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Page complémentaire de l'étude Impérialisme et anti-impérialisme – V.G.

Perspectives 2009 : le système mondial de l’impérialisme au bord du chaos

Nous vous présentons  en Première partie les chapitres suivant:

‘Crise financière’ : du fétichisme de la marchandise au fétichisme de la finance…

Impérialisme et industrie mécanique

L’Europe de l’Est dans la tourmente : un air de déjà vu…

La deuxième mystification Obama

‘Crise financière’ : du fétichisme de la marchandise au fétichisme de la finance…

Dans le contexte de la prétendue ‘crise financière’ qui frappe de plein fouet le système mondial de l’impérialisme, on entend chaque jour les médias bourgeois scruter, tantôt avec espoir, tantôt avec inquiétude l’évolution quotidienne des cours des marchés boursiers.

Mais plutôt que de s’attarder sur les variations quotidiennes, ces médias auraient du relever les grandes tendances de leur évolution.

Aux USA, l’indice Dow Jones Industrial Average a culminé à 14000 points en octobre 2007. Il était passé sous la barre des 9000 points en octobre 2008 et 6600 points au début du mois de mars 2009. L’indice SP 500 a lui aussi culminé en octobre 2007 à plus de 1600 points. Cependant, il n’a cessé de dégringoler depuis. À la fin du mois d’octobre 2008, il était passé sous la barre des 1000 points, tandis qu’au début du mois de mars 2009 il continuait de s’effondrer pour passer sous les 700 points. L’indice Nasdaq composite a culminé à 2800 points en octobre 2007. Il était passé sous la barre des 1700 points en octobre 2008 et sous les 1300 points au début du mois de mars 2009.

L’indice Nikkei 225 (Tokyo) a culminé à 18200 points en juillet 2007. Il était passé sous la barre des 8500 points en octobre 2008 et à moins de 7100 points au début du mois de mars 2009.

L’indice DAX (Francfort) a culminé à 8000 points en juillet 2007. Il était passé sous la barre des 5000 points en octobre 2008 et à moins de 3600 points au début du mois de mars 2009.

L’indice FTSE 100 (Londres) a culminé à 6500 points en octobre 2007. Il était passé sous la barre des 4400 points en octobre 2008. Au début du mois de mars 2009, il se trouvait sous la barre des 3500 points.

L’indice SSE 180 (Shanghai) a connu son point culminant en octobre 2007 à près de 12 900 points. Il a connu son point le plus bas à la fin du mois d’octobre 2008 à un peu plus de 3700 points. Dès le début du mois de février 2009, il était repassé au-dessus de la barre des 5000 points.

Ainsi, même en se conformant à l’horizon borné de nombreux économistes bourgeois, il apparaît évident qu’alors que l’ensemble des places boursières des pays impérialistes en déclin ne cesse de voir baisser leurs cotations, les bourses chinoises, elles ont rompu avec cette tendance depuis plusieurs mois !

Le constat est le même dans le secteur bancaire : la bourgeoisie se garde bien, tout au moins dans les médias destinés aux masses, de préciser que si la ‘crise financière’ est bien mondiale, elle ne touche cependant pas toutes les banques de la planète de la même façon. Premier fait révélateur : selon une étude du Boston Consulting Group, à la fin de l’année 2007, trois des quatre premières banques en terme de capitalisation boursière étaient chinoises : l’Industrial and Commercial Bank of China (1ère), la China Construction Bank (2ème) et la Bank of China (4ème). Selon le cabinet d’étude, « la crise a entraîné un bouleversement parmi les plus grosses banques en terme de capitalisation boursière » : alors que les banques d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest ont perdu « 695 milliards de dollars de capitalisation boursière, soit plus que le PIB des Pays-Bas », celles des pays dits ‘émergents’ « en ont gagné 753 milliards ». (AFP, 30/04/2008)

