La lutte anti-impérialiste dans le monde et en ex-U.R.S.S. dans le cadre du krach du capitalisme

Réflexions sur les conditions de vie aujourd'hui

Ce qui est devenu l'événement no 1 dans le monde ces derniers temps, c’est l'élection, comme président des É.-U.A., du mélanoderme Barack Obama dans les conditions de la crise systémique mondiale qui a éclaté et de la récession des économies des États impérialistes avancés.

Qu'attend le monde du nouveau Président des É.-U.A.?

Avant tout, le monde attend un changement de la politique étrangère des É.-U.A. après le changement de pouvoir à la Maison Blanche, à savoir:

  1. Le renoncement des É.-U .A. au rôle de gendarme mondial et la soumission des É.-U.A. aux règles édictées par l'O.N.U.

  2. L'évacuation des troupes américaines d'Afghanistan et d'Irak.

  3. La fermeture du camp de concentration de Guantanamo et l’interdiction de l'emploi de tout type de torture, tant par l'armée que par la CIA, ainsi que la suppression des prisons secrètes éparpillées par les É.-U.A. dans le monde entier.

  4. Le renoncement à rattacher quelques États souverains que ce soit à un «axe du mal» ou à les définir comme «pays voyous», le renoncement à pratiquer à leur égard une politique anthropophobe encore aggravée par des blocus économiques qui n'en finissent plus (Cuba, la R.P.D.C.). S'y rapporte également l'Iran dont les recherches nucléaires pacifiques agacent tellement les É.-U.A.

  5. La cessation de l'américanisation forcée, de l'imposition aux États indépendants sous couleur de «lutte des Américains pour les droits de l'homme» et d'«instauration de la démocratie» du style de vie américain et de la «culture» américaine qui dégrade la personnalité humaine.

  6. La cessation de l'arbitraire militaire relevant du pur banditisme sur la terre de Palestine et au Proche-Orient dans son ensemble de la part d'Israël, gigolo de l'Amérique.

  7. La reconnaissance de l'inadmissibilité des bombardements aériens par l'aviation américaine de territoires d'États indépendants où les Américains auraient prétendument aperçu soudain la présence de terroristes (Syrie, Liban, etc.).

  8. La signature du protocole de Kyoto et, par ce fait, la confirmation par les É.-U.A. de leur bonne volonté à collaborer internationalement à la sauvegarde de l'environnement dans la lutte contre le réchauffement du globe.

  9. La cessation de la construction d'un système global de défense antimissile à proximité de la Russie (en Pologne, en Tchéquie) et des anciennes républiques de l'U.R.S.S. comme facteur d'accroissement de la tension militaire.

  10. La cessation de la politique expansionniste de l'OTAN et d'extension effrénée des zones d'activité de l'Alliance Nord-Atlantique toujours plus loin vers l'est.

  11. Toute une série d'autres actes non moins importants.

Dans la sphère de la politique étrangère, le monde attend des É.-U.A. des efforts sérieux pour que cesse la crise financière et économique mondiale allumée par les É.-U.A., qui a conduit à la récession des économies des pays avancés d'Europe et qui a fortement frappé la Russie, ainsi que le Japon, la Chine et d'autres pays.

Ce ne sont là que les principales questions dont le monde attend la solution du 44e Président des É.-U.A. Barack Obama. Mais ce premier Président mélanoderme de l'histoire américaine, né d'un maître d'esclaves blanc et d'une juive d'origine africaine, pourra-t-il répondre aux espoirs de la communauté mondiale?

Il semble bien qu'il ne faille pas attendre de changements sérieux du cours de politique étrangère des É.-U.A. sous Obama. D'autant plus qu'Obama a déjà répondu publiquement «NON» ou fort évasivement à la majorité des questions énumérées ci-dessus. Les É.-U.A. ne partiront pas de sitôt d'Afghanistan, si toutefois, d'une façon générale, ils en partent jamais. Ce n'est pas pour cela qu'ils s'y sont introduits. L'Irak restera occupé par les troupes américaines pour longtemps encore, car leur départ d'Irak signifierait la perte de l'influence américaine dans cette région. La Palestine continuera à verser son sang dans la mesure où Israël et les É.-U.A. ne sont pas disposés à renoncer à leurs attaques attentatoires sur ce territoire du Proche-Orient. Comme par le passé, la Russie ne présente d'intérêt pour les É.-U.A. que comme source de matières premières qui s'y trouvent, ainsi qu'il est souhaitable, sous forme disséquée. («Un ancien ennemi ne deviendra jamais un ami» dit le proverbe russe.)

