longtemps, ainsi que de nombreuses autres maladies que les citoyens de l'U.R.S.S. ne conaissaient même pas autrefois.

Pourtant, ce n'est pas tout. En suggérant aux Soviétiques la pensée de la «supériorité» du capitalisme, les faussaires-pérestroikiens' leur ont dit que le capitalisme, c'est les É.-U.A., l'Europe occidentale, le Japon et les autres pays de ce que l'on appelle le «milliard doré», mais ils ne leur ont pas dit que le capitalisme, c'est aussi les pays les plus misérables d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine qui représentent la plus grande partie de la population de la Terre, laquelle est soumise à une exploitation impitoyable de la part des pays riches. Ils ne leur ont pas dit non plus que la propriété privée est la «vache sacrée» qu'ils appellent les anciens Soviétiques à prier, puisqu'elle domine également maintenant chez eux comme dans les pays du «milliard doré».

Le capitalisme, qui nous a été imposé par la tromperie et qui n'existe seulement que depuis moins d'une centaine d'années, est déjà parvenu à se montrer dans toute sa «splendeur». Il a montré sa complète incapacité à résoudre les problèmes les plus vitaux qui se posent à la civilisation humaine. En témoignent des faite tels que les suivants:

Aujourd’hui, l'ex-U.R.S.S. occupe la 2e place dans le monde pour le nombre de milliardaires»Mais comment vivent les autres citoyens de l'ex-U.R.S.S.?

DANS L'INTÉRÊT DU PEUPLE, ARRACHEZ LES MASQUES DE ZÉLATEURS DES BOURGES! ILS ONT SUR LA CONSCIENCE la mort (depuis le début de la «péréstroika») de 10 millions d'habitants de la Russie, de 5 millions d’Ukrainiens et de près de 1 million de Biélorusses, la démolition de notre industrie unique, de nôtre agriculture hautement mécanisée, de la défense de notre pays, de notre instruction, de notre culture., de notre médecine et de tout le reste, y compris la dépravation de notre jeunesse, la destruction de la famille (fondement de la société) et de beaucoup d’autres choses encore.

Luttez contre les vues de la bourgeoisie sur la «prospérité» bourgeoisie!

Souvenez-vous que tous les moyens d'information de masse ce trouvent entre les mains DE LA BOURGEOISIE et que celle-ci prépare la société pour elle-même, pour son pouvoir. Elle régénère une «SPIRITUALITÉ» telle que le peuple laborieux ne puisse jamais seulement penser que l’on peut et que l’on doit relever ses genoux de terre.

Luttez pour vos droits en ayant rejeté le sentiment d'individualisme qui nous a été imposé par les moyens bourgeois d'information de masse et en manifestant notre haute conscience de classe et notre solidarité prolétarienne!

Seule la révolution socialiste prolétarienne peut sauver notre pays de la ruine et notre peuple de l'extinction!

À bas le capitalisme! Vive la, renaissance de la puissante union soviétique!

Les bolcheviks de Vitebsk
Mars 2006.

Le tract des bolchéviks de Minsk
Pour notre Patrie soviétique!

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