Si l’année 2007 a été mauvaise pour les banques des pays impérialistes en déclin, l’année 2008 a été catastrophique : au cours de l’année précédente, les rares qui n’ont pas enregistré de pertes (telle HSBC) ont vu leurs bénéfices s’effondrer, à l’inverse des banques chinoises qui ont encore conforté leurs places de leaders mondiaux : « L'Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) et Bank of China (BoC) ont ainsi annoncé mercredi 25 mars des hausses de respectivement 36 % et 14 % de leur bénéfice net ». Pour les analystes bourgeois lucides, il apparaît donc évident que « malgré les sombres perspectives » qui se dessinent en 2009, « la santé affichée par les deux établissements [chinois] contraste fortement avec les résultats des banques européennes et américaines ». (Les banques chinoises ont les reins solides, www.e24.fr, 26/03/2009)

Le 18 mars 2009, le PDG d’AIG, ex-n°1 mondial de l’assurance, a annoncé le futur démantèlement de son groupe, dont l’État impérialiste américain est aujourd’hui propriétaire à hauteur de 80 %. En 2008, AIG avait enregistré des pertes à hauteur de 99 milliards de dollars. Aujourd’hui, AIG gère encore 1 600 milliards de dollars d’actifs jugés « à risque », de quoi inquiéter sérieusement son nouvel actionnaire principal… (AFP, 18/03/2009)

En 2008, le groupe Caisse d’Épargne a enregistré une perte nette de 2,0 milliards d’euros, la première de son histoire, alors que l’année précédente, il avait dégagé un bénéfice net de 1,4 milliard d’euros. A la fin de l’année 2008, son ratio Tier One se montait à 9 % (pour 16 milliards d’euros de fonds propres). Le ratio Tier One a été défini en 1974 dans les accords de Bâle en pleine crise économique par l’Allemagne, la Belgique, le Canada, l’Espagne, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. Ce ratio, dont le minimum a été fixé à 4 %, est le rapport entre le total des dettes et les capitaux propres d’une banque. Quand ce ratio est trop bas, cela indique qu’il suffit d’une dévalorisation minime d’une partie du capital, pour annuler la valeur des fonds propres, conduisant l’établissement bancaire à la faillite. Le groupe Banque Populaire, lui a également enregistré une perte de 0,5 milliard d’euros en 2008, contre un bénéfice de 1,1 milliard d’euros l’année précédente. Son ratio Tier One se montait à moins de 8 % (pour 15 milliards d’euros de fonds propres).

Tels sont les chiffres officiels, car en fait la situation financière de ces deux banques est beaucoup moins reluisante qu’il n’y paraît : la masse de leurs capitaux propres a été gonflée en comptabilisant dans leurs ‘fonds propres’ les milliards d’euros d’aide d’urgence apportés par l’État impérialiste français au deuxième semestre 2008. En fait, leur ratio Tier One avant leur renflouement se situait entre 3 et 4 % pour un total de plus de 850 milliards d’euros de dettes en 2008. C’est dire comme leur situation était précaire !

En 2008, le bénéfice net de HSBC (qui était la troisième banque mondiale à la fin de l’année 2007) a fondu comme neige au soleil : par rapport aux 19,1 milliards de dollars enregistrés en 2007, il a diminué de plus de 70 %. Ayant perdu plus de 15 milliards de dollars dans ses activités en Amérique du Nord, HSBC a fait savoir qu’elle allait cesser d’y accorder des prêts à la consommation et y fermer une grande partie de son réseau. HSBC a également réalisé une émission de capital de 17,7 milliards de dollars au cours du mois de mars 2009, une opération qui doit lui permettre de porter son ratio Tier One à près de 10 %. Cette émission de Capital, qui conduit à couper le gâteau des intérêts en des parts plus petites, n’a évidemment pas été décidée de gaité de cœur…

Difficile dans ces conditions pour les banques des pays impérialistes en déclin de prêter encore de l’argent aux entreprises sans risquer elles-mêmes de se trouver la faillite dès qu’un emprunteur important ne sera plus capable de verser les intérêts dus, dévalorisant ainsi la masse des capitaux qui lui avaient été prêtés !

