La deuxième mystification Obama

Le 4 novembre 2008, au terme d’une campagne médiatique internationale de plusieurs mois en sa faveur, l’impérialisme américain a choisi comme nouveau visage celui du sénateur Barack Obama. Dans notre article La bourgeoisie face à la crise et à la récession du 21 novembre 2008, nous précisions qu’Obama ayant reçu un large soutien de l’impérialisme américain, il ne fallait en attendre aucun changement positif. Pour les médias bourgeois, c’est au contraire comme si cet homme allait véritablement rompre avec la politique de ses prédécesseurs.

Voilà en quoi résidait la première mystification Obama. Voyons maintenant en quoi consiste la deuxième en observant le passage de la ‘théorie’ – c’est-à-dire les belles promesses faites au cours de la campagne électorale –, à la ‘pratique’ – c’est-à-dire à la démonstration que « yes we can » !

Le 17 mars 2009, Obama a détaillé son budget pour l’année fiscale 2010, qui commencera le 1er octobre 2009.

Présenté par Obama comme « un plan économique pour notre avenir » et « une base pour réaliser un redressement durable », ce plan de 3 600 milliards de dollars conduira au contraire à rapprocher le terme de la faillite inévitable de l’impérialisme américain ! Alors qu’Obama assure vouloir rompre avec la pratique consistant à « passer nos problèmes au prochain président ou à la prochaine génération » et critique « le déficit massif que nous avons hérité » (Xinhua, 17/03/2009), il commence par… faire exploser ce déficit chronique responsable du surendettement américain ! Pour justifier ceci, il prétend évidemment que ses mesures vont le réduire davantage à plus longue échéance… Mais alors, disons-le tout de suite, à vraiment très, très longue échéance !

Voyons en quoi les prévisions avancées par Obama pour justifier le renflouement à court terme du Capital financier américain tiennent de la filouterie. Alors que la croissance américaine s’est montée à 1,3 % pour l’année fiscale 2008 et se montera selon les prévisions d’Obama à environ - 1,2 % pour l’année en cours, il table sur une croissance de 3,2 % pour réaliser son budget 2010 ! Pour les exercices suivants, jusqu’en 2013, la croissance américaine dépasserait les 4 % !

Dans leur Rapport intermédiaire sur les Perspectives économiques, les experts de l’OCDE sont beaucoup moins optimistes et prévoient pour les USA une récession de 4,0 % en 2009 et une croissance nulle en 2010 « en supposant que les vastes programmes de relance se montrent efficaces » car « les risques d’un scénario encore plus sombre l’emportent sur la perspective d’une reprise plus rapide ». Dans ce rapport, l’OCDE prévoit que « la récession la plus profonde et la plus étendue depuis plus de 50 ans » va provoquer pour l’année 2009 une récession de 4,1 % pour la zone Euro et de 6,6 % au Japon. La Russie serait durement touchée (- 5,6 %). Le Brésil verrait sa croissance devenir négative et seules l’Inde et la Chine limiteraient les dégâts et enregistreraient une croissance positive avec respectivement 4,3 et 6,3 %, malgré un recul de plus de 13 % du commerce international. (OCDE, 30/03/2009)

On ne peut évidemment s’attendre à ce que ces prévisions bourgeoises se réalisent, ces prévisions supposant (à tord) que les plans de soutien des pays impérialistes en déclin auront un effet positif (quoique limité : + 1 % pour celui de l’impérialisme américain), sur leur PIB, mais elles reflètent néanmoins les grandes tendances du nouvel ordre impérialiste mondial qui est en train de se mettre en place sous nos yeux.

Revenons maintenant aux conditions idylliques dans lesquelles se déroule le doux rêve d’Obama : le déficit budgétaire de l’année fiscale en cours se monterait alors à environ 1750 milliards de dollars et celui de l’exercice 2010 commencerait à se réduire à environ 1200 milliards de dollars. Ce n’est qu’à la fin de l’année fiscale 2013 qu’il retrouverait son niveau de 2008 (soit environ 500 milliards de dollars). Entre-temps, les montants du déficit accumulé au cours du mandat Obama feraient exploser la dette fédérale.

