Les pseudo-communistes biélorusses au service de la bourgeoisie

En Biélorussie, les deux partis social-démocratisés, aussi bien le P.C.B. que le Parti biélorusse des communistes (P.B.d.C.; sigle biélorusse et russe: PKB) sont pareillement les deux ailes d'un seul et même courant politique dans le mouvement communiste de Biélorussie: l'opportunisme.

Ces deux partis se donnent pour tâche d'édifier ce qu'ils appellent un socialisme rénové à économie multistructurale où l'on admet l'existence de la propriété privée. Ces deux partis soutiennent l'économie de marché dans laquelle existe, à côté du marché des articles de consommation, un marché des moyens de production, un marché de la main-d’œuvre et un marché des capitaux et des titres et valeurs.

Ils sont d'avis que l'on peut revenir au socialisme non pas par la lutte des classes et en menant cette lutte jusqu'à la dictature du prolétariat, c'est-à- dire non pas par la voie révolutionnaire, mais par la voie évolutionnaire au moyen de réformes dans le cadre du système bourgeois, au moyen d'élections aux parlements bourgeois, ce qui ne s'est jamais produit dans l'histoire et ne peut se produire.

Comme l'a dit V.I. Lénine, «les partis opportunistes sont l'expression des intérêts de la petite bourgeoisie et de l'alliance de la partie futile des ouvriers embourgeoisés avec leur bourgeoisie contre les intérêts de la masse du prolétariat, de la masse des opprimés. Le P.C.B., qui s'oriente par rapport au pouvoir actuel, défend les intérêts de la bourgeoisie nationale; le P.B.d.C. s'oriente, lui, par rapport à l'Occident et défend les intérêts de la bourgeoisie compradore vénale, a’ associe avec les partis de tendance nationaliste au sein des prétendues Forces démocratiques unies (F.D.U.; sigle russe: ODS) et mène avec ces partis, au fond, la même politique collaborationniste. Les intérêts des ouvriers, des paysans et des travailleurs intellectuels ne sont défendus ni par le P.C.B., ni par le P.B.d.C. du fait qu'il n'est pas possible de le faire par les méthodes parlementaires dans les conditions de la domination de la bourgeoisie.

Ces deux partis n'accordent leur principale attention qu'aux élections, après avoir jeté aux oubliettes l'opinion bien connue de V. I. Lénine à ce propos: «le prolétariat ne peut pas vaincre sans gagner à sa cause la majorité de la population. Mais limiter ou faire dépendre cette conquête de l'acquisition de la majorité des voix aux élections sous la domination de la bourgeoisie est une épaisse indigence d'esprit ou tout au moins une simple tromperie des ouvriers» (Œuvres compl., t. 40, p. 14, éd. en russe).

Source: Nouvelle d'U.R.S.S. No 93 p. 20

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