Le canal du crédit se tarit – du fait de l’endettement croissant des ménages incapables de consommer davantage sans basculer dans le surendettement, des entreprises incapables de faire face à la concurrence toujours plus efficace qui leur est livrée par l’impérialisme chinois et des établissements bancaires eux-mêmes confrontés à la baisse des revenus issus de l’activité des entreprises et de la consommation des ménages. Une fois les banques elles-mêmes surendettées et au bord de la faillite, il ne reste plus aux États impérialistes qu’à entrer dans leur Capital, risquant à leur tour de se mettre en faillite – à l’instar de l’État américain dont le rendement des bons du Trésor quasi nul prouve qu’il est aujourd’hui au bord du précipice.

Le canal de l’industrie se tarit également : souffrant de ne plus se voir accorder de crédits aussi aisément qu’à l’accoutumée, les entreprises sont contraintes pour les plus fragiles de mettre la clef sous la porte et pour les plus résistantes de revoir à la baisse leurs objectifs de développement. Dans les deux cas, cela provoque une diminution de la masse des profits extorqués aux travailleurs. Le gâteau des profits se réduit et ainsi la masse des profits revenant au secteur financier diminue, plaçant les établissements bancaires dans une situation encore plus difficile…

En d’autres termes, la crise économique actuelle que traverse le système impérialiste et qui frappe de plein fouet les vieilles métropoles impérialistes, est alimentée à la fois par le canal du crédit et par le canal de l’industrie. Telle est la dialectique de la société bourgeoise quand une puissance impérialiste en déclin entre dans sa phase de dislocation.

Au début du mois de mars 2009, la Banque Centrale Européenne (BCE) a abaissé son taux directeur à 1,5 %. La Banque centrale d’Angleterre a fait de même, abaissant les taux d’intérêt à un nouveau niveau record de 0,5 %, officiellement dans l’espoir de relancer le crédit.

Au début du mois d’avril 2009, le gouverneur de la BCE annonçait une nouvelle baisse de son taux directeur à 1,25 %, un record depuis la création de la BCE en 1998. Ainsi, rien qu’au cours des premiers mois de l’année 2009, le taux directeur de la BCE est passé de 2,0 à 1,25 %.

En fait, la bourgeoisie ne renonce pas à ses intérêts de bonne grâce et si elle se résigne à les baisser, c’est avant tout parce que la masse des profits à partager diminue ! Qu’elle espère ainsi qu’en abaissant les taux d’intérêt elle obtiendra au moins une relance du crédit et donc de l’économie avec à la clef des profits supérieurs est pour elle une bien maigre consolation, d’autant plus si la relance ne fonctionne pas et si la masse des profits continue de baisser !

Suite à l’effondrement de la production industrielle au dernier trimestre de l’année 2008 qui a dégradé les résultats des grands établissements bancaires, l’impérialisme français a dû se résoudre à baisser le taux de rémunération du principal placement d’épargne des classes moyennes de la métropole, le Livret A. Le 1er février 2009, son taux d’intérêt a ainsi été ramené de 4 à 2,5 %. Le 3 avril, le gouverneur de la Banque de France a recommandé au gouvernement d’abaisser à nouveau le taux d’intérêt du Livret A à hauteur de 1,25 % lors de la prochaine révision trimestrielle, le 1er mai. Si le gouvernement applique ces recommandations, le taux de rémunération du Livret A descendrait à un niveau jamais vu depuis sa création… en 1818 !

Dépassons maintenant le cadre étroit dont sont prisonniers la plupart des économistes bourgeois.