Nous avons déjà analysé la question de savoir à qui appartient le pouvoir réel en Amérique. Il appartient au lobby (groupe d'influence -N.d.T.) sioniste qui aspire à la domination mondiale. C'est pourquoi tout Président des. É.-U.A. n'est somme toute qu'un exécutant de la volonté de l'élite sioniste dirigeante de l'Amérique, le Comité des 300, qui gère les firmes transnationales et dicte sa volonté aux présidents et aux pouvoirs législatifs suprêmes des pays impérialistes du monde.

Et que Barack Obama soit noir de peau, il n'en est pas moins leur créature, issue de leur «nid». La présence au poste de Président des É.-U.A. d'un homme politique qui aurait des vues différentes et une orientation politique différente de celles qui agréent le pouvoir réel des É.-U.A. est pratiquement impensable. Et c'est pourquoi Obama fera ce qui lui a déjà été «indiqué» par les hiérarques du sionisme et il le fera encore plus résolument (que le fit G. Bush, ce qu'Obama a déjà déclaré publiquement), afin de faire la preuve en permanence de sa complète loyauté et de sa conformité aux exigences du lobby sioniste des É.-U.A.

On peut déjà juger par avance de ce que sera la future politique d'Obama d'après la composition de l'équipe présidentielle qu'il a enrôlée. Ceux qui ont déjà été nommés comme membres de l'équipe d'Obama sont tous des rapaces qui se sont déjà illustrés sans équivoque dans l'organisation et la mise en œuvre par les É.-U.A. de leurs guerres locales. A titre d'exemple: Richard Holbrooke -- l'un des architectes des bombardements de la Yougoslavie au mépris total des recommandations de l'O.N.U. -- qui brigue le poste de ministre de la Guerre; Jo Biden, concepteur et personnage actif de l'agression contre l'Irak, et d'autres rapaces du même acabit. Celui qui a été désigné comme chef de la chancellerie de la Maison Blanche n'est autre que Rahm Emmanuel, issu d'une famille d'Israéliens qui ont émigré aux É.-U.A. par sa signification, la fonction de chef de la chancellerie se situe au troisième rang dans la hiérarchie gouvernementale des É.-U.A. Le chef de la chancellerie assure la responsabilité de la sélection des cadres pour l'appareil du gouvernement, de la liaison avec la Maison Blanche et avec le Congrès des É.-U.A., de la politique intérieure du pays et du travail du cabinet. Rahm Emmanuel a des liens étroits avec Israël. C'est pourquoi il ne faut pas s'attendre à une détente de la tension au Proche-Orient. Le reste des membres de l'équipe de Barack Obama est du même niveau d'attachement à l'idée de domination mondiale de l'Empire américain et d'emploi de la force militaire pour réaliser les ambitions impériales des É.-U.A.

C'est pourquoi, à part le changement de couleur de la peau du personnage qui exerce les pleins pouvoirs présidentiels, bien peu de choses ont changé à la Maison Blanche. L'euphorie naïve des Américains à propos de la réalisation du vieux rêve américain des pères fondateurs de l'Amérique ne tardera pas a se dissiper, tandis qu’il est. bien peu probable que la réalité installe l'optimisme dans le cœur de l'Américain ordinaire.

