Devant nous, c’est l’exacerbation de la lutte de classe

Tout comme après les précédentes élections présidentielles et législatives, LA BOURGEOISIE, qui a provisoirement usurpé le pouvoir, et les moyens d'information de masse qu'elle contrôle, s'efforcent de nouveau aujourd'hui avec Insistance de convaincre le petit bourgeois que les élections du 19 mars 2006 ont montré quel doit être le modèle économique de la République Bélarous' au XXIè siècle et que c’est le peuple lui-même qui a choisi son destin. On parle également de manière analogue de l’Assemblée «populaire» de toute la Biélorussie En un mot, ce sont de nouveau des mesures d'État «porte-chance».

Tout le monde claironne à propos du modèle économique biélorusse de marché, aussi bien les détenteurs officiels du pouvoir que les leaders des partis bourgeois d’opposition, Cette même chanson est également reprise par le P.C.B. pro bourgeois qui vient de ce fait en aide au pouvoir bourgeois dans son œuvre de crétinisation des travailleurs.

Combien il est grotesque et pitoyable pour les ouvriers de voir cela!

Pour les ouvriers qui n’ont pas les oeillères de la propagande bourgeoise et auxquels il faut, après chaque élection «porte-chance», se serrer la ceinture encore un peu plus autour du ventre. Tandis que le moment vient pour la majorité des malheureux retraités, pour l'énorme armée de chômeurs, pour les centaines de milliers de pauvres et de sans-abri pour les 32 000 enfants vagabonds, de se serrer la corde autour du cou. Le voilà le véritable résultat de toutes ces mesures bourgeoises «porte-chance» de ces quinze dernières années. Et c'est bien pourquoi les politiciens et partis bourgeois, pro bourgeois et péri bourgeois «craquettent» avec toujours plus d’insistance à propos des «é1ections les plus décisives" qui emmènent le peuple laborieux loin de la lutte de classe au moment où la vie de l’absolue majorité de la population de Biélorussie, de Russie, d'Ukraine, de Géorgie, de Kirghizie et des autres républiques de l'ex-U.R.S.S. se fait toujours plus insupportable.

Et ni les élections de mars 2006 du Président, ni la Vétché (parlement; - N.d.T.) de mars de toute la Biélorussie ne deviendront jamais décisives pour la Biélorussie du XXIè siècle, c’est clair comme le jour, même pour les aveugles.

Ce qui sera le principal contenu déterminant le caractère du XXIè siècle, c'est, comme cela fut le cas au XXe siècle, la poursuite de l'exacerbation de LA LUTTE DE CLASSE entre LES EXPLOITÉS et LES EXPLOITEURS, entre LE TRAVAIL et LE CAPITAL, Indépendamment du fait que les politiciens bourgeois et leurs larbins des partis, communistes de nom mais bourgeois de fait, tels que le P.C.F.R., le P.C.B., le P.C.U.S. et autres, veulent ou ne veulent pas le comprendre et en prendre conscience.

La sonnerie de ce début a déjà retenti en 2005 dans les nombreuses entreprises en grève de Russie, d’Ukraine, de Kirghizie, d'Ouzbékistan et des autres républiques. Et ce ne sont là que les petites fleurs, les petits fruits vont venir C’est pourquoi l'esclavage capitaliste, ce n’est pas pour les citoyens de l'U.R.S.S. La classe ouvrière se dresse contre les pilleurs-privatiseurs. Elle passe de l'absurde grève de la faim aux formes actives de lutte, elle fait l'apprentissage des méthodes et procédés de la lutte de classe.

Et ne doutez pas, messieurs les capitalistes, qu’elle apprendra avec succès à répondre à votre violence par une puissante force organisée. Elle a le bel exemple des générations aînées du début du XXe siècle et a de bons «entraîneurs», messieurs les exploiteurs-sangsues.

L'avenir de notre pays, c’est l’U.R.S.S., l’avenir du Socialisme et de la Révolution prolétarienne est entre les mains des exploités, entre les mains de la classe ouvrière qui ne manquera pas de se relever, de se dresser de tout son haut et de faire parler d'elle. Dès à présent, les ouvriers de certaines entreprises ont commencé à faire parler d'eux, même si pour le moment cela n’est que dans certaines régions de notre pays autrefois unique, même si pour le moment cela n’est pas encore suffisamment organisé.

C’est précisément cela qui sera le contenu fondamental du XXIè siècle. Mais les moyens bourgeois d'information de masse s'efforcent, dans l'accomplissement de la volonté de leurs patrons, de passer sous silence les manifestations organisées de la classe ouvrière et de cacher ainsi à tous les travailleurs la lutte active des détachements prolétariens les plus combatifs contre la bourgeoisie, parce que ce sont justement ces interventions massives organisées et sans compromis de LA CLASSE OUVRIIÈRE qui effraient le plus la bourgeoisie et son pouvoir. Elle ressent dans sa chair que c’est de là que vient le danger mortel pour elle.

Debout, lève-toi, peuple ouvrier!

Nos prolétaires ont leur objectif de classe: renverser le régime bourgeois et édifier leur État prolétarien, l'U.R.S.S., où le pouvoir appartiendra de nouveau aux travailleurs. La lutte des ouvriers pour le droit de vivre humainement exige que les masses ouvrières y participent plus activement et plus consciemment.

C’est un dommage énorme que le nationalisme cause à l'unité du mouvement ouvrier, lequel nationalisme est entretenu de manière renforcée par la bourgeoisie parce qu’il divise la classe ouvrière et rend ainsi son exploitation plus facile par la bourgeoisie. L'apparition du nationalisme dans le mouvement ouvrier est particulièrement dangereuse aujourd’hui lorsque le pouvoir bourgeois tente de substituer à l'idée démonétisée du libéralisme l'idée nationale qui crée un terrain nutritif et des conditions propices à l'installation d’un régime fasciste vers lequel penche habituellement la partie la plus réactionnaire de la bourgeoisie en période d’exacerbation de la crise générale.

La tâche du mouvement ouvrier est de faire l'apprentissages avec persévérance de la solidarité ouvrière, de faire l'apprentissage de l'unité d’action.

À bas le capitalisme!

Vive la lutte des soviétiques pour la renaissance de l'U.R.S.S.!

Vive la révolution prolétarienne qui s'avance!

Les bolchéviks de Vitebsk
Avril.2006.

«Nouvelles d’U.R.S.S.», no 82, novembre-décembre 2006

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