Depuis octobre 2008, aux USA, au Japon et en Europe, on ne compte plus les fermetures – désormais quotidiennes – de grandes entreprises, ni le déferlement de sombres annonces économiques. Cependant, il serait faux d’affirmer – à l’instar des idéologues bourgeois soucieux de cacher les causes profondes de la crise pour faire croire à la correction possible des ‘excès’ du système –, que la ‘crise des sub-primes’ a été le facteur déterminant du déclenchement de la crise économique actuelle. La rupture du crédit dans la sphère de l’immobilier n’a en réalité été qu’un épiphénomène de la tendance générale à la stagnation économique qui a fait déborder le vase du surendettement en son point le plus critique : celui des ménages pauvres.

Ainsi, après avoir cessé de progresser depuis août 2006 où il a atteint 114,0, l’indice de la production industrielle américaine a commencé à stagner et à décliner, bien avant le début officiel de la ‘crise des sub-primes’. Durant le dernier trimestre 2006, il n’était plus que de 112,1. Les mois suivants confirmèrent que l’industrie américaine entrait dans une période de stagnation et de récession économique durable. L’indice de la production industrielle oscilla entre 112 et 113 durant toute l’année 2007. En janvier 2008, l’indice était à 112,3 mais s’était déjà effondré à 106,3 en octobre 2008. L’indice a continué de s’effondrer les mois suivants : en janvier 2009, il ne se montait plus qu’à 100,3 et en février à 98,8. En février 2009, la production industrielle américaine accusait ainsi une baisse de près de 12 % par rapport à février 2008 et était donc descendue sous son niveau de… 2002, qui était lui-même équivalent à celui de 1998 !

En 2008, le groupe General Motors a perdu près de 31 milliards de dollars. L’État impérialiste américain avait alors dû débourser plus de 13 milliards de dollars pour permettre à General Motors de continuer à fonctionner en 2009. Le 17 février 2009, le groupe a demandé une nouvelle enveloppe de 30 milliards de dollars à l’État américain… Combien de temps encore l’impérialisme américain pourra-t-il continuer de perfuser son industrie automobile pour lui éviter la faillite ? De février 2006 à février 2009, le cours de l’action General Motors a perdu près de 90 % de sa valeur. Chez Ford, le cours de l’action a perdu près de 80 % durant la même période. Ford comme General Motors écoulaient la moitié de leur production en dehors des USA. Dernièrement, la direction de General Motors a annoncé qu’elle « n'écartait plus la possibilité d'un dépôt de bilan » au terme des deux prochains mois. (Xinhua, 30/03/2009) Chrysler, qui est également au bord de la faillite, à annoncé que ses ventes aux USA avaient baissé de 39 % en mars 2009 par rapport au même mois de l’année précédente. (Reuters, 01/04/2009)

Selon les statistiques officielles américaines, ce sont 5,1 millions d’emplois qui ont été supprimés aux USA dans le secteur privé entre décembre 2007 et mars 2009. Mais ce n’est qu’au cours de ces derniers mois que les chiffres ont pris des proportions gigantesques avec respectivement 0,68 million d’emplois détruits en décembre 2008, 0,66 million en janvier, 0,71 million en février et 0,74 million en mars. Au cours de ces quatre derniers mois, ce sont donc près de 2,8 millions de travailleurs qui ont perdu leur emploi aux USA. En janvier-mars 2009, la moitié des suppressions d’emploi a touché le secteur industriel. Avec 13,2 millions de chômeurs, le taux de chômage officiel a donc grimpé à 8,5 %, un record depuis 1983, et ce, sans compter près de 6 millions de personnes souhaitant travailler, mais non comptabilisées dans la population active, ainsi que près de 9 millions de personnes contraintes de travailler à temps partiel.

