Pour marquer le 60è anniversaire de l’usine de tracteurs de Minsk

Chers camarades de l'usine de tracteurs!

Les bolchéviks de Minsk félicitent chaleureusement tous les producteurs de tracteurs biélorusses à l'occasion du 60e anniversaire de leur usine titulaire de nombreux ordres.

L’Usine de tracteurs de Minsk (MTZ suivant le sigle biélorusse et russe - N.d.T.) est la plus grosse nouvelle usine construite au cours du premier quinquennat d’après-guerre (1946-1950) en Biélorussie, pays auquel la guerre contre les envahisseurs fascistes allemands a occasionné un nombre de victimes et de destructions encore jamais vu. Il ne semblait pas que quelqu’un ait pu envisager de construire une très grosse usine ultra moderne dans cette Biélorussie réduite en cendres et détruite de fond en comble? La tâche principale qui se posait en ce temps-là au peuple biélorusse, ainsi qu'à l’ensemble du peuple soviétique, était de relever l’économie nationale détruite par la guerre.

En juillet 1945, Iossif Visarionovitch Staline, Chef de 1’État soviétique et Commandant en Chef suprême des Forces armées victorieuses de l’URSS se rendait en train de Moscou à Berlin à la Conférence de Postdam des grandes puissances vainqueurs, Il était accompagné, sur le territoire de la Biélorussie, par le Premier, secrétaire du C.C. du P.C.(b.)B. Pantéléhimone Kondratyéviteh Ponomarenko. Tout le long du trajet, de la gare de Kraonoyé à Brest, un tableau douloureux s’offrait à la vue; villes détruites et villages réduits en cendres, wagons et locomotives ennemis déraillées, forêts rasées sur 400 m de chaque côté de la voie ferrée, hérissées de postes de tir en rondins et de miradors d'observation d'approche de la «zone interdite», c'est-à-dire de la voie ferrée, etc. I. V. Staline, chef du parti des bolchéviks, dit à son interlocuteur biélorusse: «Le peuple biélorusse s'est conduit dans la Guerre patriotique de telle manière que l'on a envie d’ôter son chapeau et de le saluer très bas. Il faut l'aider à relever son économie et sa culture. Qu’envisage-t-on de développer en Biélorussie au cours du quatrième quinquennat?». P. K. Ponomarenko répondit: «L’expérience de la guerre a montré qu'en Biélorussie, république frontière, il ne convient pas de construire de grandes entreprises de l’industrie lourde. Nous ne sommes pas parvenus à en évacuer beaucoup dans la profondeur du pays et avons subi de lourdes pertes».

Staline interrompit son interlocuteur; «L'expérience de la guerre a aussi montré autre chose, camarade Ponomarenko. Ce sont les villes à industrie développée: Léningrad, Moscou, Stalingrad, qui ont fait montre de la plus grande stabilité dans la guerre. Les soldats ne veulent pas défendre les villes vides. Faites des propositions et je vous soutiendrai au Gosplan (Commission d'État de planification; - N.d.T.) en vue de la construction de deux très grandes usines à Minsk: une usine d'automobiles et une usine de tracteurs».

Ces usines ont été construites par l'ensemble du pays. La première automobile biélorusse est sortie en 1947 et, en 1953, sortait le premier tracteur à roues MTZ-2. Les deux usines MTZ et MAZ (sigle biélorusse et russe de l’Usine d'automobiles de Minsk - N.d.T.) ont apporté une contribution de poids non seulement à l'économie de la Biélorussie, mais également à celle de toute l'Union soviétique. Elles ont changé la physionomie non seulement de Minsk, mais également de toute la Biélorussie, comme l'avait présumé I. V. Staline.

Malheureusement, on ne parle guère de cela aujourd'hui; on ne rappelle pas non plus que cela ne fut possible que grâce au régime soviétique d’avant-garde et à la politique soviétique des nationalités. Au moment de marquer le 60e anniversaire de l'usine, on parle davantage à présent du fait qu’après le coup de force bourgeois des années quatre-vingt-dix, des propositions ont été faites de fermer l'entreprise et d'acheter les tracteurs à l'étranger. Sans doute la réduction de la production a-t-elle sauvé des milliers de constructeurs de tracteurs du chômage; toutefois, Il convient de tenir compte du dommage causé à l’économie de la république tout au long des années de la restauration bourgeoise lorsque de nombreuses entreprises, dont MTZ, ont considérablement réduit leur production. Comme auparavant, le problème se pose avec acuité du remplacement des anciens équipements vieillie par du matériel moderne, ce pour quoi, en règle générale, il n’y a pas d'argent.

La première production de MTZ a été livrée deux ans après le début de la construction de l’usine dans la ville dévastée par la guerre, littéralement sur un terrain vague. Mais si, à cette époque, nous avions dans la république, les rapports de production bourgeois actuels, de tels succès n'auraient tout simplement pas été possibles. Quinze ans se sont écoulés de construction du capitalisme en Biélorussie, mais les volumes soviétiques de production de MTZ sont encore bien loin d'être atteints.

On ne peut restaurer l'économie nationale de la république mise à mal par les années de réforme bourgeoise, ainsi que les nombreuses garanties sociales (octroi gratuit d'appartements, instruction gratuite, services médicaux gratuits) et la certitude 'du lendemain que par la lutte de classe conduite, comme l'enseignait V. I.. Lénine, jusqu'à la dictature du prolétariat.

Avec le rétablissement du Pouvoir soviétique, du régime socialiste et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, MTZ redeviendra alors le flambeau des constructions mécaniques de notre grand pays.

Les bolchéviks de la ville-héros de Minsk
Mai 2006.

Le tract des bolchéviks de Vitebsk
Pour notre Patrie soviétique!

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