Outre ses prévisions de croissance ignorant manifestement la réalité de la crise économique internationale actuelle qui a des causes structurelles qui ne cesseront pas d’agir en 2010 comme l’affirme Obama à travers les prévisions de son ‘plan’, le premier problème qui se pose, et pas des moindres, est de parvenir à financer ce budget.

Pour l’exercice 2008, les recettes provenant des impôts sur les entreprises et sur les particuliers s’étaient montées à environ 2350 milliards de dollars et au final le déficit du budget fédéral s’était monté à 459 milliards de dollars, représentant ainsi 3,2 % du PIB. Obama prévoit que les recettes provenant des impôts diminueront pour se monter à environ 2000 milliards de dollars au cours de l’exercice en cours, avant de remonter progressivement dès l’exercice 2010 pour dépasser 3000 milliards de dollars au cours de l’exercice 2013. Mais comme on l’a dit, les estimations de croissance étant surréalistes, le montant des recettes du budget est surestimé et celui de son déficit sous-estimé ! Ainsi, selon le CBO (un organisme du Congrès chargé de fournir des analyses économiques dans le cadre du budget), la récession pour l’année en cours ne se monterait pas à – 1,2 mais à – 3,0 % (un chiffre plus proche de celui prévu par l’OCDE), portant le déficit prévu de 1750 à 1850 milliards de dollars !  De même, pour l’exercice 2010, le déficit ne se monterait pas à près de 1200, mais à environ 1400 milliards de dollars ! Alors qu’Obama prévoyait un déficit budgétaire record de 12,3 % du PIB pour l’exercice en cours, celui-ci se montera plutôt à 13,1 % selon les dernières prévisions bourgeoises ! (AFP, 20/03/2008) Ce sera la première fois depuis Reagan que le déficit budgétaire américain dépasse la barre des 6 % ! En fait, il faut remonter jusqu’en 1942 pour retrouver un niveau de déficit budgétaire aussi élevé ! Pour le coup, si un président américain est mal placé pour critiquer l’action de ses prédécesseurs, c’est bel et bien Obama ! Une chance que les États impérialistes comparent leur déficit budgétaire au PIB et non au montant total de leurs recettes ou de leurs dépenses budgétaires : ainsi, pour les USA, le montant des dépenses budgétaires prévu au cours des exercices 2009 et 2010 se chiffre respectivement à environ 3900 et 3500 milliards de dollars. Que dirait un banquier à une personne déjà criblée de dettes et au bord du surendettement qui voudrait se voir accorder un crédit lui permettant de dépenser le double de ce qu’il gagne ? C’est pourtant ce que propose de faire Obama avec l’État américain !

La question qui se pose ici – étant donné que le plan d’Obama ne vise pas comme le plan chinois à stimuler la demande intérieure et aura ainsi des répercussions négatives sur la consommation des ménages et donc par ricochet sur les débouchés, les entreprises et l’emploi, réduisant ainsi la croissance et le montant des recettes issues des impôts –, c’est : comment l’impérialisme américain va-t-il faire pour financer ce déficit colossal ?

En effet, rien que pour les exercices 2009-2010, la dette fédérale américaine va gonfler d’au moins 3250 milliards de dollars (sans compter l’habituel déficit du commerce extérieur…), portant la dette publique américaine à un niveau qui fait déjà cauchemarder certains politiciens bourgeois. Ainsi, selon Judd Gregg, membre républicain de la commission du Budget du Sénat, « avec les projets du président, la dette va grimper à des niveaux choquants, qui sont tout simplement insoutenables et vont détruire les chances pour l'économie à l'avenir ». (AFP, 20/03/2009)

Où l’impérialisme américain va-t-il donc pouvoir trouver les milliers de milliards de dollars nécessaires pour financer les nouvelles dettes contractées ? Le recours habituel est l’émission de bons du Trésor. Mais il ne suffit pas d’émettre des bons du Trésor : il faut encore trouver des acheteurs intéressés ! Avec des taux d’intérêt quasi nuls et les doutes croissants de nombreux pays sur la capacité de l’État américain à rester un débiteur solvable, les pays qui s’étaient jusque-là portés acquéreurs de bons du Trésor américain vont sans aucun doute réduire ou suspendre l’achat de nouveaux titres émis, d’autant plus que la crise économique internationale a fortement dégradé les excédents commerciaux des pays qui se sont massivement portés acquéreurs de bons du Trésor américain au cours des dernières années.