Toutefois, il n'est pas exclu que le choix par le lobby sioniste de l'Amérique, parmi tous les prétendants à la Maison Blanche, d'un Président mélanoderme précisément, vise des objectifs pouvant aller fort loin, à savoir: son utilisation, du mélanoderme, comme «un des leurs» en qualité de passeur pour une large pénétration et la conquête, par l'Amérique, du continent africain sous les slogans éculés de « lutte pour les droits de l'homme» et «pour la démocratie», du continent africain riche en minerais utiles des plus rares et en main-d’œuvre exceptionnellement bon marché. (Autrefois, les esclaves noirs étaient transportés en Amérique; à présent, il va être possible de les utiliser sur place en en obtenant d'énormes profits tout en s'épargnant les dépenses de leur traversée et de leur assurance de conditions de vie ne serait-ce qu'élémentaires. Et l'Europe impérialiste va respirer plus librement dans la mesure où sera allégé le problème de l'immigration illégale de la population africaine miséreuse dans les pays d'Europe.)

Il est possible que le lobby sioniste des É.-U.A. envisage de s'assurer un nouveau doping (stimulant artificiel; – N.d.T.) en asservissant l'Afrique noire, en s’appropriant son riche sous-sol, et de se sortir ainsi de la crise. C'est qu'en Amérique latine (qui est l'un des fournisseurs en ressources énergétiques des É.-U.A.), les rapports avec les É.-U.A. sont loin d'être exempts de nuages, tandis que le Proche-Orient traite les occupants américains avec exécration.

Dans les années quatre-vingt-dix, les É.-U.A. ont bénéficié d'un puissant doping grâce à l'effondrement de l'U.R.S.S., ce qui leur a assuré une existence assez tranquille durant vingt ans (voir à ce sujet A. A. Ponomaryov, «Yeltsine ou la tragédie de la Russie», Moscou, 1999).

De l'avis du 41e Président des É.-U.A... Bush (l'ancien) en 1992: «Nous avons dépensé 4 billions de dollars pour gagner la guerre froide et, comparativement à cette somme, celle que nous nous proposons de dépenser à présent (pour démolir l'U.R.S.S.; – précision de N. Andréyéva), 24 milliards de dollars, c'est assurément de la gnognote: les démocrates du Kremlin sont capables de garantir notre sécurité de manière bien plus efficace que ne l'ont fait nos missiles nucléaires».

En d'autres termes, la trahison de Gorbatchyov est revenue 166 fois moins chère à l'Amérique comparativement au coût du face-à-face des deux systèmes.

Lors de leur rencontre, qui s'est déroulée à bord d'un contre-torpilleur en Méditerranée près de l'île de Malte en été 1987. Gorbatchyov, accompagné de Chévardnadzé, ont donné leur accord au Président des É.-U.A. R. Reagan, pour dissoudre le pacte de Varsovie, évacuer les troupes soviétiques de R.D.A., ainsi que pour cesser les lancements de la navette cosmique soviétique réutilisable «Bourane» («Tempête de neige») ... Accessoirement, il convient de remarquer qu'au même moment, le chancelier de la R.F.A. Helmut Kohl (1981 – 1998) a proposé 160 milliards de dollars à Gorbatchyov pour la «reddition» de l’Allemagne orientale. Après une brève interruption des pourparlers, Gorbatchyov a du se contenter de 14 milliards de dollars pour sa trahison.

Ainsi, les plus hautes instances de la nomenklatoura du P.C.U.S. ont vendu l'U.R.S.S. et son peuple, ainsi que les pays du camp communiste, à leur ennemi idéologique ...

À présent, les É.-U.A. se trouvent dans un état de profonde récession de leur économie. Pour la première fois en ces 25 dernières années, le chômage a atteint le taux sans précédent de 6 p. 100 aux É.-U.A. (4 millions de chômeurs). En Europe, ce taux est encore plus élevé.