Le Royaume-Uni a lui aussi été très durement touché au cours de ces derniers mois. Ainsi, selon l’Office national des statistiques, c’est plus de 138 000 nouveaux chômeurs qui ont été comptabilisés rien qu’en février 2009, un record depuis la création de ces statistiques en 1971 ! Selon le journal Le Monde, « toutes les régions sont touchées » mais « incontestablement, ce sont celles dont l'économie est d'abord industrielle qui souffrent le plus ». (Le Monde.fr, 19/03/2009)

En France, le mois de février a apporté 80 000 chômeurs supplémentaires. Ainsi, à la fin février 2009, le nombre de chômeurs en France métropolitaine se montait à 3,4 millions. En juin 2008, on ne comptait encore ‘que’ 2 millions de chômeurs…

En janvier 2009, le Japon a enregistré un déficit commercial de 10 milliards de dollars. Pour l’impérialisme japonais, ce quatrième mois consécutif de déficit commercial a provoqué au dernier trimestre 2008 la pire contraction de son économie depuis 1974. Selon le ministre japonais de la Politique économique et budgétaire, « ceci est la pire crise depuis la fin de la guerre », « il n'y a aucun doute à ce sujet ». (AFP, 16/02/2009)

Le 1er avril 2009, le Bureau Fédéral des Statistiques allemand a annoncé que les ventes au détail avaient baissé de 3,3 % en Allemagne dans les deux premiers mois de l'année 2009, par rapport à la même période de l'année précédente.

En y regardant de plus près, on observe donc une nette corrélation entre 1° l’évolution de la croissance d’indices boursiers et de la santé des établissements bancaires et 2° celle de la production industrielle en général et de la production d’acier en particulier. Les économistes et les politiciens bourgeois semblent penser que ce sont les financiers se disputant sur les marchés boursiers qui font la pluie et le beau temps. Aveuglement réel de la bourgeoisie, ou volonté délibérée de nier le caractère capitaliste de la crise en accablant les ‘traders’ pour mieux innocenter le Capital financier ? Pourtant, les mouvements de capitaux ne sont jamais complètement indépendants de la sphère productive, car en définitive seules l’industrie et l’agriculture créent la richesse. Les autres secteurs ne font que se repartager la masse de plus-value crée dans la sphère productive.

C’est pourquoi observer l’évolution dans la sphère productive fournit des renseignements beaucoup plus précis sur l’état réel du rapport de forces inter-impérialistes que les oscillations quotidiennes des marchés internationaux. En matérialistes, c’est dans la sphère de la production matérielle que devons chercher les rapports de force réels entre pays bourgeois.

La crise n’est ‘financière’ qu’aux yeux des économistes et des politiciens bourgeois incapables d’en déceler l’origine dans la rupture entre la sphère productive et dans la sphère de la consommation, aveuglés qu’ils sont par le fétichisme de la société bourgeoise où une quantité donnée d’argent semble avoir la propriété immuable d’enfanter une quantité supérieure d’argent sans avoir à passer l’épreuve de la transformation industrielle, du moins au sein des métropoles impérialistes, puisque les capitaux exportés par les impérialistes dans les pays ateliers ont permis aux pays impérialistes de débarrasser leur cadre national de nombreuses branches d’industries sans pour autant renoncer aux profits qu’elles leur rapportaient.

Que cette rupture se soit d’abord produite dans le secteur du crédit en général et du crédit à la consommation en particulier comme produit du déficit croissant des pays impérialistes en déclin dans leurs relations économiques avec l’impérialisme chinois n’est pas surprenant pour des pays qui ont exploité pendant des décennies la sueur bon marché des travailleurs des pays ateliers !

La concurrence croissante livrée aujourd’hui par l’impérialisme chinois aux dernières industries de haute technologie de ses concurrents impérialistes leur rappelle aujourd’hui malgré les qualificatifs ‘tertiaires’ et ‘post-industriels’ dont ils s’affublaient comme pour conjurer le spectre de la révolution sociale, qu’un pays dont la société est ‘post-industrielle’ ne peut en définitive (dans les conditions présentes où un ex-pays atelier est parvenu à briser la ‘traditionnelle’ division internationale du travail), que se transformer en une ex-puissance impérialiste…

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