En octobre 2008, la Chine le Japon et le Royaume-Uni étaient les trois principaux détenteurs de bons du Trésor américain, avec respectivement 652, 585 et 360 milliards de dollars d’avoirs.

De juillet 2008 au 1er mars 2009, les avoirs chinois en bons du Trésor américain sont passés de 518 à 712 milliards de dollars. On peut donc dire que jusqu’ici l’impérialisme chinois a soutenu avec force l’impérialisme américain, dans l’espoir évidemment d’obtenir des intérêts de ces placements, sinon tout au moins de soutenir ce moteur des exportations chinoises qu’est le commerce bilatéral Chine-USA ! En janvier 2009, 58 % des 36 milliards de dollars de déficit de la balance commerciale américaine étaient ainsi imputables au seul commerce bilatéral avec la Chine.

Mais suite aux lourdes pertes enregistrées en 2008 par la CIC (China Investment Corporation) sur les marchés boursiers étrangers, et notamment dans le fond Blackstone aux USA, l’unanimité ne règne plus parmi les économistes chinois : tandis que certains sont partisans de continuer à acheter des bons du Trésor américain qu’ils jugent encore être un investissement « relativement peu risqué » ayant « de bonnes liquidités », d’autres au contraire recommandent de cesser de se porter acquéreur de nouveaux bons du Trésor américain, s’inquiétant de la « possibilité que Washington soit incapable financièrement de rendre l’argent ». (China increases US treasury holdings, China Daily, 17 décembre 2008.) Dernièrement, la Bank of China a fait savoir qu’elle n’était finalement pas intéressée par le rachat d’AIG… La China Life Insurance Company Ltd. a également fait savoir qu’elle n’était pas non plus intéressée par le rachat de la filiale asiatique d’AIG, contrairement aux déclarations du Financial Times qui espérait sans doute encourager l’impérialisme chinois à mettre à nouveau la main à la poche… (Xinhua, 06/03/2009) Le 13 mars 2009, le premier ministre chinois déclarait au cours d’une conférence de presse qu’il était « préoccupé par la sécurité des titres du Trésor américain et aimerait obtenir des garanties du gouvernement américain ». (CEP news)

Il faut dire que l’effondrement des taux d’intérêt des bons du Trésor américain au cours de ces derniers mois a de quoi légitimement inquiéter les pays qui en détiennent le plus. De février 2007 à août 2008, le rendement annuel du bon du Trésor américain à trois mois est passé de 5,03 à 1,72 %. Cet effondrement s’est confirmé au cours des mois suivants : il n’était plus que de 0,67 % en octobre 2008. De novembre 2008 à février 2009, il n’a été en moyenne que de 0,16 % ! Selon les statistiques fournies par la FED, pour retrouver des rendements aussi faibles, il faut revenir à la grande dépression des années 1930… Le 18 mars 2009, la FED a fait savoir qu’elle allait maintenir ses taux directeurs entre 0 et 0,25 % au cours des prochains mois. Cet effondrement des taux d’intérêt a toutes les chances de refroidir les appétits chinois, d’autant que s’y ajoute la réévaluation croissante du yuan vis-à-vis du dollar qui déprécie le montant des investissements chinois libellé en dollars : ainsi, durant la période 2004-2007 le taux de change est passé de 8,3 à 7,6 yuans par dollar. À la fin de l’année 2008, il n’était plus que de 6,9 yuans par dollar. Rien de plus normal que plus le temps passe, plus l’impérialisme chinois se demande à quoi bon continuer d’acheter massivement des titres qui ne rapportent rien et dont la cotation ne cesse de baisser…

Sans aucun doute, l’impérialisme chinois commence à comprendre qu’il est dangereux de continuer à financer l’endettement américain : s’il continue, il lui offre certes une bouffée d’oxygène à court terme, mais il s’expose alors à perdre davantage quand l’État américain sera lui-même mis en état de faillite !

