La Russie soviétique en lutte

L'opportunisme dans le mouvement communiste sur le territoire de l'U.R.S.S.

Dans ces conditions, les conditions de l'étouffement de tous les droits et de toutes les libertés par le régime bourgeois, les conditions de la mise en place d'un gouvernement totalitaire, les communistes doivent également dire leur mot et entraîner les masses derrière eux. Comme l'a fait remarquer V. I. Lénine, ce sont précisément les communistes qui doivent faire tout leur possible pour prendre la tête du mouvement syndical dans les conditions de la domination du capitalisme afin de lui donner un caractère organisé.

Mais, malheureusement, c'est l'aile opportuniste qui a pris actuellement le dessus dans le mouvement communiste sur l'ensemble du territoire de l'U.R.S.S. Après le coup de force contre-révolutionnaire, des partis à appellation communiste ont été créés dans les anciennes républiques soviétiques: – en Russie, le Parti communiste de la Fédération de Russie (P.C.F.R.; sigle russe KPRF), le Parti ouvrier communiste de Russie (P.O.C.R.; sigle russe; RKRP), le Parti des communistes de Russie (P.d.C.R.; sigle russe: RPK) et d'autres;

Des partis analogues existent à présent dans les autres républiques de l'ancienne U.R.S.S.

Tous ces-partis ne sont que des débris des partis communistes des républiques soviétiques qui " faisaient partie du P.C.U.S., lequel, après la mort de J. V. Staline en 1953, a commencé à s'écarter peu à peu des positions marxistes-léninistes, tant en politique qu'en économie, et qui, au cours du processus de la pérestroïka gorbatchayovienne, a définitivement perdu tout son prestige auprès des travailleurs. Il n'a pas été capable d'opposer de la résistance au reniement et à la trahison de Gorbatchayov et de ses acolytes, au coup de force contre-révolutionnaire, au passage du paya au capitalisme. Ce qui constitue la base idéologique de tous ces partis, c'est l'opportunisme, c'est-à-dire la politique du conformisme, de l'esprit de conciliation pratiquée dans le mouvement ouvrier et orientée en direction de l'accommodement, de la collaboration du prolétariat avec la bourgeoisie (autrement dit, de la collaboration de classe ou, comme l'on dit à présent, du partenariat; – N.d.T.). La position de nombre de ces partis ne diffère en rien de la politique des partis sociaux-démocrates actuellement au pouvoir dans de nombreux pays bourgeois. Pourtant, ces partis sont malheureusement parvenus à attirer dans leurs rangs une grande partie des partisans des idées de gauche et, en les détournant de la lutte de classe, il a aident la classe de la bourgeoisie nouvellement apparue, affermissent sa situation et consolident le régime bourgeois dans les anciennes républiques soviétiques.

En Russie, des élections ont eu lieu pour la Douma d'État en décembre 2007 et, en mars 2008, des élections présidentielles. Le P.C.F.R. a activement participé à ces deux campagnes électorales.

Le P.C.S.tUS a appelé à les boycotter. En conclusion des élections présidentielles, c'est la créature pro-occidentale Medvedev qui a remplacé le pro-occidental Poutine. Immédiatement après ces élections a commencé en Russie la hausse rituelle des prix du pain, du lait, de la viande et des autres denrées alimentaires. Les travailleurs de Russie se sont une fois de plus convaincus de l'absence de toute perspective qu'offre l'élection d'un «bon» président et d'un «bon» parlement qui se soucieraient du sort des gens du travail.

Source: Nouvelle d'U.R.S.S. No 93 p. 19

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