La croissance du P.I.B. aux É.-U.A. et dans les pays de l'U.E. devrait être proche de zéro en 2009 et même être négative (avec le signe moins). Les analystes occidentaux estiment que les conséquences de la crise hypothécaire américaine pourront être surmontées, mais pas avant 2010. Pourront, mais le pourront-elles vraiment? Qui sait ce qui se passera en 2010? L'insolvabilité étant complète et les dettes de l'État atteignant des niveaux cosmiques, la planche à billets des E.-U.A. imprime toujours et encore et continuera d'imprimer leurs billets verts, depuis longtemps déjà complètement dévalués et dont ils continuent d'inonder le monde entier en obligeant les autres pays à tenir leurs comptes en dollars. Les É.-U.A. acquièrent d'énormes biens matériels dans le monde entier en les payant de leurs «papillotes» vertes. Actuellement, le cours de la devise américaine – qui est totalement dévaluée parce que n'étant plus gagée par aucune réserve d'or est artificiellement et exagérément surfait et continue de croître de manière absurde, rapportant d'énormes profits aux spéculateurs. Mais cette bulle de savon doit obligatoirement crever un jour, ce qui, conformément aux lois objectives de l'économie, aboutira inévitablement au krach complet des É.-U.A. et du monde impérialiste dans son ensemble. (Aujourd'hui, l'Amérique ne tient encore le coup que grâce au volume croissant du tirage de papier-monnaie.) Le Système fédéral de réserve (S.F.R.) des É.-U.A. n'est pas contrôlable par le Président des É.-U.A. et imprime du papier-monnaie autant qu'il veut, recevant un bénéfice pour chaque billet de banque imprimé. Il existe une information suivant laquelle John Kennedy voulait brider le S.F.R. des É.-U.A., ce pour quoi il a vraisemblablement ététué. Comme l’on sait, ses assassins n'ont à ce jour toujours pas été «retrouvés».

La crise qui se développe aux É.-U.A. N'A PAS PU ÊTRE STOPPÉE par les énormes injonctions financières qui ont été pratiquées dans l'économie américaine, ni par les pays de l'U.E., ni par la Russie qui soutient l'Amérique de ses réserves de devises-or, au préjudice de sa propre économie, en même temps que le niveau de garantie sociale de l'absolue majorité des citoyens de la F.R. continue de baisser. Le reflux accéléré des capitaux de la F.R. va bon train. Rien que du 10 au 24 août, le reflux net de capitaux a été de 9 milliards de dollars. Les réserves financières de la Russie diminuent à une vitesse catastrophique. Les énormes injonctions financières de l'État ne vont pas à ce pour quoi elles sont destinées, mais servent à amortir les crédits ouverts précédemment par les banques auprès des investisseurs étrangers qui à présent fuient le marché russe; c'est pourquoi le doping financier de l'État au profit des banques n'a aucune influence sur l'état de notre propre économie. Les entreprises réduisent leur personnel ou même ferment. Les dettes de paiement des salaires atteignent le semestre et plus dans toute une série d'endroits dans le pays. La croissance du P.I.B. chute et est même déjà inférieure au chiffre qui avait été prévu. En même temps que cela, de joyeuses et amusantes causeries avec des personnalités en vue s'étalent sur les écrans de télévision de la Russie – le festin pendant la peste* – avec amples manipulations de la conscience des masses, et même de l'élite mieux préparée à gober les bobards, dans le but d'éloigner les gens de la pensée du collapsus qui approche.

* «Le festin pendant la peste» («Pir vo vrémya tchoumî»), – petite tragédie de A. S. Pouchkine. (N.d.T.)

En raison de la brutale chute des prix mondiaux du pétrole (qui ont chuté de 3 fois en un semestre), tous les projets nationaux de la F.R. ne peuvent rester que des projets. On sait que le budget de la Russie a été préparé de telle sorte que 70 dollars couvrent seulement les obligations budgétaires de la dette intérieure. Cela signifie que tout le reste devra être rogné ou réduit, ou qu'il faudra recourir à la caisse noire de la «réserve nationale» qui, avec de tels rythmes de dépenses, risque fort d'être déjà épuisée en 3 ou 4 mois. A la date du 13 novembre, le coût du baril de pétrole russe est tombé à 45 dollars le baril sur le marché mondial (1 baril de pétrole est égal à 159 l). Lors de la préparation du budget de la F.R. pour 2009 – 2011, on est parti d'un prix du pétrole à 95 dollars le baril. (Le pétrole coûtait alors 145 dollars le baril sur le marché mondial et il avait été prévue une hausse de son prix allant jusqu'à 200 dollars le baril.)