L’impérialisme chinois en vient donc de plus en plus à penser qu’il est peut-être temps de faire le deuil des centaines de milliards de dollars investis en bons du Trésor américain pour se rapprocher davantage de pays dont la situation économique est moins alarmante que celle des vieux pays impérialistes en déclin. En février 2009, le président chinois s’est rendu en Arabie Saoudite où d’importants accords économiques ont été conclus dans les domaines du pétrole, du gaz naturel, des minerais et du commerce (ainsi, la China Railway Co a signé un contrat de 1,8 milliard de dollars pour la réalisation d'un monorail pour le transport des pèlerins à La Mecque). Or les pays exportateurs de pétrole, dont certains comme l’Arabie Saoudite (ou la Russie qui détenait 81 milliards de dollars de bons du Trésor américain en octobre 2008) se sont massivement portés acquéreurs de bons du Trésor américain durant les années où les revenus pétroliers explosaient, ne peuvent aujourd’hui, à l’instar de la Chine, que voir d’un mauvais œil l’effondrement imminent de l’impérialisme américain. Ils pourraient bien décider de tourner bientôt le dos tous ensemble à cet État-débiteur surendetté au bord de la faillite !

En 2008, le déficit du budget de l’État chinois s’est monté à 83 milliards de dollars. Pour l’année 2009, le parlement chinois a prévu un déficit budgétaire de 109 milliards de dollars (soit 12 % du montant total de son budget d’État) qu’il financera principalement au moyen de l’émission d’obligations d’État. De ce côté-là, l’État chinois n’a pas encore de souci à se faire, ni concernant le niveau encore faible de sa dette publique (22 % du PIB en 2006), ni pour trouver des acheteurs : avec l'effondrement rapide de l’économie de nombreux concurrents de la Chine, les investisseurs chinois se ruent sur les obligations d’État. Ainsi, quand à la fin du mois de novembre 2008 l’État chinois a émis pour 3 milliards de dollars d’« obligations en or », comme les surnomment désormais les investisseurs chinois, la totalité de ces titres a trouvé acquéreur au cours de la première heure du premier jour des souscriptions !

Aux USA, l’administration Obama rêverait de pouvoir en faire de même…

Durant la période 2000-2008, la dette extérieure de la Chine est passée de 159 à 363 milliards de dollars, un montant dérisoire au regard des liquidités dont dispose l’impérialisme chinois : en novembre 2008, les réserves de devises de la Chine se sont montées à 1 950 milliards de dollars, largement devant celles du Japon qui détenait alors 1 030 milliards de dollars. Si la dette extérieure du Japon est relativement modérée vis-à-vis d’autres pays impérialistes (1492 milliards de dollars en 2008), c’est le contraire pour sa dette publique qui est la plus élevée des pays impérialistes. En 2008, elle se montait à 180 % de son PIB, soit près du triple de celle des USA, du Canada, de l’Allemagne ou de la France qui se montaient à ‘seulement’ 61-67 % de leur PIB, une proportion pourtant déjà égale au triple de celle de la Chine ! En outre, la masse très supérieure des profits générés par l’économie chinoise rend cette charge incomparablement plus légère pour les finances de l’État chinois (qui possède par exemple deux tiers du Capital de la Bank of China), à proportion de dette publique égale.

Dans les pays impérialistes en déclin, l’endettement extérieur s’est creusé à une vitesse souvent vertigineuse au cours des dernières années : rappelons qu’en 2002 la dette extérieure de la France ne se montait qu’à 106 milliards de dollars, celle du Royaume-Uni ne se montait encore ‘qu’à’ 4710 milliards de dollars en 2005 et celle des USA qu’à 862 milliards de dollars en 2003. En 2008, les montants respectifs de la dette extérieure des USA, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France étaient de 12250, 10450, 4489 et 4396 milliards de dollars.

On le voit, le rapport de force industriel et financier dont jouit l’impérialisme chinois en fait sans aucun doute la puissance impérialiste la plus solvable et la plus endurante face à la crise économique. Inévitablement, l’économie chinoise souffre et continuera de souffrir de la contraction des débouchés internationaux – comment pourrait-il en être autrement d’une économie où les exportations représentaient 34,7 % du PIB en 2008 ? –, mais elle souffrira moins que celle de ses concurrents. Que dire en effet de l’impérialisme allemand dont les exportations ont représenté 38,3 % du PIB en 2008 ?

Des pays comme la Chine, le Japon, l’Allemagne et la Russie ne vont-ils pas préférer utiliser leurs liquidités pour tenter de soutenir leur économie, plutôt que de continuer à financer le gargantuesque appétit de l’État américain ? Selon les analystes du LEAP/Europe 2020, ce scénario catastrophe est déjà une réalité : à la fin de l’année 2008, Taïwan avait déjà décidé de cesser d’acheter une des composantes de la dette publique américaine et le Japon était devenu vendeur net de bons du Trésor américain ! Comment l’impérialisme américain va-t-il donc procéder pour lever les fonds nécessaires au financement de son déficit budgétaire ? Face à ce défaut d’acheteurs, la FED a annoncé le 18 mars qu’elle allait elle-même acheter pour 300 milliards de dollars de bons du Trésor américain à long terme dans les six mois à venir ! L’impérialisme américain se trouve aujourd’hui dans une impasse, et le plan d’Obama, loin de le sauver de la faillite, ne va qu’en différer légèrement le terme !

Anticipant certainement la faillite imminente de l’État impérialiste américain, « le Financial Times a commencé à établir la liste des actifs matériels du gouvernement fédéral américain : bases militaires, parcs nationaux, bâtiments publics, musées, etc... » (Communiqué public GEAB, n°29, 16 novembre 2008)

Ainsi, à l’heure du dépôt de bilan, l’administration Obama sera au moins en mesure de rembourser ses créanciers étrangers !

Le masque métissé d’Obama constitue sans aucun doute pour le Capital financier américain l’arme idéale pour mystifier les larges masses exploitées dépolitisées de la métropole impérialiste américaine.

Certains démocrates petits-bourgeois américains ont déjà pris la mesure de ce danger. Ainsi, dans son documentaire The Obama Deception sorti le 15 mars 2009, le journaliste Oliver Jones montre comment Obama, qui a été présenté comme un sauveur au service du peuple américain, est en fait un pion défendant les intérêts des banques américaines (c’est-à-dire du Capital financier américain). Bien que sa critique reste prisonnière de l’étroit horizon du petit-bourgeois démocrate, Oliver Jones comprend que la politique d’Obama orientée vers la paupérisation de la classe moyenne, la destruction du pouvoir des États fédérés au bénéfice du renforcement du pouvoir du Gouvernement Central et le renforcement de la répression intérieure au moyen de mesures comme l’instauration d’un Service National forcé, d’un réseau d’espions civils à domicile et la destruction du second amendement qui permet à tout américain de posséder une arme, ne prépare ni plus ni moins que l’instauration du fascisme.

Toutes ces mesures seront en effet nécessaires au Capital financier américain pour traverser la crise, que ce soit en se lançant désespérément dans une confrontation armée directe avec l’impérialisme chinois, ou au contraire de manière plus ‘réaliste’ en transformant le territoire américain en un pays dépendant inclus dans la sphère d’influence de l’impérialisme chinois !

Dans le dernier cas, la ‘riche’ expérience acquise par l’impérialisme américain au cours des opérations de police en Irak et en Afghanistan ne manquera pas de se révéler précieuse pour mater toute forme de contestation sociale ainsi que les mouvements de libération nationale qui émergeront inévitablement. Une expérience dont profiteront également d’autres nouvelles bourgeoises compradore ayant participé aux opérations de l’OTAN…

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