... Fin octobre, le budget a été rectifié en tablant sur le prix du pétrole de 78 dollars le baril en 2009. de 74 dollars en 2010 et de 88 dollars en 2011. par suite de la crise mondiale, les pays de l'OPEP ont réduit encore de manière complémentaire l'extraction de leur pétrole en raison de la récession des principales économies du monde et de la baisse brutale de la consommation de ressources énergétiques qui en résulte du fait de l'arrêt de toute une série d'entreprises industrielles. À son tour, la baisse de l'extraction mondiale du pétrole entraîne une baisse complémentaire des prix du pétrole.

Il est douteux que l'on puisse sortir de la crise par les voies du marché libéral et de l'intensification du passage au capitalisme de l'économie de la Russie. Toujours est-il que le pouvoir effectif de la F.R., qui a pris place à la suite de la contre-révolution bourgeoise, déclare, aussi bien par la voix de Poutine que par celle de Medvedev, qu'il n'y aura aucune révision des résultats de la privatisation criminelle, défendant avec ferveur la vache sacrée de la propriété privée que le clan oligarchique a acquise par le moyen du pillage du bien appartenant au peuple.

Dans son discours d'intronisation le 5 novembre au Kremlin, Medvedev, Président de la F.R., a dit que ce qui constitue pour nous l'une des principales protections qu'il faille assurer, est «la protection et la défense de nos valeurs fondamentales» (en ayant en vue avant tout la propriété privée), ayant oublié que, à toutes les époques. la valeur la plus fondamentale pour l'homme russe a été la justice sociale. Existe-t-elle aujourd'hui en Russie? La réponse est NON, nul ne peut en voir la couleur. Aujourd'hui, entre ceux qui se sont emparés des énormes richesses du peuple – qui possèdent force villas et châteaux à l'étranger et en Russie, force yachts équipés de plusieurs plates-formes pour hélicoptères et d'un sous-marin embarqué à leur bord, qui font montre publiquement, ouvertement et de manière provocante, effrontément devant la population en voie de paupérisation, qui font étalage de leur richesse volée (ce sont toujours ces mêmes «semences» dont Gorbatchyov a ensemencé le terrain labouré après que LE SOCIALISME en ait été extirpé et qui à présent ont poussé en oligarques qui, par leurs richesses, choquent même l'Occident, qui ont produit divers fripons et voleurs: «ce n'est pas par un travail honnête que l'on acquiert des palais de pierre»*) – et ceux qui mangent de la vache enragée, il y a un abîme qui s'élargit et s’approfondit toujours plus. En effet, la masse principale de la population – avec le nivellement généralisé des «bons» mais misérables salaires de 15000 roubles qui n'assure qu'une existence fort modeste – et les autres, tous ceux qui sont jetés par-dessus bord de la vie: les vieux, les malades, les enfants de parents à faibles ressources – auxquels, au dire de Medvedev, sont prétendument «garanties des possibilités égales depuis la naissance», mais qui ne seront jamais réalisées à cause de l'absence de moyens financiers de leurs parents – tous jettent un regard plein de haine sur la bohème oligarchique select contemporaine.

* «Ce n'est pas par un travail honnête que l'on acquiert des palais de pierre» («S troudov pravednîkh né najivyoch' khoromov kamennîkh»), proverbe russe. (N.d.T.)

Medvedev a déclaré dans son discours d'intronisation le 5 novembre que «nous ne permettrons pas l'allumer la discorde sociale et internationalités» et que nous assurerons l'«ordre constitutionnel (bourgeois s'entend; précision de N. Andréyéva) par tous les « moyens légaux ».

Nous sommes tous natifs de l'U.R.S.S. et pour chacun de nous, il n'y a jamais eu de nationalité un tant soit peu significative dans nos rapports entre collègues de travail, entre camarades, entre amis. Et des mariages heureux se contractaient par amour entre personnes de nationalités différentes. Et dans toute République soviétique où nous arrivions, nous y étions toujours les bienvenus et accueillis en frères. Mais chaque citoyen de l'Union était fier de son appartenance nationale, de sa culture spirituelle nationale. La discorde internationalités n'a été introduite dans notre vie que par la contre-révolution érigée en pouvoir.

En ce gui concerne la discorde sociale, elle est légitime et inévitable en présence de l'énorme abîme qui divise la société en gavés et en indigents. Et on ne peut l'écraser ni par les procédés fascisants des OMON*, ni par les passages à tabac par la milice ou les autres structures de répression de la résistance civique. Et comment sévit-on contre les piquets et les meetings autorisés par les autorités locales, nous le savons par notre propre expérience de nos rela-

* OMON, – sigle russe de 'Détachement d'affectation spéciale de la milice'. Il s'agit d'une sorte de police mobile antiémeute à la matraque leste, instituée en son temps déjà par le scélérat-traître Gorbatchyov tout spécialement pour réprimer les manifestants anti-perestroika. (N. d T.)

tions avec les serviteurs de l'«ordre constitutionnel» qui ne font guère usage de «moyens légaux». On peut lire tout cela et sur Internet, et dans les moyens bourgeois d'information de masse, et dans notre presse.

Medvedev a également fait remarquer qu' «il y a des choses auxquelles on ne peut renoncer, des choses pour lesquelles il faut se battre et vaincre». Pour les soviétiques, les choses auxquelles nous ne pouvons pas renoncer et auxquelles nous ne renoncerons jamais sont:

Nous ne renoncerons jamais à nos principes marxistes-léninistes, à notre ferme certitude en la victoire du socialisme sur toute la Terre, à notre croyance en la renaissance de notre Patrie socialiste soviétique. multinationale que la contre-révolution nous a volée.

Nous ne renoncerons jamais à notre foi dans le triomphe de la justice sociale, en la victoire du SOCIALISME, parce que LE SOCIALISME est l'avenir réel de la civilisation, son progrès.

Mais pour tout cela, il faut lutter et mener obligatoirement la lutte jusqu’à 1a victoire complète. La haine pour tout ce quia été perpétré contre le peuple soviétique mûrit dans le cœur du peuple et le moment d'expier n'épargnera pas les «architectes de la pérestroïka» ni les «démocrates» vendus, traîtres à leur Patrie.

Le Président Poutine a dit en son temps que le voleur doit coucher en prison. Nous sommes d'accord avec cela. Mais aujourd'hui, le voleur couche au Kremlin et à l 'Assemblée fédérale où ils'engraisse de la corruption, faisant perdre d'énormes sommes d'argent à l'État pour son entretien, de l'argent des contribuables, réduisant considérablement de ce fait même les subsides sociaux de l'État destinés à la population indigente et déjà assez maigres sans cela. Voilàencore une injustice criante qui doit être liquidée.

Lors des journées de célébration du 80e Anniversaire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre, nous avons dit que le XXIe siècleserait le siècle des révolutions socialistes, le siècle de la victoire du Socialisme dans la majorité des pays du monde, le siècle de la victoire de l'idéologie du bolchevisme. La marche de l'histoire mondiale du début du XXIe siècle, les processus quise déroulent en Amérique latine, la crise systémique de l'impérialisme quienglobe à présent toute la Communauté impérialiste mondiale confirme cette prévision.

Nous sommes au seuil d'une grande époque de bouleversement social et il faut être prêt à la comprendre correctement et à la réaliser avec compétence.

Avec nous, dans notre lutte pour la justice sociale, pour le socialisme, nos guides sont Lénine et Staline!

Aujourd'hui, la lutte pour la sauvegarde de la civilisationsignifie pour tout honnête homme la lutte contre l'impérialisme international et avant tout contre l'impérialisme américain, contre l'empire américain du mal, de la haine et de la violation des droits de la personnalité partout où un soldat américain pose le pied.

Le devoir de chaque communiste est de prendre la part la plus active à la lutte anti-impérialiste et anti-globaliste, car elle est une variante de la lutte pour LE SOCIALISME.

LENINGRAD, le 14 novembre 2008.
N. A. Andréyéva, Secrétaire générale du C.C. du P.C.B.tUS
Nouvelles d'U.R.S.S.», no 95, janvier-février 2009

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